BEACH SLANG (featuring HELLO MY NAME IS), LIVE AU ROMANDIE, LAUSANNE

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La soirée commence un peu plus tôt que prévu au Romandie, la première partie étant assurée par Hello My Name Is, un groupe de Lausanne pratiquant un punk-rock énergique et ultra-positif (malgré ce qu’ils en disent), le tout chanté en français, parce que merde, quoi! J’en profite d’ailleurs pour remercier l’une de mes amies qui m’a précisé l’heure exacte de leur set, car je serai vraiment arrivé trop tard sans elle et m’en serais tellement voulu.

Défendant leur album  »Fluctine », le trio, qui a joué deux jours plus tôt dans un passage sous-voies, balance ses hymnes, entre deux et trois minutes à chaque fois, le tout avec une énergie et une puissance qui font plaisir à voir et à entendre. De  »Demain N’Existe Pas » à  »La Gueule de L’Emploi » en passant par  »Les Jeunes Couples Font des Grands-Pères », les Lausannois donnent tout, baisant la dépression dont ils se targuent d’être atteint en l’explosant au travers de leur juste rage . Une excellente introduction à ce qui va suivre.

Abandonnant momentanément la chaleur de la salle pour aller fumer un cigarillos devant l’entrée, j’en profite pour taper la discussion cinq minutes avec une rockstar locale, ce dernier m’en apprenant un peu plus sur le groupe principal de la soirée et son fantasque chanteur, James Alex, un adolescent de 47 ans. Remontant retrouver mes amies, nous discutons autour d’un verre avant que le concert ne commence.

Les lumières s’éteignent enfin et le groupe de Philadelphie arrive sur scène, mené par son excentrique frontman. Habillé d’une veste en velours bleu bardée de badges, d’une chemise à jabot et d’un nœud papillon rouge, James Alex ressemble définitivement à un timelord, comme va le prouver la suite.

Démarrant les hostilités sur  le fulgurant  »Noisy Heaven », le groupe enchaîne avec  »Spin The Dial », suivi de  »Hard Luck Kid », des morceaux bien énervés et formidablement catchy qui rappellent The Replacements et, dans une certaine mesure, Ryan Adams dans ses jours les plus rock’n’roll. Après tout, le dernier album de Beach Slang ne s’appelle pas  »A Loud Bash of Teenage Feelings » pour rien.

Très bavard, et doté d’un fabuleux rire, le chanteur n’hésite pas à communiquer avec le public entre les titres, en arrêtant même un après son intro par peur d’oublier ce qu’il avait à nous dire. S’extasiant sur notre métro local, il en vante la propreté, l’opposant avec celui de Philadephie qui ressemblerait à des toilettes publiques en comparaison, vu qu’il serait préférable de ne pas l’emprunter en fond de wagon, de risque d’avoir les pieds trempés de pisse!

Les morceaux s’enchaînent les uns après les autres,  »Ride The Wild Haze »,  »Hot Tramps »,  »Punks In a Disco Bar », ne durant jamais plus de trois minutes, à une ou deux exceptions près. Et puis arrive mon titre préféré, celui que j’écoute en boucles depuis cet après-midi:  »Dirty Cigarettes ». Avec son intro de guitare tubesque en diable et ses paroles fabuleuses, ce titre est vraiment le highlight ce ce concert, le groupe jouant vraiment au diapason.

Seconde guitariste du groupe, semblant se tapir dans l’ombre de la scène, Aurore Ounjian m’aura beaucoup fait penser à Paz Lenchantin, actuelle bassiste des Pixies. Discrète, elle assure ses parties sans effort, laissant le show aux garçons, Ed McNulty assurant la basse et Cully Symington se démenant sur sa batterie.

Terminant le concert sur le très college rock  »Bad Art & Weirdos Ideas » et la locomotive  »Atom Bomb », le groupe quitte la scène pour y revenir sans se faire prier, le public, bien que très favorable, étant quand même un public de lundi soir, c’est-à-dire moins festif et alcoolisé qu’en fin de semaine. Qu’importe, James Alex est motivé pour dix ce soir et nous le fait savoir, nous balançant le  »Folsom Prison Blues » de Johnny Cash, suivi d’un  »Punk or Lust » tonitruant, le concert s’achevant avec l’une de ses chansons préférées, le  »Where Is My Mind » des Pixies, que le groupe retranscrit à merveille avant de nous quitter pour de bon. Vivement la prochaine fois.

Abandonnant mes amies au stand merchandising pour retrouver les rues de ma ville, je rentre à pieds en fredonnant la mélodie de  »Dirty Cigarettes », mon téléphone sonnant un peu plus tard pour me rappeler que ma copine m’attend à la sortie du métro, une occasion en or pour lui parler de celui de Philadelphie!

https://hellomynameis.bandcamp.com/

https://beachslang.bandcamp.com/

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