RITUAL BOOGIE  »MIDDLE AGE DUST »

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Après les aventures rock’n’rollesques d’Azazeblue’s Earthworms, le tribute band aux seventies Titty Twister, Stephen Garey nous revient avec Ritual Boogie, un nouveau groupe faisant la part belle au rock psychédélique et aux sonorités heavy.

Épaulé par le bassiste Christophe Piquerez (UK Sucks, Mindgap) et le batteur Stéphane Rentznik (Mort à Crédit, Awakening to Come) ne risque pas de prendre la poussière dans les discothèques de ses acquéreurs, démarrant sur des chapeaux de roues avec la locomotive  »Seaguls » et le le non moins percutant  »Rising High », dont la rythmique post punk rappellera des souvenirs à ceux qui écoutaient Warrior Soul et ce genre de groupes au début des nineties.

Le but n’étant pas d’enfoncer des portes ouvertes, Ritual Boogie nous rappelle que le blues, si cher à son frontman, chanteur et guitariste, n’est jamais loin, comme le prouve l’incisif  »7000 Ways ». Même topo avec l’étonnant premier single,  »La Décadence (clin d’œil à Gainsbourg?), dont la fausse lenteur révèle une hargne qui explose au travers de ses refrains. Porté par une section rythmique formidable, le titre, emporte les suffrages.

 »Intruders », sixième morceau de l’album, ne lâche rien, avec sa rythmique hypnotique et son solo de guitare totalement justifié, dressant une voie royale pour ses montées en puissance, amplifiées par la voix d’un chanteur qui n’a jamais chanté aussi juste et avec autant de puissance et de rage. Le titre  »Ritual », lourd et massif, commence comme du vrai stoner comme on l’aime, avant de tourner ver quelque chose de nettement plus dark, comme si le black metal s’invitait momentanément à la fête.

le titre éponyme, après un début bien en phase avec le nom du groupe, explose dans son refrain, criant à la face du monde que la vie ne s’arrête pas en son milieu mais continue, coûte que que coûte, contre vents en marée, quoi qu’on en dise.

Avec  » Dead Panda », la rythmique redevient lourde, surfant sur l’héritage de Black Sabbath, avant d’exploser dans un torrent de rage et d’une juste colère qui font de ce morceau l’un des plus sombres et dépressifs de l’album.

 »Strange Fashion » prend l’exacte opposé avec sa rythmique limite funky ultra-dansante. On y verrait presque un single potentiel, même si notre triste époque n’en a plus rien à battre des singles, sauf quand ils passent sur des chaînes de télé musicales sans âme.

L’album se termine avec  »Hope You Sleep Well », un titre épique et lourd qui n’aurait pas dépareillé sur l’album de Azazelblue’s Earthworms, la preuve que le rock’n’roll n’est qu’un éternel recommencement.

Enregistré à Lausanne au studio des Anges par Raphaël Bovey (ex-batteur de Kruger),  »Middle Age Dust » est un album qui a de l’ampleur et qui se doit d’être écouté sur une bonne platine avec le volume maximum dans le rouge. Un superbe album qui rend cette année 2017 nettement plus chouette qu’elle avait commencé. Manque juste un petit buvard d’acide avec. Peut-être pour l’édition collector?

 

http://www.ritualboogie.com

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