ERGO PROXY DE SHUKO MURASE

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La série anime du studio Manglobe fêtant ses dix ans cette année, il semblait normal de célébrer son anniversaire par une petite chronique, votre serviteur ayant découvert cette série de science-fiction il y a quelques jours à peine et étant tombé complètement sous son charme unique.

Réalisé par le brillant Shuko Murase (Witch Hunter Robin, Argento Soma), sur un scénario original du non moins génial Dai Sato (Cowboy Bebop, Samurai Shamploo, Wolf’s Rain), Ergo Proxy est une série de 23 épisodes qui ravira les amateurs de Ghost in the Shell, Blade Runner ou encore AD Police.

Se passant à Romdo, une cité futuriste recouverte d’un dôme protégeant ses habitants d’un virus (Cogito) ayant contaminé le reste du monde, Ergo Proxy raconte la cohabitation fragile entre les humains et les robots (AutoReivs). Jusqu’au moment où ces derniers, contaminés à leur tour par le virus, se mettent à tuer sans raison. Les humains se retournant contre eux, les AutoReivs en arrivent à croire que ce virus les a fait évoluer vers un état de conscience supérieur.

J’en profite pour mentionner l’adorable Pino, une poupée mécanique légèrement contaminée par le virus Cogito et dont la douce folie fait un peu penser au personnage d’Arale dans Docteur Slump de Akira Toriyama.

Quand à Vincent Law (le Proxy du titre), il représente une autre sorte d’étape dans l’évolution des robots, possédant le meilleur des humains et des AutoReivs en lui. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est amoureux de Re-L Mayer, une inspectrice du renseignement pas commode qui a décidé de faire la lumière sur toute cette affaire, quitte à sortir des limites protectrices de la cité de Romdo.

Étonnante par sa construction, Ergo Proxy profite pleinement de ses 23 épisodes (sur un peu plus de neuf heures) pour brouiller les pistes, commençant en ville, avant de bifurquer par un épisode jeu télévisé, puis se retrouver dans un désert de désolation, quelque part entre Akira et les visions post-apocalyptiques de Tsutomu Nihei (Blame! Biomega, Noise). Et que dire des aventures de Pino dans une sorte de Disneyland complètement fou?!

Si le générique de fin utilise l’universel  »Paranoid Android » de Radiohead, le générique principal ( »Kiri ») est l’oeuvre inspirée du duo japonais Monoral, visiblement très influencé par Snow Patrol.

En résumé, à l’instar des pedigrees prestigieux de son réalisateur et de son scénariste, Ergo Proxy est une série rare et précieuse (tout comme Serial Experiments Lain) qui compte parmi les toutes meilleurs productions que l’animation nippone nous aura offert (cette utilisation parcimonieuse et quasi-parfaite de la 3D). Son scénario dépasse ses ambitions premières pour nous emmener dans une aventure humaine inoubliable qui ne laissera personne indemne à la fin.

Totalement recommandé s’il fallait encore le préciser.

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