GUARDIANS OF THE GALAXY VOL.2 DE JAMES GUNN (PARTIE 2)

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AGAIN, SPOILER ALERT, OBVIOUSLY

 

J’en arrive donc à ce GOTG2, attendu comme le messie et qui s’avère comme le plus improbable des pétards mouillés qui soient. A l’image de son affiche, aussi laide que celle en noir et blanc était belle, le nouveau film de James Gunn souffre des mêmes tares que Avengers : Age of Ultron de Josh Whedon, qui, si vous vous en rappelez, fut un temps notre nouveau leader après la sortie du premier filmAvant de commencer, je dois quand même reconnaître que plus les jours passent, plus j’ai envie de revoir GOTG2, son souvenir se bonifiant dans ma mémoire. Serais-je toujours du même avis après? L’avenir le dira.

Comme il y a trois ans, James Gunn débute son film par un prologue dans le passé, plus précisément en 1980, année où la mère de Peter Quill a rencontré son mystérieux amoureux, Ego. Cette scène, digne de The Curious Case of Benjamin Button, nous permet de retrouver un Kurt Russel rajeuni et dont la permanente, façon  »Charlie’s Angels » est presque plus effrayante que son visage, ses fringues ou sa manière sweet de parler à Meredith. Pendant ce temps à leurs pieds, une inquiétante plante extra-terrestre se met à grandir, le générique débutant à travers elle.

Le film est à peine commencé que, déjà, quelque chose cloche. Difficile de dire quoi exactement. On a juste l’impression que la production vient de claquer une petite fortune pour une scène d’introduction supra-kitsch qui, en plus, ne se hisse jamais au niveau de celle du premier film, lorsque Peter Quill perdait sa mère et se faisait enlever par un vaisseau spatial en pleine nuit.

Quant au fait de balancer directement l’identité du père de Quill, alors que c’était quand même le grand mystère du premier film… c’est un peu brutal, surtout pour ce que le script va en faire une heure plus tard!

La scène suivante suit le même principe, se substituant à la première introduction de Star-Lord, volant une Infinity Stone, pour nous présenter The Guardians of the Galaxy, dans leur première  »mission officielle ». Engagée par The Sovereign, une race extra-terrestre d’êtres dorés prétentieux, pratiquant visiblement l’eugénisme, l’équipe de Star-Lord doit défendre leur capitale d’une attaque visant à leur voler des batteries essentielles à leur survie. Ne voulant pas se salir les mains, alors qu’il en va de sa survie, The Sovereign délègue la tâche aux auto-proclamés Guardians of the Galaxy. Ce qui nous vaut une scène d’intro volontairement floue, le combat contre le monstre étant relégué au second plan, tandis que Baby Groot nous fait sa danse sur un morceau de Cheap Trick, ses amis se faisant rétamer tout autour.

L’idée est plutôt bonne, bien que frustrante, mais cela n’enlève rien au fait que la scène ne fonctionne pas d’un point de vue scénaristique. Pourquoi une race comme The Sovereign, se disant supérieure, irait-elle engager une bande de mercenaires pour défendre son bien le plus précieux avec des fusils et des couteaux?! Ensuite, comment savent-ils le moment précis de l’attaque? Pourquoi est-ce que le monstre (ainsi que la scène avec Drax) ressemble comme deux gouttes d’eau au Kraken de Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest ? Et finalement, sachant le moment de cette attaque improbable, comment The Sovereign ont-ils pu contacter les Guardians of the Galaxy pour les engager à temps?!

Je sais que certains d’entre-vous doivent se dire que je vais trop loin, que c’est un film Marvel et qu’il ne faut pas trop se creuser la tête et se laisser porter par le divertissement. Et je comprends cet argument. Mais il existe un concept qui se nomme la suspension d’incrédulité et qui est vraiment top, parce qu’il ne repose que sur une seule chose, l’acceptation de n’importe quelle connerie par le spectateur, à partir du moment où elle est bien amenée. Et ici, excusez-moi, mais c’est écrit avec les pieds!

En plus, comme c’est pratique que la récompense à la clé soit justement la remise de la prisonnière Nebula, actuelle sœur de Gamora des Guardians! Ça évitera de perdre du temps à la chercher ou à attendre son retour. Et puis, comme il n’y a plus vraiment d’enjeu après quinze minutes de film, pourquoi ne pas faire voler les précieuses batteries de The Sovereign par Rocket, comme ça, sans raison, pour le fun?! Si on y réfléchis, c’est quand même sympa, après être devenus des légendes vivantes dans tout l’univers, d’avoir tout un peuple et son armée vengeresse à ses trousses, cette dernière n’ayant désormais plus qu’un seul but, vous annihiler.

