THE BIG BANG THEORY, SAISON 1-9

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C’est assez fou de penser que cette sitcom américaine va bientôt fêter ses dix ans d’existence! En effet, lancée en septembre 2007 par CBS, The Big Bang Theory est sur le point de conclure sa dixième saison, actuellement en cours de diffusion aux Etats-Unis.

Crée par Chuck Lorre (Two and a Half Men) et Bill Prady (Married with Children), The Big Bang Theory suit les vies privées et professionnelles de deux colocataires scientifiques chez Caltech à Pasadena. Génies geeks passionnés de science-fiction, de jeux-vidéos et de comic-books, ils partagent leurs passions avec deux autres amis scientifiques, avant que l’amour ne vienne progressivement modifier leurs routines immuables, pour certains plus que d’autres.

Avec ma copine, nous avons découvert The Big Bang Theory en 2011 et depuis, nous n’avons jamais raté la sortie d’une nouvelle saison. A la fin de la neuvième, ma copine a décidé de tout se refaire depuis le début. A ses côtés la plupart du temps au cours de ces trois dernières semaines, j’ai pu retrouver tout ce que j’aimais à l’époque (et que j’aime toujours), ainsi que ce qui me manquait dans la série actuelle, car tout le monde vieillit, et parfois pas toujours en bien (oui, c’est de toi que je parle, How I Met your Mother).

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Mais avant de mettre en avant ce que j’aime ou pas dans The Big Bang Theory, un petit descriptif des personnages s’impose, afin de pouvoir y revenir plus facilement par après.

Leonard (Johnny Galecki) est un physicien timide au physique ingrat et portant des lunettes. Malgré une vie de brimades et une mère psychiatre qui ne lui a jamais montré beaucoup d’amour, il demeure une personne bonne et raisonnable en laquelle le public peut se reconnaître. Il partage l’appartement de son ami et collègue Sheldon et l’introduit à ses amis, Howard et Rajesh. L’intrigue principale de la série tourne autour de lui et Penny, la ravissante serveuse habitant au même étage qu’eux.

Sheldon (Jim Parsons), lui, est plus complexe. Pendant humain du Spock de Star Trek, ce physicien génial et sans le moindre filtre social est également dénué d’empathie et calcule tout ce qui à trait à sa personne. Sa naiveté et son innocence (l’argent n’a pas de valeur dans sa logique, il est également incapable de mentir) n’ont d’égal que sa folie des grandeurs et son ego surdimensionné, en faisant le ressort comique de la série et un personnage impossible, car aussi détestable qu’adorable.

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Penny (Kaley Cuoco) représente le prototype de la jolie jeune femme blonde qui rêve de devenir une star de cinéma en faisant la serveuse pour payer son loyer. habituée à sortir avec des stéréotypes du sexe opposé (grand, beau, musclé et un peu idiot), elle trouve en Leonard un changement rafraîchissant, découvrant peu à peu son monde étrange et fascinant, ainsi que ses amis, tout aussi uniques, bien que plus problématiques à ses yeux. Très sociale de par sa profession, elle va mettre tout son bon sens et son intelligence naturelle pour s’intégrer à la bande.

Howard (Simon Helberg) est un ingénieur en aérospatiale d’origine juive. Vivant chez sa mère (que l’on ne voit jamais et avec qui il ne communique qu’en criant) avec qui il n’a jamais coupé le cordon, il cumule passablement de clichés liés à sa religion, mixés avec une misogynie et un complexe de persécution qui l’empêchent (dans un premier temps) de se trouver une femme. Maigre comme un fil et coiffé d’une coupe au bol démodée, il est également le plus kitsh et vulgaire de la bande, ses fringues étant limite criminelle, tout comme sa vision des femmes.

Rajesh (Kunal Nayyar) est, comme son nom l’indique, d’origine indienne. Incapable de parler à une femme sans avoir bu de l’alcool (durant la majorité des saisons) et de se montrer digne des attentes de ses parents (restés au pays et lui parlant par Skype), il demeure l’éternel célibataire, préférant la compagnie de son pote Howard avec qui il entretient une relation parfois équivoque que certains personnages secondaires voient comme homosexuelle. Cumulant également bon nombre de poncifs sur les indiens, Raj n’a aucun sens de l’habillement et ne fais jamais rien pour se mettre en valeur.

