STAR TREK VI: THE UNDISCOVERED COUNTRY DE NICHOLAS MEYER

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Avec cette ultime aventure, l’équipage original de l’USS Enterprise entrait de pleins pieds dans une nouvelle décennie, profitant du mois de décembre 91 pour dire adieu à ses fans et entrer dans l’immortalité.

Après l’échec (commercial et critique) de The Last Frontier, (William Shatner lauréat des Razzie Awards, autant comme réalisateur que comme acteur!), The Undiscovered Country se devait d’être inoubliable ou, au moins, de redresser la barre pour laisser une bonne impression, et ce malgré un budget de production à nouveau revu à la baisse.

Retrouvant le réalisateur émérite de The Wrath of Khan, Nicholas Meyer, la saga Star Trek originelle va donc tenter, non sans mal, de se montrer sous son meilleur jour, une toute dernière fois.

Les Klingons ayant toujours été la menace la plus présente dans la saga (et ce depuis la série télévisée), chaque film (ou presque) nous en ayant appris un peu plus sur leur civilisation guerrière, leur coutumes et autres traditions, il semblait évident de finaliser cette lente exposition en transformant ces éternels ennemis en potentiels alliés.

L’idée du film fut donc de précipiter la fin de l’Empire Klingon afin d’obliger ce dernier à rallier la Fédération qu’il avait tant combattu au travers de ses attaques de Starfleet, toute l’astuce de l’histoire étant de montrer l’apparente impossibilité de la chose en opposant l’équipage du capitaine Kirk (dont le fils a été assassiné par les Klingons) à une délégation de ces derniers. A cela, le film rajoute une bande de conspirateurs bien décidés à tout faire capoter, donnant au film une coloration raciste très appuyée, le personnage de Kirk semblant dangereusement tomber du côté obscur, bien que cela ne soit pas la même franchise.

Un attentat contre un oiseau de proie Klingon (et imputé à l’Enterprise) rompant tout protocole, les survivants du massacre (une partie de la délégation ayant été exécutée de sang froid par deux mystérieux officiers de Starfleet) décident d’arrêter le commandant Kirk et le docteur McCoy pour les faire juger par un tribunal populaire.

La suite est une longue mais passionnante scène de procès, suivie par un verdict qui va donner une direction inattendue au film, permettant une fois de plus à William Shatner et DeForest Kelley de paufiner leur duo tragi-comique. Pendant ce temps, le reste de l’Enterprise se retrouve livré à lui-même, réduit à une contre-enquête laborieuse, désordonnée et digne des plus mauvais épisodes de la série télé. Si l’on s’était habitué à voir l’équipage original quelque peu bridé en fonction de l’histoire, c’est ici vraiment Spock qui souffre le plus, le vulcain semblant également faire de la figuration aux côtés des ses vieux camarades.

Mais malgré tout cela, The Undiscovered Country fonctionne. Parce que les acteurs jouent bien (mention spéciale à Christopher Plummer dans le rôle d’un impitoyable guerrier Klingon puant la mort), que l’image d’un film Star Trek n’a jamais été aussi belle et précise, et que tout ce beau monde semble s’activer du mieux qu’il peut pour faire de ce film un grand et bon segment de la saga.

Alors oui, il ne se passe pas grand chose par moments et la comédie semble invariablement reprendre le pas après des moments au combien sérieux, voir carrément tragiques (l’attentat meurtrier et ce procès pour le moins expéditif), mais malgré ces ruptures de ton, The Undiscovered Country garde le cap jusqu’à sa conclusion. Et même la longue séquence du goulag (avec la belle Iman dans un rôle de créature polymorphe et manipulatrice), qui peine vraiment à nous inquiéter du sort de nos héros, n’arrive pas à nuire à la dynamique de l’ensemble.

Quand à la résolution finale, digne d’une série télévisée, elle est finalement à l’image-même de Star Trek, qui, malgré les moyens investis dans ses six films, n’aura jamais vraiment désiré être autre chose que le prolongement des 80 épisodes tournés entre 1966 et 1968.

Retrouver une dernière fois l’équipage de l’Enterprise uni suffira à notre bonheur, même si Sulu, commandant d’un autre vaisseau, ne retrouve ses compagnons que pour une seule et unique scène de tout le film.

Métaphore de la fin de la guerre froide, The Undiscovered Country se termine sur une touche d’espoir et beaucoup d’émotion, l’équipage de l’Enterprise (moins George Takei) effectuant une ultime balade avant de ramener son vaisseau au garage. Une balade qui aura duré un quart de siècle.

Gene Roddenberry aura eu juste le temps de voir le film avant sa première, mourant quelques jours plus tard après avoir demandé, en vain, des coupes sévères .

http://www.startrek.com/

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