I AM THE PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE DE OSGOOD PERKINS

Résultat de recherche d'images pour "i am the pretty thing that lives in the house series poster"

Sortit au mois d’octobre dernier, cette production Netflix est le second film de Osgood  »Oz » Perkins, un ancien acteur de second rôles devenu scénariste en 2013 (Cold Comes the Night avec Bryan Cranston), puis réalisateur avec en 2015 avec son précédent film, The Blackcoat’s Daughter (avec Emma Robert et Lauren Holly). Tout comme ces derniers, son nouveau film n’a pas bénéficié d’une véritable sortie cinéma, s’étant contenté de projections en festivals.

Il faut avouer que I am the Pretty Thing that Lives in the House n’est pas pour tout le monde, son propos, ainsi que son déroulement, étant plus à ranger du côté du thriller psychologique quelque peu expérimental que sous l’étiquette horreur pure qui a servit à en faire la promotion. A la limite, on pourrait parler d’un film de fantôme, et encore…

Le pitch de départ est relativement simple, Lily, une nurse jouée par Ruth Wilson (des séries Luther et The Affair) est engagée pour s’occuper d’une vieille romancière d’horreur souffrant de démence. De nature angoissée et sujette à la solitude de sa fonction, Lily ne tarde pas à observer des choses dans cette grande maison et qui lui font penser que cette dernière est hantée. Commençant à lire le roman le plus populaire de la romancière, elle découvre le personnage de Polly Parsons, une jeune femme dont le récit fait étrangement écho à sa situation.

Volontairement lent et monotone, le film se repose presque entièrement sur la performance de Ruth Wilson, jouant avec les codes de l’horreur en même tant qu’avec nos nerfs. Certains y trouveront leur compte mais d’autres n’auront pas la patience de tenir les 87 minutes que dure ce huit-clos.

Pour ma part, j’ai trouvé le film intéressant et prenant, bien que peu divertissant et ne cherchant jamais à l’être. Ce n’est vraiment pas un programme pour la génération biberonnée aux films de James Wan et autres Eli Roth. On est plus proche ici de David Lynch et David Cronenberg, ces derniers dans leurs périodes les plus sombres.

Dans le rôle de la romancière Iris Blum, on saluera le retour (après deux décennies d’absence) d’une star hollywoodienne des années 60-70, Paula Prentiss (Where the Boys Are, What’s New Pussycat) qui s’avère stupéfiante à chaque fois qu’elle est à l’écran, son personnage réussissant à être encore plus angoissant que celui de Lily.

Une mention spéciale se doit d’être faite pour la performance de Lucy Boynton, dont la présence fantomatique vaut toutes les éloges.

Parcouru par quelques moments tétanisants et autant de scènes glaçantes (qui resteront dans les mémoires des cinéphiles les plus blasés), I am the Pretty Thing that Lives in the House fait partie de ces films rares qui s’apprécient dans une salle vide ou tout seul au milieu de son salon. Froidement recommandé.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s