APPLESEED DE SHINJI ARAMAKI

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Après avoir découvert la troisième installation de la franchise Appleseed au cinéma, il me semblait normal de revoir le premier film sortit en 2004.

Entièrement crée à l’aide du moteur graphique Trinity Engine, le film de Shinji Aramaki (le film Albator, Corsaire de l’Espace et les deux Appleseed suivants) est un étrange croisement entre l’univers de l’animation 3D et celui du jeu vidéo, le rendu final ressemblant à du cel-shading de haut niveau mais manquant fortement de réalisme.

Se passant en 2131 après la troisième guerre mondiale, ce premier Appleseed nous permet de retrouver l’héroïne principale, Deunan Knute, guerrière légendaire ignorant que le conflit s’est arrêté et continuant d’agir en tant que tel, jusqu’à-ce qu’elle se fasse neutraliser et amener à Olympus, une cité utopique dans laquelle elle retrouve son ancien compagnon et désormais cyborg, Briareos. Après quelques ajustements à cette nouvelle vie, Deunan va se retrouver mêlée à une conspiration dont elle semble être l’enjeu principal, des individus avides de pouvoir pensant qu’elle possède le secret de l’Appleseed. En compagnie de Briareos, elle va devoir défier toute une armée pour espérer sauver la belle utopie d’Olympus.

Si le film commence par une longue scène grandiose digne de Metal Gear Solid et Splinter Cell, la suite laisse quelque peu sa faim, les personnages humains étant mal animés et donnant l’impression d’assister à des discussions entre des marionnettes. Privilégiant des décors à couper le souffle et des designs futuristes magnifiés par des effets de lumières bluffants, le film peine beaucoup à rendre des protagonistes crédibles (malgré la capture de mouvements), transformant l’intrigue principale en une sorte de longue cinématique de jeux vidéo sans beaucoup d’âme.

Ce qui est étonnant, c’est que cette démarche, saluée unanimement par les médias de l’époque comme une révolution technologique et cinématographique (au niveau de l’animation en tout cas), s’avère au final plus un régal pour les yeux que pour l’amateur de cinéma. Justement parce que le cinéma est absent d’Appleseed. Ce n’est pas faute d’essayer (le scénario ayant quelques ambitions), mais le traitement est bien trop froid et caricatural pour espérer fonctionner sur la longueur. Ce qui rend l’existence des deux films suivants (créés sur le même modèle) encore plus frustrants, aucune amélioration (si ce n’est techniques) n’ayant été faite pour rendre le rendu final plus réel.

Niveau habillage sonore, hormis un score martial et totalement de circonstances de Ryuichi Sakamoto, Appleseed est également rythmé par des musiques de Boom Boom Satellites et Paul Oakenfold (principalement au début et à la fin), ce qui donne une couleur légère bienvenue après des passages militaires relativement sombres.

On gardera néanmoins deux scènes très belles dans leurs exécutions, la première et la dernière, pour le reste, ce n’est que de l’esbroufe visuelle qui souffre déjà au second visionnage. Mais c’est beau, un peu vide mais beau.

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