ULVER (FEAT. ENSLAVED), LIVE AUX DOCKS, LAUSANNE

ulver-roadburn-2017

 

 

 

Festival Impetus oblige, ce n’est pas deux mais bien quatre groupes qui se retrouvent ce soir à la salle des Docks de Lausanne. Votre serviteur et ses ami(e)s étant occupés à boire et fumer lors d’une apero en appartement, on ne pourra pas trop vous parler du heavy rock des français de Hellbats et encore moins du sludge des vaudois de Herod, vu qu’on étaient pas là! Ha ha ha.

On arrive quand même à temps pour les norvégiens de Enslaved, seul groupe de black metal de la soirée. Ces derniers semblant avoir terminé la promotion de leur dernier album,  »In Times », sortit en 2015, ils nous offriront une sorte de concert best of, constitué d’anciens titres tirés des albums  »RIITIIR »,  »Vertebrae » ou encore  »Ruun ». On se sera bien marrés avec les intervention de leur chanteur, Grutle Kjellson, un gars qui balance de ces conneries, transformant la soirée en Enslaved Comedy Club entre deux morceaux bien heavy. Un excellent moment en attendant l’arrivée d’Ulver.

Second groupe norvégien de la soirée et tête d’affiche déclarée, Ulver est une formation des plus étranges. Ayant commencé sa carrière en pratiquant un black metal convenu, les loups ont rapidement évolué vers des sonorités plus expérimentales et progressives, se réinventant à chaque album pour devenir une sorte de formation culte à géométrie variable, autant prisée de son ancien public, que des communautés gothiques et electro, se baladant aussi aisément dans la lumière que dans les ténèbres les plus obscures.

Défendant son dernier effort studio, un album mâtiné de rock progressif et d’avant-gardisme grandiloquent, le groupe arrive sur scène avec le titre  »Nemoralia », premier morceau de  »The Assassination of Julius Caesar », joué dans son intégralité ce soir.

D’entrée, le light show, composé du fameux laser d’Alien (débrouillez-vous pour comprendre) et de constructions graphiques, captive le regard,  »1969 », puis  »So Falls the World » nous emmenant dans des territoires extraordinaires qui repoussent toutes les limites des sonorités du groupe. On est ici très loin de leurs précédents albums, Ulver semblant avoir enfin sortit son grand chef d’œuvre musical.

Tandis que  »Rolling Stone » et  »Southern Gothic » résonnent dans la salle, je ne peux m’empêcher de remarquer l’incroyable virtuosité de chaque membre du collectif, composé de fabuleux musiciens, comme en atteste magistralement  »Transverberation » et  »Angelus Novus », des titres que seraient bien incapables de jouer la plupart des autres formations musicales actuellement en activités.

Convoquant les fantômes de Pink Floyd, Archive, Anathema, Swans ou encore Laibach, Ulver nous emporte dans un incroyable trip musical, rivalisant aisément avec les berlinois de Camera durant le grand final de  »Coming Home », s’étalant sur près de vingt minutes aussi hypnotiques qu’héroïques.

On en aura vraiment pris plein les yeux et les oreilles ce soir. Cerise sur le gâteau, j’ai retrouvé une vieille amie au concert. On en oublierait presque qu’il fait aussi froid dehors.

 

http://www.jester-records.com/ulver/

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