GUARDIANS OF THE GALAXY VOL.2 DE JAMES GUNN (PARTIE 1)

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SPOILER ALERT, OBVIOUSLY

Quand le premier film est sortit en 2014, personne ne se doutait que James Gunn (Super, Slither), ancien de l’écurie Troma de Lloyd Kaufman, allait révolutionner le genre. Énième film de super-héros de Marvel Studios, Guardians of the Galaxy, réussissait en effet l’exploit d’être une comédie, un space opera, un juke-box formidable (ce fabuleux soundtrack, digne des films de Tarantino), tout en se révélant l’un des meilleurs films de l’année. Parfaitement dosé, GOTG fut certainement le meilleur exemple de la suprématie de Marvel sur le genre, permettant à l’humour de pénétrer d’autres productions, à l’image de Ant-Man et du prochain Spider-Man: Homecoming.

Trois ans plus tard, l’attente est finalement terminée et GOTG2 est enfin dans les salles, précédé d’un buzz et d’une hype sans précédent, de critiques dithyrambiques, ainsi que de rumeurs affolantes (la présence des gardiens originaux, ainsi que cinq épilogues dans le générique final).

L’ayant vu il y a trois-quatre jours en compagnie d’une bande d’amis, aussi motivés que moi, je dois bien avouer qu’à sa sortie, notre enthousiasme s’était quelque peu émoussé, sans trop savoir pourquoi en plus.

Premièrement, GOTG2 est un bon film, on ne reviendra pas là dessus. Pourtant, ou de par ce fait, cela le rend encore plus décevant et anecdotique, car il tombe dans la catégorie des séquelles et, comme c’est souvent le cas, on en attend toujours plus d’une suite, car l’on veut qu’elle sublime tout ce que l’on a aimé dans le premier film. Comme si c’était si simple…

Le souci, c’est que l’on n’a pas seulement aimé GOTG, on l’a adoré, découvrant des personnages obscures au cœur d’un film prodigieux et non formaté par le système des studios hollywoodiens. GOTG était un film agressif, incisif, qui semblait vouloir en découdre avec l’univers tout entier, qui osait un humour ravageur et qui n’avait jamais peur de ses références, les assumant avec fierté. En plus, il disposait d’un soundtrack de rêve, qui en a poussé beaucoup à se procurer les œuvres complètes des Runaways ou des Jackson Five. Pour finir, le film nous introduisait à l’univers cosmique de Marvel, nous faisant miroiter tout un futur cinématographique, loin des aventures de plus en plus redondantes de ses autres super-héros maison.

Avant de parler du film directement, il me semble important de poser un regard critique sur sa promotion et les quelques erreurs qui ont été commises à quelques semaines de sa sortie.

La première est une vieille tare du cinéma américain, qui consiste à survendre un produit sur la base de ce que les gens connaissent et reconnaissent comme une qualité, à savoir ici que le premier film était monstre cool et que la suite le serait sans le moindre doute. On le sait maintenant, c’est rarement le cas.

La seconde est de mentir sur un point précis, en l’occurrence ici la présence des Gardiens de la Galaxie originaux dans le film (dont Yondu/Michael Rooker était le seul membre reconnu), de garder le secret en noyant le poisson, puis de tout révéler deux semaines avant la sortie du film en salles, afin de susciter une nouvelle sorte d’intérêt. Comme si le film avait, soudainement, des risques de se planter?!

Donc, on sait que Sylvester Stallone, Ving Rhames, Michelle Yeoh et Michael Rosenbaum jouent les héros originaux, probablement la plus grande révélation de tout le film! Eh bien merci, c’est vraiment sympa de l’amener comme ça.

Mais s’il fallait encore une raison de se plaindre de cette promotion calamiteuse, elle reposerait certainement sur la communication de l’intrigue entourant le personnage d’Ego (Kurt Russel), présenté sans détour comme le père de Peter Quill/Star-Lors (Chris Pratt) et dont la bande-annonce révèle carrément le scénario complet du film.

En effet, il n’y a pas besoin d’être un fan de Marvel pour découvrir, en quelques clics sur Google, que Ego est une planète vivante malfaisante et que ses première apparition, dans Thor, puis Fantastic Four, ont été largement reprises pour en faire l’histoire du film. Un procédé que l’on ne pourra par reprocher, ici, plus que dans un autre film Marvel. C’est juste que, pour le coup, le dernier effet de surprise de GOTG2 tombe méchamment à plat.

Je conçois que la politique à adopter serait de ne pas se spoiler avant de rentrer dans la salle, mais on parle quand même de Marvel, une  marque qui communique des années à l’avance sur le moindre événement lié à ses productions, que ce soit son casting, ses lieux de tournage ou encore la composition de ses histoires! A l’heure où j’écris ces lignes, des milliers de personnes sont en train de débattre sur le mystérieux titre du quatrième film Avengers, alors que le troisième n’est pas encore terminé d’être tourné! C’est bien simple, pour ne pas se spoiler, il faudrait arrêter d’avoir une vie sociale.

Tout ça pour dire qu’en entrant dans la salle, je savais (nous savions) déjà toute l’histoire du film, n’espérant qu’une chose pour ma part, que le placement de la chanson de Fleetwood Mac,  »The Chain », dans la bande-annonce, tienne toutes ses épiques promesses dans le film…

Eh bien même pas, le refrain étant absent, tout comme certaines scènes.

TO BE CONCLUDED

https://marvel.com/guardians

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