CLOAK AND DAGGER: SHADOWS AND LIGHT

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Alors qu’une inattendue série télévisée pointe le bout de son nez, il n’est plus que temps de lever le voile sur l’un des titres les plus cultes de Marvel Comics et qui rappellera bien des souvenirs aux vieux lecteurs francophiles de la revue Nova.

Crées en 1982 par Bill Mantlo (papa de Rocket Raccoon) et Ed Hannigan, Tyrone Johnson et Tandy Bowen sont deux adolescents en fugue tombés entre les mains de criminels les vendant comme cobayes de laboratoires. Seuls survivants d’une inhumaine expérimentation, ils se voient dotés de pouvoirs étranges, Tyrone pouvant désormais absorber n’importe quoi au travers de la pièce de tissus dont il s’est drapé, alors que Tandy peut projeter des dagues de lumières aux effets divers, allant de la simple immobilisation glacée à la mort foudroyante. Mais ces pouvoirs ont un prix, agissant comme une malédiction, ils obligent leurs propriétaires à leur offrir des victimes afin d’apaiser la souffrance de leurs effets secondaires. Ivres de vengeance, les deux adolescents décident de nettoyer les rues de New York de toute la vermine criminelle qui y sévit. On l’aura deviné, au début des années 80, les comics de super-héros étaient un peu plus radicaux qu’aujourd’hui dans leur traitement de la réalité.

Introduits dans les pages de Peter Parker, the Spectacular Spider-Man, le duo tragique ne va pas tarder à diviser le public, ses actions, bien que motivées par la justice, étant aussi indéfendables que celles du Punisher, la plupart de leurs victimes (dealers, proxénètes et gangsters en tous genres) finissant sur le carreau ou à moitié fous.

Leurs aventures prendront une nouvelle dimension avec l’arrivée du dessinateur Rick Leonardi, un jeune virtuose au style unique et maniant l’art de la mise en page avec une élégance visuelle sans pareille, transformant les attaques de Cloak and Dagger en ballet d’une troublante beauté. Jouant avec le passé de danseuse de Tandy, il la transforme en un instrument mortel et virevoltant, se déplaçant comme une acrobate et évitant les balles en même temps que ses dagues de lumière fendent l’air pour transpercer ses ennemis. Quand à Cloak, sa cape perd toute notion de réalisme en s’allongeant de manière totalement folle. Cinq ans avant le Batman de Norm Breyfogle et plus  de dix ans avant le Spawn de Todd McFarlane, Rick Leonardi est bien le premier à avoir inventé ce gimmick mille fois reproduit depuis.

Ce premier recueil étant chronologique, on y retrouve les épisodes de New Mutants par Chris Claremont et Bill Sienkiewicz, ainsi que des apparitions dans Marvel Team-Up et Marvel Fanfare.  Des ajouts de qualité qui terminent de faire de cette oeuvre l’une des lectures les plus radicales de son temps. Puissamment recommandé si vous cherchez quelque chose de sombre et d’adulte à lire lors de vos nuits d’insomnie.

 

https://comicstore.marvel.com/Cloak-and-Dagger-Shadows-and-Light/digital-comic/44077

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