SUPERGIRL, SAISON 1

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Crée par Otto Binder et Curt Swan en 1959 dans les pages d’Action Comics #252, série originaire de son populaire cousin, Kara Zor-El aura fait son petit chemin depuis, acquérant un  premier titre à son nom en 1972, avant de devenir un personnage de mini-série et de one-shots.

Dans les années 80, elle sera bien évidemment la vedette d’un film à gros budget qui s’avèrera également un échec commercial. Sa mort, dans le crossover Crisis on Infinite Earths, à la même époque, réussira l’exploit d’être tout aussi connu, la puissante image avec son cousin, portant son corps inertes en hurlant sa peine, ayant fait le tour du monde.

Multiverse oblige, Supergirl reviendra et obtiendra même sa toute première série mensuelle en 1996, s’établissant lentement mais surement comme un personnage majeur du DC Universe.

Ce qui nous amène à cette série télévisée, arrivée en octobre 2015 sur The CW. Mettant en vedette la charmante Melissa Benoist (Glee) dans le rôle-titre et apportant un souffle nouveau et totalement inattendu sur la cousine de Jor-El.

Démarrant comme un véritable show de super-héros, la série nous introduit immédiatement aux origines historiques du personnage, nous racontant de manière concise et rapide sa fuite de Krypton et son destin empêché de protéger son jeune cousin, sa capsule s’étant perdue dans la Phantom Zone durant des années, la faisant rejoindre sa destination bien trop tard pour être d’une quelconque assistance à celui que l’humanité appelait désormais Superman. Élevée par un couple d’humains (quand vous verrez qui c’est…) pour devenir une humaine, elle finira évidemment par devoir utiliser ses pouvoirs à la vue du monde entier, devenant enfin celle qu’elle était destinée à être: Supergirl.

Alors oui, si vous allez me dire que tout cela semble emballé dans un soap-opera passe-partout où Kara se retrouve à apporter des cafés et à se faire sermonner par une patronne de presse tyrannique (Calista Flockhart), tout en étant entourée de beau-mâles dans la confidence de son identité secrète. Et c’est vrai, mais Supergirl est tellement plus que ça.

Tout d’abord, à la différence de la série Arrow, voilà un show qui aurait pu tomber tête la première dans les clichés sentimentaux et familiers à la One Tree Hill mais qui, au  lieu de cela, a choisit l’option Buffy Vampire Slayer, refusant d’insulter son public féminin (parce que ce n’est pas que pour les garçons, bon sang!) avec du girlie shit et des sentiments à deux balles. A la place, on a le droit à une galerie de vilains hardcores et sans pitié (empruntée à la rogue gallery de Superman), ainsi qu’à une organisation gouvernementale traquant et étudiant les menaces extra-terrestres, dont Supergirl fait partie, jusqu’à preuve(s) du contraire. Plutôt pas mal comme proposition scénaristique.

Mais s’il fallait encore une raison de donner une chance à cette série, ce serait sans conteste pour son actrice principale, Melissa Benoist, absolument fabuleuse, tant dans le rôle d’une fougueuse kryptonienne que dans celui d’une employée de bureau un peu godiche. Une bonne partie de la série tient sur sa seule performance, à la fois pleine d’énergie, d’humanisme et d’une certaine forme de tristesse, liée à sa condition particulière d’outsider, chacun des faits et gestes de Supergirl étant épié et disséqué par les médias et une population, aussi changeante à son égard qu’une girouette.

Ce qui m’a particulièrement passionné, c’est la rage intériorisée du personnage principal, cette colère et cette violence rentrée, née de la frustration de n’être que la petite cousine de Superman, alors qu’elle aurait dû être sa grande cousine si les choses s’étaient déroulées comme prévu. Cette frustration est admirablement démontrée par le jeu de Melissa Benois, définitivement pas la douce et naïve Supergirl du film des années 80.

Melissa Benoist n’est évidemment pas la seule raison de regarder la série, Callista Flockhart, sa patronne, étant l’une des grandes surprises du show. Sur le papier, cela sentait bon la récupération d’actrice de sitcom has-been, mais au final, sa performance aura surtout rappelé au monde quelle grande comédienne elle a toujours été.

Niveau personnages de comics, la série se montre presque aussi généreuse que The Flash et ce ne sont pas les surprises qui manquent. Sans compter cet autre super-héros gigantesque dans la série (non, je ne parle pas de Superman)…

Je n’attendais pas grand chose de Supergirl, si ce n’est qu’elle soit du même niveau que The Flash. Après une saison, j’en suis presque à penser qu’elle lui est supérieur; sa puissante métaphore des réfugiés, ainsi que son discours féministe subtil, m’ayant touché en plein cœur. Bien plus qu’un simple divertissement.

 

https://supergirl.tv/

 

 

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