THAT ’70S SHOW, SAISON 1-8

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D’abord diffusée sur Jimmy, puis sur France 2, Comédie, MTV et NRJ 12, That 70’s Show est une fabuleuse sitcom qui n’a jamais atteint le statut de Happy Days et encore moins Friends, la faute à un oubli de taille, son doublage! On le sait, sans cette aberration artistique, hélas obligatoire, point de succès populaire. C’est pour cette raison que j’ai n’ai jamais eu l’occasion de me familiariser avec ce show, ne l’ayant vu passer devant mes yeux que bien trop rarement.

Ayant duré 200 épisodes pour huit saisons, That 70’s Show, produite par FOX, a été diffusée aux Etats-Unis entre 1998 et 2006.

L’action se passe dans une ville imaginaire du Wisconsin, nommée Point Place. Se déroulant plus ou moins en tant réel (avec une timeline impossible), le show démarre en 1976 et se termine au tout début des années 80.

Pour ce qui est de l’histoire, elle raconte principalement les tribulations d’une bande de jeunes adultes, ainsi que la romance d’un couple improbable, le tout sous l’œil bienveillant de leurs  familles respectives. Mais comme je ne vais pas vous raconter toute l’intrigue (ça reste une sitcome avec des rires en fond au final), je vais plutôt vous parler du casting.

Je commence avec Donna Pinciotti, la belle et grande rouquine (elle devient blonde à la saison 7) et certainement le personnage le plus intelligent et enivrant du show. Voisine d’Eric Forman, le dépassant d’une tête, elle en tombe amoureux et le show suit leur chaotique romance jusqu’à la fin de la saison 7. DJ à ses heures, féministe et un peu garçon manqué, elle est clairement la fille dont on aurait voulu tomber amoureux à la fin du lycée.  Pour l’incarner,  Laura Prepon (Orange is the New Black) délivre une performance habitée et exaltante qui fait beaucoup pour le charme du show.

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Censé être le personnage central de That 70’s Show, Eric Forman est surtout l’archétype du petit maigrelet au physique ingrat et à l’insolente assurance. Bref, le genre de personnage qui n’a jamais existé. Épris de Donna, il ne semble jamais réaliser la chance qu’il a ( à la différence de ses parents), privilégiant son avenir personnel à sa relation avec Donna. Véritable loser, maladroit comme pas permis, ringard et quelque peu machiste, il réussit pourtant à susciter de l’empathie (quand ce n’est pas de la pitié), de par son bon fond. Rôle de sa vie, Topher Grace (Spider-Man 3), malgré sa carrière cinéma, n’a jamais retrouvé la popularité du temps de la sitcom, ayant précipité sa chute en la quittant à la saison 7

Dans le rôle de Michael Kelso, Ashton Kutcher (The Butterfly Effect) s’en donne à cœur joie pour incarner un parfait crétin irresponsable, jouant de son physique de beau gosse pour emballer les filles, quand il ne les harcèle pas comme le petit con qu’il est. Contre toute attente, il finira par s’engager dans les forces de police, redonnant son plein sens à l’expression  »farces de l’ordre ». Il est également le soufre-douleur de Hyde, à qui il fait toutes sortes de crasses qu’il finit par payer au prix fort.

Steven Hyde est quand à lui le prototype du rebel cool, taciturne et macho. Cachant ses sentiments pour Jackie, il vénère Led Zeppelin et fait fumer la bande dans le sous-sol de la maison des Forman, les parents d’Eric l’ayant recueilli indéfiniment, y voyant le second fils qu’ils n’ont pas eu, (ce qui affecte beaucoup Eric). Croisement entre Fonzie, Dylan McKay et Droopy, Hyde aura malheureusement très mal déteint sur son interprète, Danny Masterson, actuellement accusé d’agressions sexuelles sur quatre femmes.

