GANTZ: O DE YASUSHI KAWAMURA

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Le manga de Hiroya Uku, disponibles en 37 volumes, aura donc inspiré une série d’animation en 26 épisodes, deux films live, trois jeux video, un roman, et maintenant un film en 3D.

Pour résumer cette saga, elle suit des individus qui, après être morts, se retrouvent dans un mystérieux appartement et se voient confiés des costumes et des armes par une sphère noire qui les envoie se battre dans la rue contre divers boss de jeux vidéo, leurs actions se déroulant dans un monde alternatif dans lequel il n’est pas possible d’interagir avec le monde réel.

Si la série anime suivait relativement bien les pages du manga, les adaptations cinématographiques, bien que parfaitement honorables, tombaient dans le sempiternel problème du cinéma japonais à adapter ses mangas et anime, à savoir un manque d’ampleur et un casting plat qui en font au final des téléfilms de luxe, pas honteux en soi mais relativement oubliables après leur vision. Quand aux jeux, à part Gantz: The Game, qui reprend bien le manga, les deux autres sont des mobile games sans véritable intérêt. Pour le roman, ne l’ayant pas lui, je me garderai d’en parler.

Ce qui nous amène à Gantz: O, film d’animation en 3D, réalisé par Yasuhi Kamura (Resident Evil: Damnation), écrit par Tsutomu Kuroiwa (One Piece: Gold) et produit par Digital Frontier (Tekken: Blood Vengeance).

Sortit en octobre dernier au Japon et arrivé en début d’année sur Netflix, Gantz: O ne m’inspirait guère confiance à première vue, l’animation en images de synthèse, principalement avec des personnages réalistes, étant le plus souvent synonyme d’ennui et de frustrations diverses. Les exemples pleuvent.

Reprenant la storyline de l’équipe d’Osaka, Gantz: O est une surprise de taille, son rythme frénétique et ses débordements grandiloquents étant appuyés par l’une des meilleures 3D jamais vues sur grand écran.

Les boss, toujours une attraction de taille dans chaque adaptation de Gantz, sont ici représentés dans toute leur mortelle splendeur, des plus insignifiants aux plus invincibles, c’est à un véritable bestiaire des monstruosités qu’il nous est donné d’assister.

Pour ce qui est des Gantzer, outre l’équipe d’Osaka, quelque peu dépareillée, on découvre une autre équipe, constituée de quelques crapules bien plus complexes et intéressante que celles que l’on a l’habitude de rencontrer dans l’animation japonaise. Une démarque rafraichissante qui est à l’image de tout ce film, bien plus intelligent et cohérent qu’on aurait pu l’espérer.

Et s’il fallait encore une raison pour donner une chance à cette énième adaptation, je mettrai en avant la décision bienvenue de mettre une bonne pour toutes un terme au fan-servie sexy de la série. Si vous avez lu les mangas et vu la série, vous savez que la nudité gratuite de ses personnages féminins, invariablement fortement poumonées, est aussi inutile que frôlant parfois la pornographie la plus basique. Exit ici que tout cela, les fautes de goût se limitant à quelques plastiques moulées dans des costumes, ainsi qu’à de brefs plans sur les fesses et la poitrine habillées du personnage principal féminin. Surtout, on suit enfin des personnages qui ne sont pas des caricatures ou des clichés du genre, et ça, c’est particulièrement gratifiant, surtout après toutes ces années.

Après, cela reste du Gantz, à savoir une fiction qui reconstitue des situations de jeux vidéo dans la réalité, mais rarement, pour ne pas dire jamais, l’on ne s’était sentis aussi immergé et impliqué dans l’une de ces aventures. C’est là que réside toute la puissance et la fulgurance de Gantz:O, certainement la plus remarquable entrée en matière pour quiconque ne connaitrait pas l’œuvre d’Hiroya Oku.

 

http://gantzo.jp/

 

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