JOHN CONSTANTINE, HELLBLAZER PAR BRIAN AZZARELLO

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Pour prendre la relève de Warren Ellis, rien de moins que Brian Azzarello et Richard Corben. Avec leur storyline ‘’Hard Time’’ (Hellblazer #146-#150), le duo envoie John dans une prison de haute sécurité américaine, payer, non pas le crime qu’il n’a pas commis, mais tous ceux qu’il n’a pas empêché, dont celui d’un ami qui lui demandait de l’aide. Signant l’entrée officielle d’Hellblazer dans les années 2000, cette relecture de la série télévisée Oz est considérée. À juste titre, comme l’une des plus grandes histoires jamais publiées de John Constantine.

Avec ‘’Good Intentions’’ (Hellblazer #151-#156), Azzarello s’associe à Marcelo Frusin, un artiste argentin qui l’accompagnera jusqu’à la fin de son passage sur la série. Avec son style très expressif, faisant penser aux fumetti italiens, il s’avèrera un excellent choix.

Libéré de prison, John poursuit son chemin dans l’Amérique profonde. Après avoir payé pour la mort de son ami, c’est vers la famille et les amis de ce dernier qu’il se tourne, se retrouvant à Doglick, en Virginie Occidentale. Éliminant la vermine locale, tout en ravivant de vieux souvenirs, il va finir par découvrir le véritable visage de cette petite communauté.

Donnant à John une fourberie et un don de la duplicité qu’on ne lui connaissait pas, Azzarello fait en sorte de bien nous faire comprendre que son expérience en prison l’a changé à tout jamais, comme va le prouver ‘’Freeze Over’’ (Hellblazer #158-#161), une histoire, digne d’Agatha Christie, ou notre fumeur de cigarettes à la chaîne va se retrouver bloqué par une tempête de neige dans un saloon rempli d’inconnus.

La série voit le retour de Steve Dillon pour un épisode unique, ainsi que le passage de Guy Davis pour un flashback en deux parties. Se passant en 1978 à Londres, dans la scène punk donc Mucous Membrane, le groupe de John, faisait partie ‘’Lapdogs and Englishmen’’ (Hellblazer #162-#163) ramène directement à la première série, désormais culte, de Guy Davis, Baker Street. Hélas sans suite.

Poursuivant son périple en terres américaines sur les traces de son ami suicidé, cherchant désormais les véritables raisons de son geste, John se retrouve dans le Montana, la storyline ‘’High Water‘’ (Hellblazer #164-#167) le confrontant à des suprémacistes de la pire espèce.

Giuseppe Camuncoli s’invite pour deux épisodes de transition, s’avérant une brillante alternative au style très similaire de Marcelo Frusin. Retrouvant son dessinateur régulier, Brian Azzarello termine son run à Los Angeles, dans un débordement de décadence, de magie et de sado-masochisme, concluant par une pirouette vengeresse dont seule John Constantine a le secret, Azzarello laissera un souvenir immortel de son passage sur le personnage.

http://www.vertigocomics.com/

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