Pour ce qui est de Jackie Burkhart, elle représente l’archétype de la chipie dans toute sa splendeur, auto-centrée jusqu’à l’absurde, elle possède néanmoins un bon cœur et s’avère une romantique exacerbée. D’abord énervante par sa bêtise, elle s’avère rapidement un des effets comiques récurrents (et une scream queen de première), avant de de devenir passionnante dans la deuxième moitié du show. Incarnée à l’époque par la toute jeune Mila Kunis (Jupiter Ascending), Jackie est un personnage plus complexe qu’on ne le croit.

Fez est une autre des forces du show. Étranger d’origine indéfinie (tout comme son accent), c’est également un pervers reconnu et accepté qui prend du plaisir à toucher les cheveux des filles ou a passer des heures dans la penderie de Donna pour l’observer en silence. Charmant et charmeur,  quelque peu naïf, il souffre parfois de son incapacité à comprendre les lois élémentaires de la société américaine, ce qui crée souvent des situations quelque peu invraisemblables. Incarné par le fabuleux Wilmer Valderrama (Awake), Fez est un des personnages les plus absurdes et originaux jamais apparu à la télévision.

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Kitty Forman est la mère d’Eric et la femme de Red. Toujours souriante et s’avérant une véritable fée du logis, elle cuisine pour tout le monde et travaille en tant qu’infirmière. De par les événements  perturbants qui arrivent sans cesse sous son toit, ainsi que le comportement parfois léger de son mufle de mari, elle développe un léger alcoolisme au fur-et-mesure de la série. Pleine d’énergie, son rire, fabuleusement communicatif, est l’un des petits miracles du show. Kitty est jouée par la divine Debra Jo Rupp (Friends).

A l’opposé de sa femme, Red Forman est un homme incapable de montrer ses sentiments (surtout pour son fils). Ancien militaire, patriote jusqu’au slip, bougon, frustré et sans patience pour les bêtises de son fils et ses amis, il ne trouve de satisfaction que dans les moments où il peut user de son autorité, menaçant invariablement le ou les coupables d’un coup de pied dans le cul. Pour donner vie à cet affreux mais juste personnage, le grand Kurtwood Smith (Robocop) donne certainement la plus grande composition de sa carrière, trouvant ici le rôle de sa vie. Heureusement que le vilain Chuck Norris a refusé le rôle.

Personnage récurent de du show, Leo Chingkwake est un vieux hippie adorable dont le cerveau a complètement été grillé par les substances illégales qu’il a absorbé au cours de sa vie, lui donnant la mémoire d’un poisson rouge. Un temps patron du magasin de photos dans lequel Hyde travaillait, le personnage disparait durant trois saisons (après le renvoi de son acteur et son incarcération pour vente de pipes à eau dans un état où c’est illégal) pour revenir en force dans la dernière. Pour l’incarner, Tommy Chong (Cheech and Chong) donne beaucoup de sa personne, le rôle de Leo ressemblant beaucoup à sa propre vie.

Bob Pinciotti est le père de Donna. C’est un drôle d’homme, qui cache sa calvitie sous une perruque afro et qui cède à la tentation des jolies femmes plutôt facilement, sa vie sexuelle semblant très active. Voisin des Forman, il noue des liens parfois tendus avec ces derniers, qui ne semblent l’apprécier que parce que sa fille a bien voulu jeter son dévolu sur leur andouille de fils. Relativement peu développé mais présent jusqu’à la fin, il demeure un personnage qu’on on aurait aimé mieux connaître. Il est joué par Don Stark (Hit the Floor)

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Sa femme, Midge Pinciotti est encore moins développé, se contentant d’être une épouse aimante et, comme sa fille avec Eric, un bien meilleur parti que son mari. Très ouverte et pardonnant beaucoup à Bob, elle finit néanmoins par le quitter pour partir en Californie (l’actrice devant s’occuper de son mari malade). Elle reviendra quelques saisons plus tard, avant de repartir à nouveau. Si Midge n’est pas un personnage mémorable, il en va autrement de son interprète, Tanya Roberts (Sheena, A View to a Kill), actrice emblématique et sexe-symbol des années 80.

