CYBORG OO9: CALL OF JUSTICE DE KOUDAI KAKIMOTO

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Coïncidant avec les cinquante ans de la création du manga éponyme de Shotaro Ishinomori, cette série de 3 OAVs de la TOHO (qui fut projetée en avant-première dans les cinémas nippons) nous arrive aujourd’hui sous la forme d’une série en douze épisodes de 25 minutes sur Netflix.

Joe Shimamura et les huit autres nous reviennent comme au premier jour. Cobayes de l’organisation mafieuse Black Ghost, qui désiraient en faire des cyborgs obéissants et destructeurs afin de conquérir le monde, ils se sont rebellés afin de combattre leur créateur (à l’aide de leurs pouvoirs uniques) et le détruire au final d’une lutte acharnée.

Avec Call of Justice, on retrouve nos 9 cyborgs, coulant une retraite paisible après être intervenus des décennies durant lors de menace en tout genres (invasions extra-terrestres, catastrophes naturelles ou encore conflits armées). Jusqu’à-ce qu’une journaliste, Lucy Davenport, ne les débusquent, les démasquant en quelques minutes, avant de les informer du retour d’une société secrète constituée d’êtres immortels et visiblement invincibles qui contrôleraient le monde depuis des siècles. Une menace que seuls les cyborgs peuvent arrêter.

Faisant suite à plusieurs films et séries animées (et une adaptation live très oubliable), ainsi qu’au récent crossover avec le Devilman de Go Nagai, Cyborg 099: Call of Justice est, à mon souvenir, la première aventure de nos cyborgs complètement réalisée en images de synthèses 3D, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on n’y gagne pas au change.

l’animation n’étant pas des plus réalistes et les effets spéciaux jurant quelque peu avec l’identité très old school des héros de Shotaro Ishinomori, on aurait pu espérer que le traitement scénaristique prendrait le même chemin, modernisant l’action et les dialogues. Tout faux. Nous avons le droit à une intrigue désuète et classique qui générera de grands moments de solitude pour les vieux fan de la série qui assisteront à ce spectacle, les cyborgs étant réduits à des archétypes de héros combattant un vilain omnipotent. On pourrait croire qu’à notre époque, des ennemis mortels ne passeraient pas le plus clair d’un combat capital à discuter de leur prochaine attaque… eh bien si.

Le souci avec Cyborg 009: Call of Justice, c’est que le réalisateur Koudai Kakimoto (sous la supervision de Kenji Kamiyama) s’avère incapable à restituer l’atmosphère serial et naïve de la série, insistant sur son côté technologique à grands renforts d’effets techniques aussi tape à l’œil qu’inutiles. On se croirait d’ailleurs dans les films Appleseed de ces dernières années, des adaptations léchées mais sans véritable patine. Difficile de croire que Kakimoto et Kamiyama soient les responsables du précédent et excellent film de 2012.

L’horripilant générique, interprété par Monkey Magic, n’arrange rien à l’entreprise, mais l’on se surprend à continuer la vision de ces cinq heures de programme avec un relatif intérêt, le charisme original de Cyborg 009 perçant régulièrement au travers de quelques scènes fortes qui, au final, rendent un peu justice à ces héros d’une autre époque. Malgré tout, les images de synthèse et la 3D demeurent de véritables fléaux contemporains de l’animation, autant nippone qu’internationale.

http://www.cyborg009.jp/

https://twitter.com/cyborg009coj

http://www.glenatmanga.com/cyborg009/

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