NIGHTCRAWLER DE DON GILROY

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J’avais raté ce film à sa sortie en 2014, ainsi que son passage en dvd début 2015, n’ayant à l’époque pas encore bien saisi l’ampleur de son acteur principal, un comédien autrefois adoré, que j’associais à Donnie Darko, et qui m’avait quelque peu perdu avec des rôles musclés comme celui de Prince of Persia.

Ne m’étant pas vraiment soucié de l’intrigue de Nightcrawler, je ne me suis pas douté une seule seconde que Jake Gyllenhaal suivait le même fascinant chemin qu’Elijah Wood et Daniel Radcliffe, deux autres belles gueules aux choix de carrières aussi radicales que leurs formidables talents d’acteurs.

Suivant les errances nocturnes de Louis  » Lou » Bloom (Jake Gyllenhaal), un cameraman traqueur d’accidents de la route à Los Angeles, le film ne perd pas de temps pour nous révéler que ce type, déjà tordu de nature, s’avère un psychopathe narcissique de la pire espèce. Froid, calculateur et prêt à tout pour refourguer son travail sur les chaînes de télévision locales, il ne va pas tarder à faire son trou au sein de la petite station  KWLA 6, devenant le protégé de sa directrice des news, Nina Romina (Rene Russo), quelque peu aux abois.

Visuellement bluffant, le film de Dan Gilroy (Real Steal, The Bourne Legacy) est sans conteste l’un des plus brillants hommages qui soit à Los Angeles, son traitement périphérique en donnant une vision relativement claire et palpable pour quiconque n’y aurait jamais mis les pieds.

Mais c’est clairement le travail de ses deux acteurs principaux qui est à célébrer, Jake Gyllenhaal et Rene Russo livrant des performances inoubliables, l’un dans le rôle d’un fou se prenant pour Dieu, l’autre dans le rôle de Dieu faisant confiance à un fou.  La comparaison peut sembler facile mais il faut voir comment la position de force et les rôles s’inversent au bout d’un moment. Il est d’ailleurs un peu dommage que le personnage de Nina soit un peu oublié sur la fin (comme s’il manquait une scène).

Mention spéciale au regretté Bill Paxton, qui joue ici un cameraman rival et avec un peu plus d’éthique, qui va faire l’erreur de tendre la main à cette ordure de Lou. Présent dans plusieurs scènes, il apporte une touche humain bienvenue à ce film qui en manque volontairement du début à la fin. Une formidable et poignante performance.

Nightcrawler est une preuve de plus que quand un réalisateur de talent, également scénariste de son film, réussit à porter sa vision à l’écran, le résultat ne peut être que réussi, et ici, il est grandiose. Pratiquement un film d’horreur.

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