Laurie Forman est un peu le personnage sacrifié de la sitcom. Grande sœur d’Eric, elle représentait le prototype de la fille un peu vulgaire et couchant avec tout le monde. Guère intelligente mais possédant quelques qualités qui la rendait incontournable dans le show (avec sa coupe de cheveux digne de Charlie Angels), elle sera jouée par deux actrices. La première, Lisa Robin Kelly (Jawbreaker), succombera à une overdose accidentelle en centre de réhabilitation. Quand à la seconde, Christina Moore (Beverly Hills 90210), elle ne réussira jamais à reprendre le rôle et ce dernier sera éliminé.

Pièce rapportée de la huitième saison, Randy Pearson est un nouveau personnage incorporé dans la dernière saison pour contrebalancer la perte de deux de ses acteurs principaux, partis chercher la gloire (en vain) au cinéma. Bien que très sympathique, ce grand gars plutôt beau gosse ne s’intègrera jamais à la série, l’accompagnant dans sa dernière ligne droite sans y laisser de véritable trace. Il est joué par Josh Meyers (MADtv).

Afin de renforcer le côté seventies du show, certains épisodes accueillent des invités spéciaux jouant leur propre rôle. On citera Paul Anka, Alice Cooper, Gene Simmons et Kiss, Shirley Jones ou encore Jamie Farr.

Niveau guests de luxe, le show aura eu du beau monde, tels Joseph Gordon-Levitt, Dwayne Johnson, Alyson Hannigan, Mitch Pileggi,  Bruce Willis, Lindsay Lohan, Seth Green, Katey Sagal, Brooke Shields ou encore Eliza Dushku.

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That 70’s a connu un succès considérable aux Etats-Unis, sa reconstitution de la fin des années 70 étant particulièrement bien faite. On regrettera néanmoins quelques anachronismes, comme l’utilisation de merchandising Star Wars n’existant pas à l’époque ou encore une référence à la série McGyver des années 80.

Mais tous les autres éléments qui en font une époque mythique sont plus ou moins justes, à commencer par la musique qu’écoute la bande, le fait de fumer de la marijuana et toute cette insouciance qui allait être balayée par le retour à la morale de Reagan. Et si l’élément ethnique est quelque peu oublié au début du show, il est heureusement rattrapé par l’arrivée du véritable père de Hyde, ainsi que celle de sa belle-sœur, ce qui permet de donner un éclairage bienvenu à la sitcom.

On appréciera également que les titres des épisodes de la sitcom soient, selon la saison, des titres des Who, des Rolling Stones, de Queen ou encore de Led Zeppelin. Sans oublier les nombreux moments dans la boutique de disque du père de Hyde, bien au dessus de ceux du comic-shop de The Big Bang Theory.

Et comment ne pas tomber amoureux de ce générique?! D’abord simple emprunt du  »Out in the Street » de Cheap Trick, le titre est réenregistré par le groupe pour une version détonante, toujours chantée à tue-tête dans une voiture par le casting du moment. On ne compte plus les versions différentes de ce générique. Sans oublier celui de la dernière saison, dans le sous-sol Forman, qui réussit à être encore plus épique et définitif que l’original.

Écrivant ce texte alors que la sitcom touche gentiment à sa fin, je n’en ai pas encore vu le 200ême (ni le VH1 Special  avec Kiss), mais même si je sais que certains personnages font leur ultime retour, et que d’autres, ne font que passer, je pense que les chances pour que je revisionne That 7o’s Show dans le futur sont assez grandes, ce programme étant l’un des rares à m’avoir procuré autant de plaisir et de fous-rires depuis longtemps.

http://www.carseywerner.com/

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