DC COMICS

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DC Comics,  véritable institution depuis 1934 et la création de National Allied Publications (son premier nom) par Malcolm Wheeler-Nicholson. Scénariste de pulps et entrepreneur-visionnaire, l’homme fut le premier à publier du contenu original (et non pas des rééditions de strips parus préalablement dans la presse) dans ces fascicules appelés comic-books, créant un précédent qui allait marquer le début d’une nouvelle industrie. L’arrivée de Superman en 1938, Batman en 1939, The Flash et Green Lantern en 1940 ou encore Wonder Woman en 1941, feront de l’éditeur une véritable locomotive éditoriale.

Depuis cette époque dorée (justement appelée golden age), la maison d’éditions n’a jamais cessé d’évoluer jusqu’à aujourd’hui, changeant de nom en cours de route (National Allied Publication devenant National Comics Publications en 1946, puis National Periodical Publications en 1961 et, enfin officiellement, DC Comics en 1977).

Au cours de son histoire, elle rachètera même certains de ses infortunés concurrents (Fawcett, Charlton ou encore WildStorm et son propre label ABC) pour incorporer leurs catalogues au sien. C’est ainsi que des personnages comme Captain Marvel (devenu Shazam ! pour des raisons de copyright perdu), The Question, Captain Atom, Blue Beetle, The Authority ou encore Ex-Machina et Tom Strong sont désormais publiés sous les bannières DC Comics ou Vertigo selon les titres.

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L’avènement dans les années 60 de Marvel (anciennement Timely et Atlas) transformera DC en éternel outsider de luxe, l’éditeur historique de Batman et Superman n’arrivant plus à dominer commercialement sur le terrain des super-héros et se réfugiant avec un certain succès dans la publication de titres d’horreur, de fantastique, de science-fiction et de guerre (inspirés par le défunt éditeur des années 50: EC Comics).

Les années 70 marqueront la période ou DC commencera à se montrer plus cérébral et adulte que la concurrence en matière de super-héros, des séries comme Deadman, The New Gods, Green Arrow/Green Lantern et même Batman traitant de sujets avec un sérieux, une noirceur (ainsi qu’une certaine violence) jusqu’ici inédites.

La situation évoluera encore au milieu des années 80, l’éditeur ayant créé une véritable révolution culturelle avec l’arrivée de nombreux et surdoués scénaristes britanniques qui donneront naissance à quelques-unes des plus grandes bandes dessinées de la fin du XXème siècle. On citera Watchmen, John Constantine Hellblazer, V For Vendetta, Black Orchid, Batman: Arkham Asylum, Swamp Thing, The Sandman ou encore Animal Man.

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Mais le plus grand événement de l’éditeur demeure l’œuvre d’un américain: Frank Miller, dont le Batman: The Dark Knight Return sera un véritable électrochoc culturel lors de sa sortie en 1986. Enfin, les comic-books sortaient du domaine réservé de l’enfance et le faisaient savoir avec fracas, bousculant les certitudes de l’industrie littéraire comme jamais auparavant

S’engouffrant dans ce marché occulté par la concurrence et réservé aux labels indépendants, DC deviendra encore un peu plus adulte, continuant à publier des titres de super-héros avec succès (dont New Teen Titans et le crossover Crisis On Infinite Earths) mais cherchant à toucher un nouveau marché avec des séries plus sombres.

Sous l’influence de la merveilleuse éditrice Karen Berger, DC accouchera tout logiquement en 1993 du label Vertigo. Récupérant les séries adultes de DC en cours de publications (The Sandman, Swamp Thing, Doom Patrol, John Constantine Hellblazer) et proposant de nombreux nouveaux titres tels que Death (qui fut numéro 1 des ventes), Sandman, Mystery Theatre, Preacher, Shade the Changing Man et j’en passe, Vertigo s’imposa rapidement comme la seule alternative valable au déferlement de testostérone qui était en train de s’abattre sur les années 90.

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En 1994, DC acquerra Mad Magazine et tout l’héritage historique qui va avec.L’éditeur surfera adroitement sur la vague ultra-violente de l’époque, tuant et estropiant (momentanément) Superman et Batman, entre deux publications de son anti-héro Lobo. S’essayant à raviver quelques vieilles acquisitions (The Fly, The Shield), à lancer des titres ethniques (Static, Hardware, Xombi) ou encore orientés science-fiction (Transmetropolitan, Bloody Mary), l’éditeur comprendra que l’époque n’était pas propice à toutes les innovations, comme en témoigneront la débâcle de plusieurs labels (Impact, Milestone, Helix ou encore Minx bien plus tard). Au final, seul Vertigo et DC auront survécu à l’effondrement du marché (conséquences d’années de spéculations, de l’avènement des ordinateurs et d’internet, ainsi que de nouveaux loisirs représentés par les jeux vidéo, les cds et les dvds.

Dans les années 2000, DC s’est essayé brièvement aux mangas, a tenté d’incorporer les personnages du label WildStorm à ses publications, publié Judge Dredd (franchise britannique désormais chez IDW) sur le marché américain et fait de Vertigo un label fonctionnant de manière indépendante (les séries appartenant à leurs créateurs).

En 2011, sous l’égide de son éditeur exécutif Eddie Berganza et de son éditeur-en-chef Bob Harras, DC annulera toute sa ligne de comics et lancera simultanément 52 nouveaux titres. A grand renfort de publicité (presse, télévision, radio et internet), The New 52 sortira toute une industrie du marasme économique et créatif.

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Le départ de l’éditrice exécutive historique de Vertigo, Karen Berger en 2013, marquera une autre date importante, le label s’étant depuis fait dépasser par les productions de l’éditeur indépendant Image, nouveau vivier de talents et berceau de titres novateurs. Remplaçant Karen Berger, la fidèle Shelly Bond (assistante éditeur depuis 1993) sera victime de la restructuration de DC, son poste étant supprimé en 2016.

De leur côté, les coéditeurs Dan DiDio et Jim Lee (secondés par le président de DC, Geoff Johns) appliqueront une politique encore plus ambitieuse en 2016 avec DC Rebirth, relançant non seulement une nouvelle fois le marché, mais toute la dynamique historique de la vénérable maison d’éditions.

Surfant sur un succès commercial et critique durable, DC poursuit son histoire, tandis que ses personnages, plus connus que jamais, crèvent l’écran, autant à la télévision (Arrow, Gotham, Legends of Tomorrow) qu’au cinéma (Batman, Superman, Suicide Squad). Quand à Vertigo, 2018 marquera bientôt l’anniversaire de ses 25 ans d’activités et l’on peut s’imaginer que nous n’avons pas fini d’en entendre parler, le succès de ses personnages (Preacher, John Constantine, Lucifer, IZombie et quelques autres) n’étant plus à faire.

http://www.dccomics.com/

http://www.vertigocomics.com/

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3 réflexions sur “DC COMICS

  1. Merci. Oui, à condition que le lien renvoie à l’article sur ma page WordPress. J’ai besoin de visibilité et je souhaiterai que les personnes qui s’intéressent à mes écrits sachent où les trouver.

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