CAPTAIN BRITAIN PAR ALAN DAVIS, CHRIS CLAREMONT, JAMIE DELANO ET ALAN MOORE

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Amené en 1976 chez Marvel UK par le staff de Marvel US, Captain Britain, bien que toute première création originale européenne, est bien scénarisé par Chris Claremont (scénariste historique des Uncanny X-Men des années 70-80) et dessiné par Herb Trimp (The Incredible Hulk). Par contre, l’origine de son design original demeure un mystère bien gardé.

Sans compter la frustration liée à ses différentes éditions et l’impossibilité de pouvoir en posséder une collection plus ou moins complète sans avoir à se ruiner. Mais j’y reviendrai à la fin de cet article.

Crée volontairement comme une variante de Captain America, Captain Britain s’en éloigne assez rapidement par ses origines, le jeune Brian Braddock n’étant pas un militaire mais un scientifique. Fuyant pour sa vie, il ne doit son salut qu’à son destin, survivant à un accident de moto vertigineux pour se retrouver face au légendaire magicien Merlyn et à sa fille Roma. Devant choisir entre une amulette et une épée pour rendre la justice, il choisira l’amulette.

Publiés dans différents magazines britanniques de l’époque (Marvel Super-Heroes, The Daredevils, Mighty World of Marvel et Captain Britain), les aventures du premier super-héros britannique vont bercer la jeunesse de toute une générations de lecteurs et lectrices, même si ses aventures connaîtront différentes incarnations et traitements, le changement de publications s’accommodant d’une changement de pagination, voir de coloration, passablement d’épisodes ayant été publiés en noir et blanc et le titre ayant même été annulé à un moment donné faute de succès.

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Culture britannique oblige, le bon Captain Britain ne va pas tarder à vivre des aventures sombres et tragiques. Passé la première époque de Chris Claremont (remplacé par Gary Friedrich), très super-héros mainstream et sans véritable intérêt autre que divertissant, c’est Dave Thorpe et Alan Davis qui vont donner de l’altitude à la série. L’installant dans une contexte réaliste et moderne, le duo va créer toute une sombre mythologie autour du personnage, faite de dimensions parallèles peuplées de créatures terrifiants ou de doubles fascistes.

Puis arrivera Alan Moore, auteur de la fameuse storyline  »Jasper’s Warp (rééditée dans le trade paperback de 2002). Après son départ, la série pourra repartir sur de nouvelles bases grâce à l’arrivée de Jamie Delano. Associé à Alan Davis, mais toujours sous la supervisation de Moore, Delano va signer un run époustouflant et d’une noirceur sidérante, l’influence de Moore n’étant jamais très loin, ce dernier ayant plus d’une fois repris la direction narrative de la série. Compilés dans un des premiers trade paperbacks Marvel en 1988, ces presque 200 pages d’aventures, s’avèrent encore aujourd’hui un sommet du genre pour qui est nostalgique du storytelling pluvieux des années 80.

Par la suite, Brian Braddock, désormais en couple avec la métamorphe Meggan (introduite dans le run de Jamie Delano), incorporera en 1987 les rangs d’Excalibur, une équipe basée en Grande Bretagne et comptant trois X-Men (Shadowcat, Nightcrawler et Phoenix)  dans ses rangs. Toujours dessiné par Alan Davis, cette série est la suite directe de Captain Britain, en possédant la même ambiance mortifère. Un sacré choc pour le public américain au moment de sa sortie!

On recommanderait bien la lecture des presque 700 pages du Captain Omnibus (dont les illustrations d’Alan Davis servent à cet article), sortit par Marvel il y a une décennie, mais sa faible distribution à l’époque l’a aujourd’hui rendu hors de prix pour toute personne censée. De plus, l’objet, bien que massif, est incomplet. On déconseillera aussi le récent Legacy Legend qui n’est qu’une honteuse compilation de classiques sans début,  milieu, ni fin! Quand aux cinq trade paperbacks anglais de Panini Books, leur prix cumulé est un peu plus abordable mais quand même élevé pour de la seconde main. Même problème avec Birth of a Legend, abordable mais également incomplet. Au final, seuls les runs d’Alan Moore et Jamie Delano s’avèrent disponibles séparément, mais devinez quoi? Il manque des pages!

Make Marvel Mine qu’ils disaient… On en reparlera.

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