THE FOX AND THE HOUND DE TED BERMAN, RICHARD RICH ET ART STEVENS

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Adaptation du roman éponyme de Daniel P. Mannix paru en 1967, ce long-métrage d’animation de 1981 fut l’un des derniers grands classiques des studios Disney avant le retour en grâce à la fin de la décennie avec The Little Mermaid.

L’ayant découvert enfant en salles lors de sa sortie (sous le titre Rox et Rooky), je m’en souviens avec beaucoup d’émotion, son animation classique inimitable m’ayant totalement fasciné, sans oublier le final traumatisant qui doit bien être, rétrospectivement parlant, la scène la plus violente que j’ai pu voir à cette époque (la suivante devant être le clip  »Thriller » de Michael Jackson).

Véritable fan de ce film, j’avais également l’album Panini avec ses vignettes à collectionner (que j’échangeais avec mes deux petites voisines, dont le père, policier alcoolique, avait faillit nous renverser avec sa voiture avant de s’encastrer dans des buissons… mais c’est une autre histoire!), ainsi que le 45 tours du générique français chanté par Dorothée (alors animatrice de Disney Dimanche et Récré A2).

Pour ce qui est de l’histoire, tout le monde la connait, un renardeau devient contre toute attente le meilleur ami d’un chiot de ferme, ce dernier devant servir de futur remplaçant au vieux chien de leur propriétaire commun, qui se trouve être un chasseur de peaux. Le temps passant, les deux amis finissent par grandir, devenant un renard et un chien adultes. Evidemment, malgré leur amitié, la réalité et l’ordre naturel des choses vont se charger de mettre à mal les liens qui les unissent, le film culminant dans un climax étourdissant les confrontant à un grizzli monstrueux.

Véritable chef d’oeuvre qui n’a pas pris une ride en 35 ans (ce qui n’est pas le cas de bon nombre de productions Disney plus récentes), The Fox and the Hound demeure une oeuvre fascinante et exaltante, ses diverses tonalités (on passe littéralement de la comédie au drame) étant traitées avec une justesse impressionnante.

Que ce soient les deux personnages humains (Amos Slade et Widow Tweed), les autres animaux de la forêt (Porcupine, Badger, Boomer et cie) ou même le traitement de Chief (le vieux chien de Slade), personne ne vient parasiter le film par des excès de gentillesse ou de méchanceté caricaturales. Au contraire, tous ces personnages apportent une dimension supplémentaire à l’histoire principale. La relation entre le chasseur et la veuve Tartine est étonnamment tendue et réaliste. On sent bien que ces deux-là pourraient vivre ensemble si leurs différents n’étaient pas si grands. Pour ce qui est de Chief, sa condition de chien de chasse devenant progressivement obsolète est traitée avec beaucoup de psychologie que ça en est presque choquant. Quand au reste des amis de la forêt, leur traitement ne vient jamais gâcher l’intrigue principale, les scénaristes leur ayant donné à chacun une personnalité propre.

Si l’on voulait vraiment chipoter, on dirait que le seul personnage inutile est celui de la renarde Vixex, son personnage semblant n’avoir été inventé que pour rallonger artificiellement l’histoire.

Débuté en 1997, la production de ce film aura duré près de quatre ans, Disney ayant perdu Don Bluth (Brisby et le Secret de NIMH en 1982) et quelques autres pointures, partis de leur côté car mécontents de la baisse de qualité des studios. C’est également le dernier film de l’ère analogique, les films suivants entrant progressivement dans le numérique, pour le meilleur mais surtout pour le pire.

Considéré par beaucoup comme le dernier bon film d’animation des studios Disney, The Fox and the Hound fait également partie d’un long processus de déclin qui aura commencé avec des films comme Robin Hood (1973) et The Rescuers (1977) et se sera poursuivi avec The Black Cauldron (1985), The Great Mouse Detective (1986) et Oliver and Company (1988).

Malgré les départs de trois des Neuf Sages de Disney (les animateurs Frank Thomas, Ollie Johnston et Wolfgang Reithermann), les studios trouvent quand même un peu de sang neuf avec leurs nouvelles recrues, l’une d’entre-elles étant un jeune homme du nom de Tim Burton.

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