THE TITTY TWISTER, LIVE AU BLEU LEZARD, LAUSANNE

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Composé de membres de Monkey3 et Ritual Boogie, ainsi que du frontman de ces derniers et ancien chanteur de Azazelblue’s Earthworms, The Titty Twister était de retour à la cave du Bleu Lézard pour ce qui restera comme mon dernier concert de l’année 2016.

Arrivant un peu en avance pour retrouver un vieil ami, je me retrouve confortablement attablé au fond de la salle, dominant la fosse en attendant le début des hostilités. Une position inhabituelle qui contraste fortement avec les deux-cent et quelques concerts auxquels j’ai pu assisté ici depuis la fin des années 90. On dira que c’est le privilège de l’âge.

Avec un nom de scène inspiré par le film From Dusk Til Dawn de Robert Rodriguez (The Titty Twister est le bar à strip tenu par des vampires à la frontière Mexicaine), la formation romande se veut essentiellement un tribute band dédié au rock n’roll et à son histoire, principalement axée autour des seventies (avec quelques incursions 60’s).

Pour ma part, c’est surtout l’occasion de retrouver la voix bluesy de Stephen Garey, un chanteur comme on en fais plus et qui a laissé une empreinte mémorable dans l’esprit des noctambules romands, baladant ses groupes éphémères au travers de concerts toujours habités par l’esprit du rock n’roll et du Jack Daniel’s (bon sang, la fois où il s’est cassé de scène pendant dix minutes avant de réapparaître comme si de rien n’était pour continuer à chanter du Bon Scott torse nu!).

Au menu de la soirée, qui sera longue (deux heures de concert, du jamais vu de mémoire d’habitué de la cave) passablement de classiques inoxydables joués par nos solides gaillards.

Plus ou moins dans l’ordre, on citera  »Come Together » des Beatles, joué tranquillement en début de set, histoire de s’échauffer.  »Suzie Q » de Creedence Clearwater Revival, que je n’avais plus entendu depuis des lustres.  »I’m Eighteen » d’Alice Cooper (avec  »School’s Out » un peu plus tard, qui me feront regretter l’absence d’une amie fan du Coop’).

Je fais une pause afin de faire une petite dédicace à la demoiselle qui était assise à côté de notre table pendant toute la soirée et qui a passé près de trois quart d’heure sur son putain de téléphone sans se préoccuper de ce qui se passait sur scène, allant jusqu’à faire une courte vidéo pour frimer sur les réseaux sociaux, avant de se faire rejoindre par une copine et de discuter avec elle jusqu’à la fin du gig, le deux occultant totalement le concert. Sachant que l’entrée coûtait une quinzaine de francs et que les boissons sont majorées, on peut se demander ce qui a bien pu motiver ces deux personnes à se rendre à la soirée. Il y a des comportements qui me dépassent.

Au même moment, Stephen Garey, Boris et dB nous balancent l’incontournable  »Jumpin’Jack Flash » des Rolling Stones (avec  »Gimme Shelter » un peu plus loin). Le groupe n’oublie par Led Zeppelin avec une version bien énervée de  »Communication Breakdown ». Histoire d’injecter un peu de blues blanc, nous aurons ensuite le  »Jesus Just Left Chicago » de ZZ Top, quand ces derniers ne s’étaient pas encore vendus à MTV. Le Jimi Hendrix Experience sera également à l’honneur avec  »Puple Haze » et  »Foxy Lady »

Titty Twister oblige, nous aurons droit au suave et chaloupé  »After Dark », fameux morceau de Tito and Tarentula qui accompagnait la danse au serpent de Salma Hayek dans le film de Rodriguez, cette dernière étant ce soir remplacée par deux demoiselles, Choupette et Virginie, bien connues des habitués du groupe pour l’avoir accompagné à maintes reprises en tant que Snake Girls et qui réapparaîtront pour le final  »Moonage Daydream », ultime hommage à David Bowie, décédé en début d’année.

Avant cela, nous aurons eu droit à deux morceaux des Doors,  »Roadhouse Blues » et le fabuleusement hanté  »Riders on the Storm », dont l’interprétation me fera amèrement regretter la désormais impossibilité de pouvoir fumer dans cette cave comme au bon vieux temps. En y réfléchissant, je me demande bien comment on a pu en arriver là, le souvenir de cigarettes allumées dans une salle de concert me semblant de plus en plus une construction de mon imagination. Mais je digresse.

Avant le grand final sur scène (qui me rappellera quelques moments magiques à la rue César-Roux), le groupe balancera une version épique de  »Born to be Wild » de Steppenwolf, suivie d’une toute aussi réussie du  »With a Little Help from my Friends »de Joe Cocker (techniquement un titre des Beatles).

Le groupe termine son gig sous un tonnerre d’applaudissements, nous laissant chavirés de bonheur et remplis de chaleur pour retourner affronter le froid des rues Lausannoises (non sans avoir salué son chanteur qui fêtait ses 50 ans cette année). Une excellente manière de terminer cette année avant les fêtes qui, pour ma part, seront écourtées après Noël par une saleté de grippe. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir ajouté du whisky à mes tisanes!

https://myspace.com/twistertitty

https://www.facebook.com/the-TITTY-TWISTER-309146592474988/

crédit photo: Lnpixelle Photography

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