MIDNIGHT DINER: TOKYO STORIES, SAISON 1

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Adapté du manga Shinya Shukudo de Yaro Abe, Midnight Diner est une série japonaise dont la première saison a donné lieu à dix épisodes de 24 minutes chacun, actuellement disponibles sur Netflix. Il existe une seconde saison, ainsi que deux longs métrages plus récents.

Je l’ai découverte cette nuit, n’arrivant pas à dormir. Bien qu’étant végétarien à tendances véganes, je ne me suis pas senti agressé par les éléments culinaires de la série, son propos principal étant ailleurs.

L’intrigue se passe dans un tout petit restaurant dont la particularité est d’être ouvert de minuit à sept heures du matin et de proposer des menus personnalisés, chaque client pouvant demander ce qu’il veut, dans la mesure du réalisable. Le patron des lieux (Kaoru Kobayashi), également cuisinier et serveur, assure seul le service. Son flegme permanent, laisse peu filtrer sa véritable personnalité, si ce n’est quand il interagit avec sa clientèle de noctambules, ou que la caméra le surprend en train de fumer à la mini-terrasse au dessus de son restaurant.

Si la valse des premiers clients laisse à penser que la série parle de cuisine, de convivialité et de moments de détente, une vision prolongée nous révèle en fait une véritable comédie humaine comme seul le couple Jaoui/Bacri semblait à ce jour capable de nous proposer. C’est qu’il passe une sacré faune par le restaurant de the Master. Salary men, chauffeurs de taxi, vedettes télé, couples de tous âges, âmes en peine, prostituées, retraités, travestis, petits gangsters et j’en passe. Chacun(e) a une histoire à raconter, un désir à exprimer, pour le meilleur comme pour le pire.

Il se dégage de Midnight Diner une profonde mélancolie (ce générique de début…), ainsi qu’une nostalgie puissante pour une époque qui a pratiquement disparue, celle des petites échoppes tenues par des commerçants/artisans méticuleux et experts.

Il faut d’ailleurs beaucoup d’efforts pour croire que cette série se passe bien à notre époque et non pas quelques décennies dans le passé, la technologie et le côté futuriste de Tokyo semblant s’être perdus sur le chemin du restaurant. On voit bien de temps en temps un téléphone portable, on entend bien des allusions au réseaux sociaux, mais c’est bien tout. Et c’est très bien comme ça.

Le seul bémol que j’aurai à faire, c’est que lorsque les personnages quittent le restaurant, ils ont tendance à rejoindre un monde moins intéressant, moins intime, moins nocturne. Ce qui me fait dire que le restaurant de Midnight Diner est probablement le personnage principal de la série, avec the Master, évidemment.

Typiquement japonaise, Midnight Diner est une série qui se dévore, évidemment en pleine nuit, mais plus pour ses tranches de vies passionnantes que pour ses ramens, tempuras et autres yakinikus. Et puis, une série où les personnages disent au revoir à la fin de l’épisode, ça faisait quand même longtemps.

 

https://www.netflix.com/ch-fr/title/80113037

 

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