EN ATTENDANT THE DEFENDERS

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Ayant désormais vu les quatre séries en entier et en ayant parlé individuellement sur mon blog, j’avais envie d’y revenir une dernière fois avant l’arrivée de la cinquième. En effet, The Defenders, (prévue fin 2017), bien que censé réunir les quatre héros, sent déjà très mauvais au vu de l’érosion de la qualité depuis le début de l’aventure télévisuelle commencée en 2015.

En ayant déjà parlé en long et en large, je désirais simplement reprendre ici chaque série et citer ses qualités et défauts, sans trop analyser ni citer de noms, me référant principalement à mon souvenir et à mon ressenti actuel. Un petit exercice à froid en quelque sorte, ainsi qu’une bonne manière d’introduire ces quatre concepts à la suite, pour celles et ceux qui seraient restés bloqués en chemin ou qui ne connaitraient absolument rien à ce Marvel Universe télévisé.

Daredevil (2015-2016)

Après un film calamiteux en 2003, cette première série a été un choc, autant narratif que visuel. En l’espace de quelques épisodes, Matt, Foggy et Karen sont devenus le cabinet d’avocats préférés de millions de téléspectateurs. Quand au Kingpin, c’est probablement le criminel le plus tragique et magnifique que la télévision ne nous ai jamais donné. La première saison a été passionante, et même la révélation du très moche costume de Daredevil n’a pas suffit à gâcher son climax fabuleux. Dommage que la seconde, introduisant la mortelle ex-fiancée de Matt (Elektra), mixée avec un autre personnage des comics (Echo), n’ai quelque peu gommé l’état de grâce du début. Autre erreur, impardonnable celle-là, avoir supprimé Ben Urich pour le remplacer par Karen, une manière maladroite d’occulter un extraordinaire journaliste par une secrétaire pleine de ressources. Mais la longue introduction du Punisher, les combats douloureux de Daredevil, ainsi que les numéros d’acteurs permanents, sauvent grandement le show de toute forme d’ennui. Dommage que les trop nombreux clins d’œil au comic soient autant de petites frustrations. Malgré tout, le traitement terre-à-terre trouve ici une justification et un équilibre pour le moins exemplaire.

Jessica Jones (2015)

Personnage relativement obscure du Marvel Universe, malgré une série de comics à succès et sa participation aux Avengers (étant la femme de Luke Cage et mère de son enfant), Jessica Jones amorce un virage dangereux pour les franchises à venir, à savoir celui des justiciers au placard qui répugnent à utiliser leurs pouvoirs au grand jour, préférant se cacher dans l’anonymat de la vie civile. Poussant ce concept un peu trop loin pour qu’il soit véritablement intéressant, la série intrigue plus qu’elle ne passionne. Seuls moments réjouissants, les interactions entre la détective privée et le patron de bar nommé Luke Cage (donnant lieux à une belle baston et surtout à des scènes de sexe pour le moins sauvages) et la lente mise en place du vilain Killgrave, bien plus passionnant que la nihiliste anti-héroïne. Perdant encore plus de temps que Daredevil en sous-intrigues inutiles, mêlant voisin(e)s, ami(e)s et intérêts romantiques à des histoires sordides, la série finit par lasser bien avant la fin, ne reposant au final que sur le jeu foudroyant de son exceptionnel bad guy, un personnage fascinant, traité comme un vulgaire petit criminel et dont l’élimination donne bien peu d’espoir à une hypothétique seconde saison digne d’intérêt. Reposant presque entièrement sur l’attitude de son actrice principale, Jessica Jones est, paradoxalement, le rôle qui lui aura demandé le moins d’engagement personnel de toute sa carrière. Ce qui en dit long sur son immense talent.