Alors, je veux bien admettre que Rocket à un désir de mort, tout comme Yondu d’ailleurs, vu que les deux finiront par le reconnaître bien plus tard dans le film, mais c’est quand même un peu tordu, parce que là, ce n’est pas seulement sa vie qu’il met en danger, mais celle de ses seuls amis dans la galaxie, sans compter Baby Groot, son frère d’armes, qu’il s’est évertué à protéger depuis des années. Donc voila, ça ne fonctionne pas, c’est drôle, délirant et la poursuite spatiale vaut son pesant de cacahuètes, mais ce n’est pas crédible.

Un autre truc qui n’est pas crédible une seule seconde, c’est Ego. Encore une fois, Marvel nous sert un vilain de troisième zone, une menace random, un méchant tiède. A l’évidence, James Gunn a voulu se faire plaisir, comme Quentin Tarantino, et jouer avec cet acteur légendaire comme on samuse avec un jouet hors de prix. Et ça se voit, Kurt Russel est filmé sous toutes les coutures, hyper looké, balançant des pages de dialogues à son prétendu fils qui n’arrive pas à croire que son paternel puisse être aussi à la cool que lui, l’émerveillant avec sa planète, tout en lui, expliquant, l’air de rien, qu’il est la planète. Une information que personne ne semble capter avant une bonne heure de film!

Et c’est là que je suis obligé d’intervenir, en tant que seule personne dans vos connaissances qui sait depuis plus de trois décennies, qui est vraiment Ego. Parce que oui, le film finit par le révéler, mais il le fait affreusement mal. Déjà, il faut savoir que le scénario s’inspire de deux comics qui n’ont absolument rien à voir avec The Guardians of the Galaxy. Il s’agit de Thor et de The Fantastic Four, les deux à l’époque étant sous la responsabilité de Jack Kirby et de son dialoguiste Stan Lee.  Le truc avec Ego, c’est que si cela avait été traité comme il se doit, on aurait probablement eu l’un des vilains les plus terrifiants et monstrueux de tout l’univers cinématique Marvel.  Le film tente bien de nous montrer le vrai visage d’Ego à un moment, sauf que ce n’est qu’une matte painting! Histoire de bien retourner le couteau dans la plaie, l’illustration réapparait dans le générique de fin, pour ceux et celles qui auraient cligné des yeux durant les deux secondes d’exposition. Donc voilà, on a un budget de 200 millions de dollars de budget, mais Ego, the Living Planet, est joué par un acteur en chair et en os, dont le personnage s’avère, au final, un queutard intergalactique sans morale et sans âme. Super.

Quant à la pseudo-romance qui ne veut pas dire son nom entre Peter Quill et Gamora, je ne sais même pas s’il est utile d’en parler, tellement elle s’avère plate et limite dans son développement. Notre héros tentant, durant une partie du film, de persuader l’autre qu’elle est également amoureuse de lui mais qu’elle refuse de l’avouer parce que, au fond, elle n’est pas capable de s’en rendre compte. C’est un peu glauque. Je veux bien que Gamora soit une extra-terrestre, mais c’est surtout une femme, une guerrière; et le personnage principal lui explique comment avoir des sentiments pour lui. Ouais, définitivement too much.

Dernier manque à mon sens, l’interactivité niveau zéro avec les autres films Marvel, on ne parle plus des Infinity Stones ou du Collector; quand à Thanos, il est aux abonnés absents, comme d’habitude j’ai envie d’ajouter . Et pour ce qui est des cameos et autres private-jokes, elles sont tellement expédiées qu’on se demande bien pourquoi James Gunn s’est pris la peine de les inclure dans le film. A l’image de Howard the Duck, dont l’apparition inattendue à la fin du premier film a ébranlé le web et qui, ici, n’est plus que l’anonyme client d’un bar, baragouinant un truc même pas drôle avant de disparaître pour ne plus jamais réapparaitre, si ce n’est dans le générique de fin. Quelle frustration! Et puis il y a Stan Lee dans l’espace, presque plus random que d’habitude, son apparition étant toujours la garantie de quelques éclats du public, personne ne connaissant véritablement l’individu qui se cache derrière cette façade de grand-papa idéal.

Bon, je crois que j’ai fais plus ou moins le tour des trucs qui me dérangent dans GOTG2″. Dans la troisième partie, je passerai en revue tout ce qui fonctionne super bien, parce qu’il y a quand même de quoi se faire plaisir, même pour un sale râleur comme moi.

 

TO BE CONCLUDED

 

https://marvel.com/guardians

 

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