STAR TREK II: THE WRATH OF KAHN DE NICHOLAS MEYER

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Confortée par le succès de Star Trek, le film, mais consciente des améliorations qui doivent êtres faites pour que la licence perdure, la Paramount fait cette fois appel au romancier et réalisateur Nicholas Meyer (C’était Demain) pour ce deuxième volet.

Coûtant trois fois moins cher que son prédécesseur, The Wrath of Kahn va s’avérer un excellent calcul, rapportant plus de sept fois sa mise initiale sans avoir coûté beaucoup en frais de promotions, le film n’étant exploité (comme les autres) que sur le territoire américain.

Commençant par le fameux test de simulation appelé Kobayashi Maru (reprit dans le reboot de J. J. Abrahams) en prenant comme victime l’officier Saavik (Kirstie Alley), le film nous fait découvrir les nouvelles activités de l’USS Enterprise, devenu le navire-école de Starfleet.

Mais la véritable histoire démarre avec le USS Reliant qui, lors d’une exploration de routine sur une planète abandonnée, tombe sur un vieil ennemi bien connu des fans de la série télévisée. Conquérant psychopathe né de l’eugénisme, Kahn (joué par Ricardo Montalban, héros de la série Fantasy Island) a été abandonné avec les siens par le capitaine Kirk, mais un accident stellaire peu de temps après a dramatiquement altéré les conditions de vie de la planète, la transformant en désert. Reconnaissant le commandant Chekov (Walter Koenig), Kahn comprend que l’heure de sa vengeance a enfin sonné.

Économisant sur les effets spéciaux pour retrouver son ambiance de serial et tout ce qui faisait le charme de la série, The Wrath of Kahn joue beaucoup avec la grandiloquence de son fabuleux méchant, le cabotinage viril et outrancier de Montalban s’avérant étonnamment rafraîchissant après les interprétations quelque peu statiques et pleines de réserves du film précédent.

Le duel tactique et la guerre des nerfs qui vont se jouer entre Kahn et Kirk sera également l’une des grandes satisfactions de ce film, reléguant carrément les révélations familiales de ce dernier (il a un fils nommé David) au second plan.

Il se passe beaucoup de choses dans ce film, presque trop en fait, ce qui nuit quelque peu à la cohérence de l’ensemble au final. En effet, outre la revanche d’un vilain oublié, viennent s’intercaler la mise en avant de passablement de personnages secondaires, ainsi qu’un important projet scientifique nommé Genesis qui va devenir un objet de convoitise pour Kahn. Et comme si cela n’était pas suffisant, l’un des personnages principaux de la saga se sacrifie!

Film quelque peu outrancier, visiblement fauché et rempli d’incohérences (la plus grande étant que le personnage de Pavel Chekov n’existait encore pas à l’époque de l’épisode avec Kahn), Star Trek II demeure l’un des films les plus aimés de la saga, sa force étant sans doute sa capacité à passionner et à raviver le passé sans se reposer sur des effets spéciaux coûteux.

Surtout, avec ses réflexions sur les affres du temps qui passe (déjà présentes dans le premier film), Star Trek a réussit à prendre le contre-pied de Star Wars et de son casting de jeunes héros, sa science-fiction à papa osant même nous proposer une vision de seniors combatifs mais pas dupes de la finalité de leur voyage. Cette audace s’avérera des plus payantes avec les films suivants.

http://www.startrek.com/

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