THE STROKES

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C’est en 2001 que les Strokes défraient la chronique avec leur tout premier album: « Is This It », un pur joyau urbain qui flirte aussi bien avec Television, The Clash et tout ce rock aux consonances punk des années 70-80.

Depuis ce premier essai, véritable coup de maître, les cinq new-yorkais (après s’être fâchés avec la police de leur ville, via « New York City Cops ») sont devenus l’un des chef de file du revival rock de ces dernières années, partageant le trône en compagnie des White Stripes, The Kills, Interpol, The Vines et autres Franz Ferdinand.

Julian Casablancas (chanteur, fils de John Casblancas, fondateur de l’agence Elite), Nick Valenti (guitariste) et Fabrizio Moretti (batteur) se rencontrent pendant leur scolarité dans une école privée en 1998. Ils font ensuite la connaissance de Nikolai Fraiture (bassiste) et de Albert Hammond.Jr (second guitariste et fils de l’auteur et compositeur Albert Hammond), ce dernier étudiant en cinéma.

Tous les cinq décident de fonder un groupe de rock que Casablancas baptisera The Strokes. Après une année de travail d’écriture et de composition, le groupe monte pour la première fois sur scène fin 99 et se fait vite remarquer grâce à des concerts électriques et percutants dans les petites salles de New York, notamment par Ryan Gentles, qui deviendra leur manager.

Ils rencontrent aussi le producteur Raphael Gordon qui leur donne les moyens d’enregistrer une maquette. Celle-ci est envoyée à Rough Trade par l’intermédiaire d’un ami de Ryan Gentles et le groupe sort sur le label britannique le désormais mythique EP « The Modern Age ». L’histoire est désormais en marche.

Rapidement, le public anglais, avide de « sauveurs du rock » (une vieille rengaine du journal NME) s’entiche du groupe et se précipite pour le voir pendant leur tournée au Royaume Uni. Le NME, affolé, leur consacre de nombreux articles, tandis que le single « Hard To Explain » fait un malheur en Grande Bretagne, le groupe finissant sur la scène principale du festival Carling où il devait initialement jouer sur la petite scène. Par ailleurs, le groupe conquiert définitivement la Côté Est des Etats Unis et signe un contrat chez RCA.

A la fin de l’été 2001, Rough Trade lance le premier album des Strokes, « Is This It » qui sort ensuite en octobre aux Etats Unis. Les Strokes partent alors en tournée mondiale où ils triomphent.

Après une petite pause pour souffler un peu, les Strokes repartent en studio et sortent en 2003 un nouvel opus dans la même veine que le précédent mais en plus percutant, le fabuleux « Room On Fire « . Contenant des bombes telles que « Reptilia », « 12:51 » (cette dernière étant un sublime hommage au groupe The Cars), ainsi que « The End Has No End » (qui finira comme générique d’une publicité française), ce deuxième album, toujours réputé casse-gueule dans le métier, ne fait qu’asseoir le talent du jeune groupe, lui laissant les mains libres pour la suite de ses aventures.

En 2006, libérés de toute contrainte et plus que jamais en phase avec leur musique, les Strokes sortent leur troisième galette, « First Impressions Of Earth ». A nouveau c’est une tuerie et les classiques pleuvent, à l’image de l’ébouriffant single « Heart In A Cage » (à visionner tout de suite dans la colonne de droite sous clips vidéo), shooté dans les rues de New York, ville en noir et blanc dont les Strokes peuvent sa vanter d’en être les plus dignes représentants.

Le groupe étant victime de problèmes internes, il faudra cinq ans à la bande pour se reformer, chacun ayant vaqué à ses occupations et sortant des albums solos (Julian Casablancas et Robert Hammond Jr notoirement).  »Angles » sort donc en 2011. Enregistré sans unité (Casablancas étant absent en studio et chantant par après sur les chansons), l’album. Malgré une promotion timide du label RCA, l’album rencontre un beau succès mais le groupe, conscient d’avoir bâclé, décide de retourner en studio au plus vite pour lui donner une suite.

Sortit en 2013,  »Comedown Machine » remet les pendules à l’heure avec sa rage contenue et sa volonté de ne faire aucun compromis. Refusant toute promotion pour la sortie de l’album, le groupe respectera le blackout de manière presque maniaque, laissant son cinquième album parler à sa place. Malgré une sortie presque anonyme, l’album ne passa pas inaperçu.

Ne faisant rien comme tout le monde, The Strokes sort de trois ans de silence avec un EP! Baptisé  »Future Present Past », le disque n’offre que trois titres et un remix. C’est peu mais la thématique de l’ensemble s’avère suffisamment passionnante pour que son fidèle public ne lui en tienne pas rigueur.

Connus pour être toujours secoués par des disputes et des problèmes internes, autant d’égos que de drogue et d’alcool, The Strokes demeurent l’un des derniers groupes dont les nouvelles secouent encore la planète rock. On espère un nouvel album, produit par Rick Ruin, pour 2018.

 

 

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