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Bernadette (Melissa Rauch), future relation de Howard, apparaît au cours de la saison trois, avant de devenir un personnage régulier du show. Etudiante en microbiologie, elle paie ses études en étant serveuse au Cheesecake Factory, également le lieu de travail de Penny, qui est donc sa collègue. Petite blonde à lunettes à forte poitrine, Bernadette est une jeune femme adorable et romantique qui peut devenir brusquement autoritaire et glaçante. Son sens moral est également parfois discutable.

Amy (Mayim Bialik) est une neurobiologiste encore plus coincée et bloquée que Sheldon. Elle apparaît brièvement dans la saison trois et revient régulièrement à partir de la suivante. La voyant comme la copie de leur ami, Howard et Raj vont la présenter à Sheldon, créant la seconde dynamique amoureuse de la sitcom après celle de Penny et Leonard. Une dynamique un peu différente, car basée sur une misère et une sécheresse affective aberrante qui va progressivement évoluer vers un peu plus de normalité. Habilée comme une vieille fille et semblant vivre à une autre époque, Amy est une romantique qui s’ignore et qui est prête à tout pour récolter des miettes d’amour. Son travail l’oblige à expérimenter sur des animaux de laboratoire, mais cela ne l’affecte pas outre mesure.

Stuart (Kevin Sussman) réussit l’exploit d’être encore plus à plaindre que Amy, ce qui n’est pas rien. Vieux garçon ringard propriétaire du comic shop dans lequel les quatre amis viennent faire leurs achats, Stuart est un peu le personnage ingrat, invisible et sans importance dont tout le monde se fiche. Dépressif et suicidaire de par cet état de fait, il est le réceptacle de toutes les misères du casting, les siennes étant ignorées. Apparaissant de manière récurrente pendant les saisons deux à cinq et sept, il devient régulier dans la six et à partir de la huit. Possédant un potentiel immense qui lui est dénié, son personnage ne semble jamais pouvoir atteindre le bonheur auquel il aspire, ce qui le rend encore plus misérable.

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Emily (Laura Spencer) est certainement le personnage féminin le plus improbable de The Big Bang Theory, tout simplement parce qu’il révèle plus d’une erreur monumentale de casting que d’une mauvaise gestion scénaristique. Cette dermatologue apparaît dans les saisons sept et huit, avant de devenir la copine officielle de Raj et de devenir un personnage régulier. Mais hormis ses conflits avec Sheldon, elle ne s’intègre jamais vraiment dans l’histoire, son actrice étant bien trop sérieuse pour le programme.

A ce casting, s’ajoutent passablement de personnages qui sont essentiellement des parents, des relations de travail, des ex(e)s ou encore des connaissances, certaines plus récurrentes que d’autres . Mais comme ce n’est pas un dossier sur la série, et que c’est déjà bien assez long comme ça, je ne vais pas m’y attarder. Mon avis général sera donc assez tranché.

Premièrement, à la différence de passablement de sitcoms qui me semblent fadasses à la revoyure, The Big Bang Theory réussit à garder mon attention et ma sympathie. Je crois que cela tient à la définition des personnages qui, même s’ils sont en partie des clichés et des stéréotypes, sont également un peu des parias, en tout cas des originaux. Deuxièmement, la dynamique originale fonctionne toujours aussi bien après une décennie et c’est déjà un petit miracle, malgré l’évolution de ses personnages, leur amitié ne s’est pas transformée en quelque chose de fonctionnel et continue à subir les plus ou moins mêmes désagréments qu’au début de la sitcom. Troisièmement, la série a presque réussi, consciemment ou pas, à gommer toutes les abominations qui faisaient sa marque de fabrique des débuts. Et ça, c’est presque un exploit, car si la plupart du public ne voit ici qu’un inoffensif divertissement, son contenu culturel, racial et éthique a longtemps été une problématique dont personne ne voulait entendre parler.

