MAYEM (FEATURING DRAGGED INTO SUNLIGHT), LIVE AUX DOCKS, LAUSANNE

MAYHEM--NO-_3468999704782352397

 

 

 

Je ne vais pas tenter de vous faire croire que j’ai toujours été un fan de black metal, alors que je chronique de la brit pop et de la cold wave dès que j’en ai l’occasion. Mais il se trouve qu’en tant que vieux fan de metal, j’ai toujours eu quelques disques d’Immortal, de Dimmu Borgir, de Burzum, de Fleshgod Apocalypse ou encore de Cradle of Filth dans ma discothèque. Pour moi, c’est un peu comme une retranscription de ce qui se passe dans ma tête parfois, et j’y trouve même de l’apaisement selon mon état d’esprit ou le moment où j’en écoute.

Pour ce qui est de Mayhem, c’est une histoire qui remonte à 2004 avec l’album  »Chimera », pas le meilleur, loin de là, de leur discographie, mais en tout cas le seul disque que je connais un peu avec  »De Mysteriis Dom Sathanas », mythique album fondateur de 1994 et qui donne son nom à cette tournée événementielle.

Mais avant ça, on va devoir se taper la première partie, assurée par les britanniques de  Dragged Into Sunlight. Déjà, ça commence fort, une partie du groupe jouant dos à la foule, ce qui en énerve pas mal dans le public, se ruant en masse vers la sortie. Ensuite, niveau musical, on dirait un mélange de tous les sous-genres que le black peut compter. Alors c’est hyper efficace, bien vénère et tout, mais ça manque un peu d’âme si je peux me permettre. Allez, on ressort cloper.

Je tombe sur Stephen Garey, rockstar bien-aimé de Lausanne et dont le nouveau groupe, Ritual Boogie, s’apprête à sortir son premier skud (chronique à venir très vite), le vernissant la semaine prochaine à la Cave du Bleu Lézard. Il me file le cd-digipack de son groupe manu-militari, ce qui me fait ma soirée pour le coup. Un grand artiste avec une ouverture d’esprit rare. Respect.

Il est finalement temps d’aller voir nos revenants en chair et en os sur la scène des Docks. Tournant entièrement autour de  »De Mysteriis Dom Sathanas », le concert commence donc sur  »Funeral Fogg » au milieux d’une scène transformée en autel d’église, avec maintes bougies et décorum digne de la meilleure soirée d’Halloween. Encapés et maquillés, les membres de Mayhem, Attila et Necrobutcher en tête, percent les fumigènes pour donner la messe. Retrouvant une vieille amie perdue de vue, juste avant le début de  »Freezing Moon », je lui parle entre chaque titre comme si je l’avait quitté la veille, lui dévoilant ma nouvelle passion pour son genre préféré. Le set se poursuit avec une énergie folle qui me fait vibrer. Malgré les changements de line-up, on peine à croire que ce groupe n’est pas le même que celui de 1994, et tandis que  »Pagan Fears » et  »Life Eternal » résonnent devant nous, c’est un peu comme si les fantômes du passé s’invitaient à la fête.

Me rappelant que j’ai une saleté de compte Instagram (sad pop inc.), j’essaie de faire quelques photos, explosant mon record du monde personnel de flous. Mais les quelques-unes qui ressortent sauvent quelque peu l’honneur et prouvent au moins ma présence.

 »Buried by Time and Dust » me met dans une état cathartique, puis le titre éponyme de l’album vient mettre un terme à cet infernal concert, les lumières se rallumant sur un public encore quelque peu ébranlé par ce à quoi il vient d’assister.

On ressort pour reprendre nos esprits, refaire le match, dire au revoir aux gens, puis on repart en ville pour aller boire des verres. Une soirée comme les autres au final.

https://www.thetruemayhem.com/

Enregistrer

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s