DEATHSTALKER II DE JIM WYNORSKI

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1987. Quatre ans après le succès du premier film, arrive ce Deathstalker II avec un tout nouveau casting, le massif guerrier blond bodybuildé étant remplacé par un nouveau héros qui gagne en cervelle ce qu’il perd en muscles. Produit pour le câble, il s’agit du dernier d’une petite dizaine de films sword and sorcery tournés en Argentine pour le compte de Roger Corman.

Niveau histoire, notre héros doit cette fois prêter main forte à la princesse Evie, dépossédée de son titre par deux criminels ayant installé un clone de sa personne sur le trône. Ensemble, ils vont devoir affronter de nombreux ennemis, dont le fameux clone maléfique de la princesse, afin de rétablir cette dernière à sa place.

Dans le rôle de Deathstalker, on retrouve le formidable John Terlesky, une sorte de Ryan Reynolds de l’époque qui, malgré une carrière honorable, autant au cinéma qu’à la télévision, n’a jamais décroché de véritable rôle digne de lui. C’est véritablement honteux au vu du festival qu’il livre durant tout le film, s’avérant aussi charmant qu’irritant dans son rôle de mercenaire bellâtre et irrésistible.

Mais la performance la plus ahurissante du film est clairement à décerner à Monique Gabrielle, qui dans le double-rôle de Evie nous aura roulé dans la farine depuis le début du film. Je m’explique. La princesse est une cruche que Monique Gabrielle interprète avec un jeu qui pourrait passer pour de l’amateurisme mais qui ne l’est pas, bien au contraire. Pourquoi? Tout simplement parce que le clone qu’elle incarne est un modèle de vamp sulfureuse et que ses dialogues sont balancés avec plus de justesse qu’il est demandé dans ce genre de production. Résultat, elle incarne à la fois une ravissante idiote et une femme fatale, les opposant tellement qu’on pourrait croire qu’il ne s’agit pas de la même actrice. Dommage que cette dernière se soit cantonnée à des petites productions adultes (comme en attestent les nombreux plans topless dès la moitié du film), elle avait clairement le talent que bon nombre de stars actuelles n’auront jamais.

Je passerai sur le méchant de service (John LaZar) qui ressemble à un ersatz de Udo Kier mixé avec un garçon coiffeur, même chose pour le reste du casting, typique des séries B toute époques confondues, souvent des amis ou des techniciens de plateau. Petite mention à la belle Maria Socas qui joue ici une reine amazone et dont le statut culte n’est plus à démontrer. Et je m’en voudrais d’oublier la présence de Queen Kong, une catcheuse gigantesque qui va faire voler notre héros des quatre côtés du ring, rappelant volontairement la fameuse scène de Rocky III avec Hulk Hogan.

Si Deathstalker II est bien supérieur au premier film du nom, tant sur le traitement de l’histoire, (plus cinématographique et moins jeux vidéo), que sur son interprétation (tout le casting joue juste ou volontairement faux dans le cas de la princesse Evie), il faut souligner une nouvelle fois l’effort qui a été fait sur les éclairages et la cinématographie de l’ensemble, renvoyant par moments aux meilleurs moments de Castlevania, tout en créant des images indélébiles de la fantasy telle que l’on peut se la représenter quand on lit des livres ou joue à des jeux de rôles. Et l’homme responsable de ce prodige se nomme Leonardo Rodrigues Solis, déjà à l’œuvre sur Deathstalker.

Vraiment dommage que ce film ne soit pas sortit en salles, il aurait certainement changé les carrières de son duo principal au lieu de devenir un énième classique du câble et du marché de la vidéo. Quelle époque quand même.

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