CLAN OF XYMOX  »DAYS OF BLACK »

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C’est une histoire bien contrariée que je vis avec Clan of Xymox. En activités depuis 1981, le groupe n’est jamais rentré dans ma ligne de mire durant ses vingt-cinq premières années. De tous les groupes new wave et dark wave majeurs, c’est bien le seul qui ne m’est jamais apparu durant ces milliers d’heures où je dévorais des clips à la chaîne sur les émissions spécialisées et les chaînes musicales, à l’époque digne de cette appellation.

Il aura fallu la lecture du magazine Elegy, au début des années 2000, pour que je commence à m’intéresser au groupe, découvrant certains de ses nouveaux titres au travers de samplers. Puis, enfin, en 2007, j’achetai mon premier album, suivi de tous les autres, étant littéralement tombé sous le charme du groupe de Ronny Moorings.

Dix ans plus tard, Clan of Xymox est l’un des derniers groupes dont j’achète les albums dès sa sortie, du moins, quand je sais qu’un nouveau va sortir.

Sortit au printemps 2017,  »Days of Black » est certainement l’effort studio le plus formidable depuis longtemps, le groupe ayant mit un frein à ses dérives electro-dance et retrouvé le chemin de ses premiers enregistrements new wave du milieu des années 80, offrant de ce fait quelques grands moments intemporels dont il a le secret.

A l’écoute du premier titre, qui donne son nom à l’album, on se jurerait se retrouver à l’époque du mythique  »Medusa ». Une impression renforcée par le single  »Loneliness », dont le fougueux refrain promet d’affoler les foules lors de ses exécutions live.

Passant par toutes les phases de leur répertoire, que ce soit dark-wave ( »The Rain Will Wash Away » et  »Your Kiss »), ballade dépressive ( »I Couldn’t Save You »), l’indie-pop ( »Set You free »,  »What Goes Around » et  »Loud and Clear »), ou encore instrumental hanté ( »La La Land »), tout semble s’emboiter parfaitement, comme si  »Days of Black » était un puzzle musical dont seul Ronny Moorings avait les pièces. Le résultat s’avère sidérant de beauté, d’une puissance et d’une majesté princière, sans jamais tomber dans le misérabilisme et le romantisme de pacotille de la scène goth.

Eternel jeune homme, malgré son demi-siècle bien entamé,  l’artiste néerlandais, toujours accompagné de sa merveilleuse compagne, Mojca Zugna (membre du groupe et également conceptrices de ses pochettes), poursuit sa carrière avec un certain panache, laissant la gloire et la reconnaissance à des groupes comme Cure, Sisters of Mercy et autres Mission. Confidentiel et totalement culte, Clan of Xymox fait partie de ces petits secrets que l’on voudrait ne garder que pour soit mais que l’on ne pourra pas s’empêcher de faire passer plus loin. Une forme d’illumination des masses à petite échelle en somme.

 

http://www.clanofxymox.com/

 

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