COBRA, THE ANIMATION (2010) DE KEIZO SHIMIZU

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C’est avec beaucoup de retard (comme souvent avec moi) que je découvre cette nouvelle série animée, qui fait suite à la première de 1982, à un film d’animation la même année, ainsi qu’aux six OAV de trente minutes sortis entre 2008 et 2009.

Crée par Buichi  Terasawa en 1978 et pré-publié jusqu’en 1984 dans les pages de Weekly Shonen Jump, la série aura ensuite connue une édition manga en 18 volumes (20 chez nous). Cobra raconte les tribulations d’un pirate de l’espace qui revient aux affaires après avoir retrouvé la mémoire, ayant disparu durant des années sous une fausse identité et un nouveau visage. Ayant plus d’ennemis qu’il y a d’étoiles dans l’espace, il ne va pas tarder à les retrouver tout au long de sa route. Heureusement pour lui, il peut compter sur sa fidèle Lady (Armanoïde, une femme cyborg redoutable), ainsi que sur son psychogun (un rayon delta caché dans son avant-bras gauche).

La première série (qui comptait 31 épisodes), sans compter le film (sortit bien plus tard chez nous) a bercé l’enfance et l’adolescence de toute une génération. Surtout, à la différence de Goldorak, Capitaine Flame et Albator 78,  de par ses quelques années de moins et son traitement plus adulte, Cobra a nettement mieux vieillit et ne souffre pas autant au revisionnage.

Véritable pirate de roman, Cobra nous est montré comme une crapule aux grands cœur, ainsi qu’un mufle de première qui appelle aux baffes quand il est en présence d’une jolie femme. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si Buichi Terasawa s’est inspiré de Jean-Paul Belmondo pour lui donner corps et âme (Alain Delon étant le modèle de l’ancien Cobra).

N’ayant pas eu loisir de mettre la main sur les six OAVs faisant le lien entre les deux séries, je me réserve le droit d’en parler une prochaine fois, lorsqu’elles seront en ma possession (physiquement parlant).

Expédiés en un après-midi, ces treize épisodes se dévorent avec un plaisir qui laisse quelque peu place à une indifférence polie. Je m’explique. Bien que la série soit vendue comme une suite, elle m’a plutôt fait penser à un remake, même si elle adapte six histoires inédites du manga. Est-ce le fait que les femmes se ressemblent toutes (surtout les trois jumelles, qui me semblaient mortes…), que les criminels et autres pirates de l’espace semblent êtres les mêmes, jusqu’aux environnements, terriblement familiers, mais rien n’arrive à m’enlever de la tête que cette nouvelle série n’est qu’un copier-coller, de haute qualité, certes, mais un ersatz de mon enfance.

Malgré tout, je dois bien avouer que le visionnage de ces épisodes a clairement illuminé ma journée et que j’étais super content de ces quelques heures semblant sortir tout droit des années 80, le traitement classique avec des outils modernes (n’abusant jamais de la 3D) s’avérant étonnamment respectueux de la première œuvre télévisée.

Cerise sur le gâteau, pour les amateurs de la version française, le retour du truculent Jean-Claude Montalban, la voix originale française de Cobra. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a rien perdu de sa gouaille. Elle sonne parfois un peu anachronique, mais elle sonne surtout parfaitement comme celle de 1982. C’est un peu le miracle de cette nouvelle série.

Si vous aimez la science-fiction un peu datée, les anti-héros à grande gueule, les femmes dangereuses et que vous aimez rire en sachant que vous allez pleurer, alors cette nouvelle série de Cobra est faite pour vous!

http://www.cobraworld.net/

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