Luke Cage (2016)

En voulant donner sa série à l’un des plus grands super-héros de la blaxploitation des seventies, la série pensait surtout rendre hommage au quartiers du Bronx et de Harlem, à sa culture, à ses habitants et à sa musique. Mission totalement réussie, un peu trop même, Luke Cage oubliant la plupart du temps de parler de Luke Cage. Préférant mettre son héros invincible hors d’état de nuire très rapidement, afin de pouvoir lui faire subir un long chemin de croix jusqu’à la conclusion, une série Marvel Netflix transforme une seconde fois un héros éblouissant en un paria se cachant du reste du monde. Ce faisant, la série échoue complètement à nous faire découvrir le véritable Power Man, s’entichant du reste du casting pour nous donner sa version black du Parrain. Reniant presque totalement le matériau d’origine (s’en moquant lors d’un flashback censé être un clin d’œil aux fans), Luke Cage nous offre un héros plaintif à la place, totalement incapable de trouver une utilisation viable à son pouvoir. Se perdant dans le drame criminel et politique, tout en proposant une galerie de gangsters improbables et un combat final maladroitement old school, Luke Cage s’avère également trop long et quelque peu pénible à terminer, ses rebondissement semblant avoir été ajoutés pour combler les trous de l’histoire principale. A revoir pour confirmer.

Iron Fist (2017)

Déjà problématique avant que son tournage ne démarr, (puis quand les premières photos sont sorties, accompagnées du plot de départ), Iron Fist est un show qui arrive avec au moins deux décennies de retard, le monde actuel n’étant plus vraiment chaud pour accepter un maître des arts martiaux blanc et milliardaire. Et même si la série joue avec ce concept, la pilule passe difficilement, la majorité du casting, principalement caucasien, s’éloignant drastiquement des racines ethniques diversifiées du comic-book, (plus honnête, respectueux et moins maniéré).  S’égarant dans des histoires de familles ennuyeuses au possible, cherchant à parler finance, business et je ne sais quoi encore pour éviter de creuser la propre histoire de son personnage principal, Iron Fist réussit l’exploit de rendre Danny Rand antipathique et dispensable, son destin d’être élu ne semblant être qu’une vaste blague. Série bavarde et mal écrite au delà du raisonnable, comme s’il fallait économiser en permanence sur les décors, Iron Fist insulte à chaque épisode l’intelligence de son public. Le résultat final, indigeste au possible, représente l’accumulation de tous les défauts des trois autres séries Marvel, à savoir un traitement austère des héros originaux, des déviations narratives favorisant d’envahissants personnages secondaires, une intrigue générale partant dans tous les sens, ainsi qu’une lenteur d’exécution qui rend les treize épisodes beaucoup trop longs. Ajoutez à cela un héros insupportable au comportement irréfléchi et instable et vous aurez une bonne idée du problème de la série, bien plus grave que ses appropriations culturelles.

The Defenders (2017)

Avec une telle équipe de losers, on imagine bien que ce n’est pas le monde, ni même New York que The Defenders vont tenter de défendre, mais bel et bien les quartiers respectifs de ses membres. Le fait qu’aucun des quatre ne soie un véritable membre du groupe dans les comics n’a visiblement inquiété personne chez Marvel. Cette nouvelle série aurait de ce fait très bien pu s’appeler The Champions, The New Warriors ou encore Secret Avengers que cela n’aurait rien changé du tout. Nul doute que les rencontres entre ces quatre individus seront conflictuelles au possible mais que, au final, ils feront front commun afin de luter contre The Hand (on ne prend pas trop de risque en l’affirmant), seul adversaire susceptible de pouvoir être défait par un acrobate hyper-sensible, deux brutes invincibles et un combattant sacré. The Defenders, sera potentiellement une série calamiteuse ou la surprise de l’année. Le pire qui puisse arriver, serait qu’elle ne soit que décevante, comme la plupart de ces séries Marvel (qui auront pourtant retenu toute ma attention pendant ces 50 heures de visionnage). En espérant qu’ils ne rajouteront pas à la dernière minute un type habillé en blanc, en nous faisant croire qu’il s’agit de Moon Knight!

https://www.netflix.com/ch-fr/title/80018294

https://www.netflix.com/ch-fr/title/80002311

https://www.netflix.com/ch-fr/title/80002537

https://www.netflix.com/ch-fr/title/80002612

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