DEATHSTALKER DE JOHN WATSON

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Pendant la trentaine d’années où j’ai lu Mad Movies, ses Notules Lunaires m’ont fasciné. Toutes ces séries b aux affiches magnifiques (souvent par Ken Kelly ou Boris Valejo dans le cas qui nous concerne ici) vendaient du rêve, jusqu’au moment de la vision du film. Néanmoins, il arrivait que certaines de ces productions fauchées possèdent des qualités étonnantes. Ayant eu l’occasion d’en voir trois très récemment, je vais donc vous en parler rapidement.

Deathstalker, premier du nom (sur 4), une coproduction americano-argentine de Roger Corman de 1983, donc, et traitant d’un genre devenu à la mode depuis le Conan the Barbarian de John Millius: le sword and fantasy.

Le film suit la quête de Deathstalker (Rick Hill), un guerrier musculeux envoyé par une sorcière pour récupérer un calice, une amulette et une épée. En route, il sauve Salmaron, un voleur qui va l’accompagner au travers de plusieurs épreuves dangereuses, le duo affrontant plusieurs ennemis en chemin, tout en se faisant de nouveaux alliés, dont le charmant Oghris et la farouche guerrière Kaira (Lana Clarkson), tout ce beau monde se rendant à un tournoi organisé par le sorcier Munkar (Bernard Erhard), détenteur des deux derniers objets.

J’en arrête là avec le résumé, il se passe tellement de trucs invraisemblables qu’on se croirait dans un jeu Atari de la même époque. Ayant vu une version remastérisée de la chose (merci les nouvelles éditions collector), je dois bien admettre que la nullité de l’ensemble est totalement compensé par le plaisir clairement déviant de mater cet objet filmique improbable. Car on sent clairement une certaine ambition de nous faire croire à ce Deathstalker, autant dans les décors (les éclairages sont souvent impressionnants) et les costumes que dans les situations présentées, le tout joué par un casting over the top, souvent maladroit mais totalement dedans.

Parlons-en du casting, L’acteur principal semble avoir été recruté dans une salle de musculation, le méchant semble être un décalque du Ming de Flash Gordon, quand au personnage de Kaira, son statut d’égal du héros est complètement annihilé par les lois du fan-service qui la déshabille tout au long de l’aventure, alors que dans un monde plus juste, elle aurait fait une héroïne bien plus valable que cet ersatz de Musclor.

Film culte du début du câble et de la location de vhs, Deathstalker demeure une perle du cinéma de genre des années 80, ainsi qu’un succès avéré au box-office, cette production d’un demi-million de dollars ayant rapporté 24 fois sa mise en salles.

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