A SERIES OF UNFORTUNATES EVENTS, SAISON 2

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A la différence de Jessica Jones, on sait pourquoi l’on regarde Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, une série où trois  brillants et merveilleux enfants, qui plus est supérieurement intelligents et débrouillards, se font harceler constamment par des adultes aussi vils et meurtriers que parfaitement dépourvus du moindre scrupule.

L’histoire est connue, que l’on ai lu les livres de Lemony Snicket ou vu le film de Brad Silberling, Klaus, Violet et Prunille Baudelaire perdent leurs parents dans un incendie et se voient confiés à la garde de leur oncle, le Conte Olaf, un criminel doublé d’une immonde ordure, prêt à toutes les extrémités pour toucher l’immense héritage de la famille Baudelaire. Le fuyant inlassablement, les enfants passent de mains en mains, perdant à chaque fois leurs éphémères alliés pour se retrouver à la merci des nouvelles machinations du Conte Olaf et de ses acolytes, aucun adulte en charge ne semblant capable de le reconnaître, malgré des déguisements aussi ridicules que ses fausses voix et maquillages.

Si la majorité des critiques encense la prestation survoltée et maléfique de Neil Patrick Harris dans le rôle du monstrueusement détestable Conte Olaf (Lucy Punch n’est pas mal non plus dans son double-rôle), c’est oublier un peu vite les performances pour le moins extraordinaires de Malina Weissman et Louis Hynes dans les rôles de Violet et Klaus Baudelaire, leur flegme et leur capacité de résilience face aux innombrables cabotins de l’intrigue ne le rendant que plus admirables, la souffrance sans fin de leurs personnages devenant leurs à un niveau quasiment viscéral. De très bonne augure pour la suite de leurs carrières respectives.

La série fonctionnant sur une accumulation sans fin de situations misérables et dangereuses dont les orphelins doivent se sortir par l’énergie du désespoir, elle ne réussit à être supportable pour le spectateur que par l’habillage hautement coloré et fantasmagorique du show, ressemblant à une pièce de vaudeville mise en scène par Tim Burton. C’est un peu le seul moyen de ne pas subir une histoire volontairement accablante tout au long des épisodes, les enfants étant d’une intelligence rare, alors que les adultes autour d’eux s’avèrent tous caricaturaux, même ceux de leur côté. A l’image de Nathan Fillion, alias Jacques Snicket, un aventurier désirant aider les Baudelaire mais dont le flegme héroïque et l’honnêteté de boy-scout lui seront plus préjudiciable qu’autre chose. Car dans ce monde à l’envers, les braves actions ne sont pas récompensées et les héros ont tendance à disparaître les uns après les autres.

Adaptant les livres 5 à 9 de Lemony Snicket, cette formidable mais douloureuse série devrait se terminer avec sa saison trois, les romans comptant  treize volumes. D’ici là, on espère que Malina Weissman (Violet), Louis Hynes (Klaus) et, surtout, Presley Smith (Sunny) n’auront pas trop grandit.

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