WHITE GIRL DE ELIZABETH WOOD

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Premier film de Elizabeth Wood, White Girl est un drame réaliste racontant les tribulations New-New-yorkaises de Leah (sublime Morgan Saylor), une jeune étudiante emménageant dans un appartement du Queens en compagnie de sa copine Katie.

Interne dans un magazine d’art (prenant de la coke et baisant avec son patron en toute innocence), Leah s’amourache de Blue (Brian Marc), un gentil dealer en bas de sa rue, devenant rapidement sa copine et l’encourageant à se faire plus d’argent avec son business. L’amoureux se faisant serrer par la police, la demoiselle se retrouve avec un kilo de cocaïne qu’elle va utiliser pour tenter de sauver son amoureux.

Comparé et vendu comme une oeuvre crue et sulfureuse, digne de Larry Clark ou du Drugstore Cowboys de Gus Van Sant, White Girl est un film qui peine quand même un peu à se montrer à la hauteur de toute la hype qui l’entoure.

Porté du début à la fin par la performance exceptionnelle de Morgan Saylor (la série Homeland), White Girl doit beaucoup à sa candeur (la scène du tableau dans le bureau, sa première rencontre avec Blue, la visite en prison) et à sa folie rentrée, ce qui rend son personnage fascinant, totalement imprévisible et attachant.

Et c’est un peu tout ce qui peut être porté au crédit de ce premier film, l’histoire étant agréable à suivre mais plutôt banale, avec quelques déraillements prévisibles jusqu’à la conclusion. Mais le tout est platement filmé et l’habillage musical quelque peu sacrifié aux quelques scènes avec la sono en fond.

On appréciera néanmoins la présence de Chris Noth (Law & Order Sex and the City) dans le rôle de l’avocat bien peu recommandable travaillant pour Leah (comme le démontrera une scène aussi inattendue que sordide).

Le film réussit à garder un certain équilibre qui nous empêche de porter un jugement moral sur le personnage de Leah, ce qui est plutôt une bonne chose. Après tout, qui sommes-nous pour critiquer son comportement? Elle aime la drogue, elle aime baiser et faire la fête? On peut difficilement la blâmer pour ca. Alors oui, ça lui retombe dessus, mais elle est fidèle à son copain et tente de le sortir de prison par tous les moyens, alors qu’elle pourrait très bien ne faire que la fête en permanence et l’oublier aussitôt, son cas semblant déjà réglé d’avance. Il y a une forme de persistance et de jusqu’au-boutisme dans le personnage de Leah qui force le respect, malgré tout ce qui lui arrive.

En conclusion, White Girl est un portrait plutôt réaliste et honnête d’une jeune femme de son époque (avec de mauvaises fréquentations et un style de vie auto-destructeur) qui se retrouve dans les ennuis jusqu’au coup. Tout le reste n’est qu’une histoire d’interprétation.

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