CARMINE INFANTINO

infantino-01

 

 

Légendaire artiste et éditeur, principalement connu pour sa contribution au golden et silver age des comics, ce géant peine à être résumé en quelques lignes.

Né à Brooklyn en 1925, ce fils d’immigrés italiens passe par the School of Industrial Art de Manhattan avant de voir son premier travail (en tant qu’encreur dans USA Comics) publié en 1941 par Timely. Son père l’obligeant à terminer ses études, il doit se contenter de petites commissions, terminant le travail des autres et dessinant parfois de courts récits. Il s’illustrera sur Captain America, Sub-Mariner ou encore The Human Torch.

Freelance pour différents éditeurs, il intègre DC en 1947, illustrant The Black Canary, Green Lantern (Alan Scott), Justice Society of America, ainsi que l’ancêtre du héros qui le suivra durant toute sa vie professionnelle : The Flash.

Durant les années 50, il illustrera nombre de comics de westerns, de fantastique, d’horreur ou encore de science-fiction. De Mystery in Space à All-Star Western en passant par Strange Adventures ou Phantom Stranger, il enchaîne les titres à une cadence soutenue.

En 1956, après avoir dessiné les aventures de Jay Garrick, il s’associe au scénariste Robert Kanigher pour relancer The Flash, cette fois nommé Barry Allen. Ce faisant, le duo marquera le début officiel du silver age of comics. Il dessinera plus de 250 épisodes de The Flash, devenant au passage le détenteur du record de l’artiste ayant passé le plus de pages sur un personnage de DC Comics.

En 1967, associé au scénariste Arnold Drake, il crée Deadman, un personnage qui sera popularisé quelque mois plus tard par un certain Neal Adams.

Entre 1966 et 1967, Marvel tentant de le débaucher à tout prix, il sera promu directeur artistique par DC (incapable de proposer une somme supérieure pour le garder), puis directeur éditorial quand l’entreprise sera vendue un peu plus tard.

Il embauchera Dick Giordano (qui sera, avec Jenette Kahn et Paul Levitz, instrumental dans la création de Vertigo par Karen Berger en 1992), promouvra des artistes au rang d’éditeurs (Joe Kubert, Joe Orlando et Mike Sekowski) et en engagera d’autres, dont Neal Adams (qui le remplacera sur Batman) et Jack Kirby (The Fourth World, Kamandi, The Demon), ce dernier (en compagnie de Joe Simon), créant une nouvelle version de The Sandman, qui servira un jour de canevas de départ à un certain Neil Gaiman.

Devenu responsable de l’édition de DC en 1971, il poursuivra sans relâche sa carrière de dessinateur, créant en 1972, en compagnie de Len Wein, The Human Target, un personnage qui connaîtra deux séries télévisées et une seconde vie au travers du label Vertigo.

Consultant sur les deux premiers scripts des films Superman, il participera au premier crossover DC/Marvel : Superman vs. the Amazing Spider-Man.

Redevenu freelance en 1976, il travaillera pour Marvel, s’illustrant sur Spider-Woman, Nova et surtout Star Wars, devenant son artiste le plus reconnu à ce jour.

Il décède à l’âge de 87 ans chez lui à Manhattan. Adoré par des générations de fans, il restera à tout jamais comme l’un des artisans majeurs du succès de DC Comics au cours des années 50 à 80, ainsi que l’éternel dessinateur de The Flash.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s