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J’en viens donc aux problèmes de la série. The Big Bang Theory, malgré toutes ses qualités scénaristiques et la force de son casting, est une sitcom qui prend l’eau de tous côtés. Même en positionnant la suspension d’incrédulité au maximum, il est totalement improbable que quatre individus aussi cloisonnés (limite autistes) que Leonard, Sheldon, Rajesh et Howard puissent co-exister ensemble, tout en réussissant à intégrer des femmes à leur dynamique quasi-inchangée. Surtout, leur évolution sociétale semble être récompensée à chaque fois par l’arrivée d’une femme. Ce qui explique pourquoi des personnages comme Raj et surtout Stuart, semblent condamnés à la solitude et à la misère, autant affective que sexuelle. C’est pour moi le gros souci avec cette sitcom, qui n’est au final qu’une comédie romantique dont le but ultime semble être de marier des geeks irrécupérables.

Un autre problème de taille de The Big Bang Theory, c’est la misogynie et le racisme insondable totalement accepté de ses personnages, Howard et Raj en particulier. Que l’on puisse à ce point piétiner l’image de la femme, la culture indienne et la religion juive à la télévision américaine est certes un signe de liberté constitutionnelle, mais cela n’excuse par la lourdeur et la vulgarité crasse de certaines situations tout au long de ces dix saisons. Et même s’il est avéré que le show a fait plus de bien que de mal à la communauté geek, on ne me fera pas croire que ce traitement au bazooka est issu de scénaristes qui savent de quoi ils parlent. C’est exactement le même que dans les blockbusters américains. On balance des trade paperbacks dépareillés dans une étagère, on pose des statues de Batman aux quatre coins d’un appart, un sabre laser et des peintures d’Alex Ross au mur et le tour est joué! Et comme personne ne sait de quoi il parle, nos quatre héros, pro DC Comics jusque dans leurs sous-vêtements, semblent plus obnubilés par Marvel et Stan Lee dans la plupart de leurs discussions que par DC, les autres éditeurs n’existant évidemment pas.

J’en termine avec avec ce qui demeurera ma plus grande colère dans The Big Bang Theory, à savoir le traitement du personnage de Stuart (formidable Kevin Sussman), le patron du comic-shop. Je ne sais pas ce qui est le pire avec ce pauvre gars solitaire, dépressif et clairement suicidaire, le fait qu’il soit le seul de la série à faire du surplace socialement et émotionnellement, ou que la sitcom ai décidé d’en faire un ressort comique durant toutes ces années. Stuart ne me fait pas rire, il me fait mal au cœur, il me bouleverse par sa fragilité, par sa gentillesse et toutes ses  qualités qui sont niées depuis si longtemps par les scénaristes de la sitcom. On sait que ce vieux garçon est un artiste accompli (il dessine Penny dans la première saison), c’est également un self made-man et un homme qui a suffisamment de force morale pour ne pas mettre fin à sa vie alors qu’elle est nulle à chier, ce que la sitcom ne manque jamais de nous rappeler à grands renforts de rires du public. Bref, Stuart me brise le cœur et je désapprouve totalement que l’on puisse rire de son malheur alors que les autres geeks de la série sont tous devenus de meilleures personnes grâce à des femmes qui les ont extirpés de leur propre misère. Fuck you CBS!

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Il y aurait encore plein de choses à dire sur cette sitcom (quand j’écris ça, c’est que c’est bientôt la fin), sur le traitement des parents de nos héros, évidemment toutes à problèmes, car il n’y a pas de familles heureuses dans les sitcoms, que des personnes à problèmes et des enfants traumatisés par une éducation trop stricte ou laxiste.

Je reviendrai probablement sur la saison dix dans le courant de l’année. En espérant que The Big Bang Theory ne prenne pas le même chemin que d’autre sitcoms autrefois passionnantes. Le show ayant été confirmé pour une douzième et ultime saison, on peut simplement espérer que notre bande de geeks ne se prenne pas un coup de vieux monumental dans sa dernière ligne droite.

http://www.cbs.com/shows/big_bang_theory/

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