BAMBI DE DAVID D. HAND

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Datant de 1942, cette adaptation animée (et plusieurs fois repoussée depuis ses premiers balbutiements en 1933) d’un roman de Felix Salten (Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois, paru en 1923) fait partie des classiques intemporel des studios Disney.

Bambi est également connu pour ses scènes de chasse qui auront traumatisé des générations entières de jeunes spectateurs, non pas par leur violence graphique mais par leurs résolutions hors-champ dont personne ne semble se rappeler. En effet, à chaque fois que l’on parle de Bambi, l’on s’émeut de la mort de sa mère ou de celles d’autres animaux abattus par balles, sauf que ces morts n’apparaissent pas visuellement dans le film. On pourra sans peine oser ici faire un rapprochement avec la fameuse scène de la tronçonneuse dans le Scarface de Brian De Palma.

Pour ma part, ne l’ayant vu que tardivement et plus souvent sous la forme d’extraits que dans sa version complète, je n’en gardais que de vagues souvenirs liés à des instants anodins et sans véritable histoire à quoi me raccrocher.

Voir la naissance du faon Bambi, puis sa lente découverte du monde de la forêt, au travers de ses diverses rencontres, du changement des saisons, le tout sous la protection bienveillante de sa mère, ne sauraient être traduits par des mots, le traitement cinématographique de cette fable animalière étant bien plus complexe qu’on le croirait au premier abord.

Ce n’est pas par hasard si Bambi est désormais conservé au sein de la Bibliothèque du Congrès Américain, son importance culturelle, autant esthétique qu’historique, n’étant plus à remettre en doute. D’ailleurs, une simple vision du film suffit pour se rendre compte. Sous son apparente innocence et sa légèreté, se cachent une profondeur et une dureté inattendue. C’est d’abord l’arrivée de l’hiver qui inquiète, puis la finalité d’une balle de fusil qui se charge de changer les choses à tout jamais.

D’une beauté à couper le souffle (les scènes sous la neige en particulier), Bambi est un film à la fois enivrant et tragique, représentant une première du genre pour une histoire dont les personnages sont des animaux.

Sa longue conception et réalisation, aussi douloureuse que chaotique (grève des syndicats, deuxième guerre mondiale, problèmes financiers des studios, etc.), méritant aisément un film à lui tout seul, je me contenterai d’ajouter que rarement, pour ne pas dire jamais dans l’histoire de l’animation, une fiction animalière n’aura demandé autant d’efforts et de talents réunis pour en venir à bout. Aujourd’hui encore, il semble difficile de justifier une telle débauche de moyens pour un film de 68 minutes. Mais sa vision demeure à chaque fois une redécouverte totale et un bonheur intense.

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