THE BEAUTY OF GEMINA (FEATURING ROME), LIVE AU BLEU LÉZARD, LAUSANNE

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Il y a quelques années, alors que j’écrivais encore pour Daily Rock, le manager de The Beauty of Gemina m’avait demandé par mail quelle salle romande serait susceptible d’accueillir le groupe de Michael Sele, je ne pensais pas qu’il choisirait la plus petite salle évoquée dans ma réponse multiple. Mais qu’importe, l’important, c’est qu’après tous ces allers-retours à Zurich, le groupe est enfin parmi nous.

Pour la millième fois ce soir de mars, je descends les marches de la Cave du Bleu Lézard, accompagnés de quelques amis et connaissances, fans de sonorités dark. Abandonnant la froide terrasse où nous avons bu maintes alcools et aperçu le groupe de la soirée, nous retrouvons l’éclairage tamisé de la petite salle de concert, impatients d’assister à la première partie, pendant que DJ Antz abreuve nos oreilles de sonorités bien connues.

Groupe luxembourgeois vénéré pour son mélange de dark folk, de post-industriel et ses empreints aux grands chansonniers, Rome est surtout le jouet de son créateur, Jerome Reuter. En formation serrée avec un second musicien ce soir, il vient défendre son dernier album,  »Corolian », sortit en 2016. A ma décharge, je dois bien avouer que ma méconnaissance de son œuvre m’a quelque peu desservit durant l’exécution de ces cinq ou six chansons, très dépouillées et fort différentes de tout ce que j’avais pu entendre de Rome au préalable. Disons que je ne m’attendais pas à un set aussi folk, et que j’aurai volontiers goûté à quelques titres supplémentaires, commençant juste à rentrer dans l’univers de l’artiste au moment où il a tiré sa révérence.

Le temps de remonter pour fumer nos dernières cigarettes, et de dire au revoir à un couple venu exclusivement pour Rome, nous réussissons à rater le véritable début des hostilités, regagnant la cave en plein pendant  le titre  »End » de The Beauty of Gemina. Une fois de retour devant la scène, les premiers accords de  »Bitter Sweet Good-Bye » se mettent à résonner. Et l’on se rend compte que le son n’est vraiment pas très bon.

Peu habitué à voir le groupe dans un espace aussi réduit, je m’étonne plus du fait que la salle ne soit pas pleine ce soir. Je ne sais pas s’il y avait d’autres événements dans la région au même moment, mais je suis très étonné de ne pas retrouver toute la clique de corbeaux habituelle. En tout cas, Michael Sele a toujours la classe internationale, se déplaçant sur la micro-scène tel le showman qu’il est.

Les petits classiques se succèdent, de Kings Men Come » à  »Hunters » en passant par le fondateur  » Suicidal Landscapes » qui nous fit découvrir le groupe il y a déjà une décennie. Je ne peux d’ailleurs pas m’empêcher de fixer Mac Vinzens, le batteur historique du groupe, guettant sa mine de dégoût comme dans la vidéo originale.   »Crossroads »,  »Dark Revolution » et le tubesque  »Rumours » s’enchaînent sans faiblir, d’autant que l’ingénieur du son semble avoir résolu tous les problèmes du début de concert, le son étant enfin cristallin, plein et digne du groupe. Il était temps.

The Beauty of Gemina ayant privilégié l’acoustique et les ambiances à la Johnny Cash ces dernières années, on appréciera grandement la version unplugged de  »Dark Rain », presque mieux qu’en électrique.

Le concert touchant à sa fin, le groupe nous quitte avec le magnifique  »Endless Time To See », séparant la foule qui lui fait un triomphe aussi sonore que mérité. Le grand sourire d’Andy Zuber, le bassiste, vient me confirmer que ce dernier ne s’attendait pas à un tel accueil ce soir.

De retour pour les rappels, TBOG nous balance  »This Time », suivi du cultissime  »The Lonesome death of a Goth DJ ». La Cave du Bleu Lézard est au bord de l’orgasme musical.

Ultime rappel,  »Close to the Fire » et  »Down on the Lane » terminent de nous laisser sur les rotules, The Beauty of Gemina ayant totalement réussi à nous emporter dans son univers durant la seconde partie de son concert.

En remontant l’escalier, nous faisons quelques photos pour immortaliser cette soirée de la tournée  »Minor Sun », avant de retrouver le froid de ce mois de mars. Une amie très chère m’offre un magnifique pin’s avec le logo du groupe. (un de plus pour ma collection), venant remplacer le badge qu’elle a subtilisé sur mon manteau il y a presque une décennie, alors que nous n’étions alors que collègues dans un magasin de disques.

Le temps passe, des amitiés périssent et d’autres grandissent, unies par la musique et quelques autres passions communes.

http://www.thebeautyofgemina.com/

http://rome.lu/

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