THE FOLLOWING, SAISON 3

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Suite et fin des tribulations meurtrières de l’agent du FBI Ryan Hardy interprété par le formidable Kevin Bacon. J’insiste sur le fait que cette série doit énormément à son acteur principal, car il est bien souvent la seule raison valable de poursuivre la vision de cette histoire abracadabrante qui, épisode après épisode, amasse les morts à l’arme blanche comme on gobe des jelly beans.

Se passant une année après les événements meurtriers de la saison précédente avec les jumeaux Gray, ces quinze épisodes finaux ne tardent pas à plonger directement dans l’horreur, Kyle et Daisy, un jeune couple de serial killers (admirablement joué par Hunter Parrish et Ruth Kearney) aux ordres de Mark Gray (Sam Underwood) reproduisant des scènes de crimes à l’aide de nouvelles victimes mises en scène de manière à accuser le comportement criminel de Ryan Hardy et son équipe un an plus tôt.

Et c’est un peu là ou la série se mord la queue.

Si l’on remonte au début de la série, on a le personnage de Joe Carroll (James Purefoy), tueur en série et leader d’un culte à travers tout le pays d’hommes et de femmes prêt(e)s à tuer n’importe quand et n’importe qui pour lui plaire. Croupissant actuellement dans le couloir de la mort, Carroll (ancien disciple du docteur Strauss, joué par Gregg Henry) a eu le temps de créer des émules encore plus dangereux que lui.

Ce qui nous amène à la saison deux avec la famille Gray, composée de la mère Lily (géniale Connie Nielsen) et de ses deux jumeaux, Mark et Luke (les deux remarquablement interprétés par Sam Underwood). Leurs actions, dépassant de loin le mode de fonctionnement de leur leader, vont provoquer les morts sanglantes de dizaines d’innocents, à chaque fois de manière on ne peut plus brutale, poussant Hardy et ses coéquipiers du FBI dans leurs derniers retranchements. La suite se passe de toute précision.

Et voilà donc la finalité de cette saison 3, des monstres criminels irrécupérables punissant des agents du FBI pour avoir tué de sang froid d’autres monstres criminels irrécupérables.

Dénué de toute forme d’humour et d’espoir, The Following est une série dérangeante qui fait vraiment flipper par sa banalisation du meurtre, le plus souvent à l’arme blanche. Episode après épisode, on finit par se dire que la vie n’a plus la moindre espèce d’importance, chaque membre survivant du casting ayant soit déjà manqué de mourir plusieurs fois, soit perdu plusieurs membres de son entourage proche ou de sa famille. Surtout, personne ne semble à l’abri de se faire planter ou trancher la gorge, pas même le personnage principal.

Mais le pire, c’est que les grands malades de la série subissent exactement le même sort. On commençait à se passionner pour le couple de psychopathes formé par Kyle et Daisy et un ressort du scénario nous en prive au tiers de l’intrigue, n’en laissant qu’un des deux (je ne dis pas qui mais il aurait mieux valu les supprimer ensemble vu ce qui va être fait du survivant) pour faire la place à de nouveaux personnages. C’était bien la peine de les magnifier dans leurs mises en scènes macabres pour en arriver à une telle conclusion!

Même problème avec le jumeau Gray survivant; on nous le présente comme le diable en personne, puis on l’oublie au profit d’autres intrigues, avant de le faire revenir avec un twist idiot et de le réduire à un énième personnage secondaire.

Et que dire du maléfique docteur Strauss? Dans le genre potentiel réduit à néant, son personnage se pose là. Et tout ça pour introduire le véritable méchant de la série, à savoir Theo Noble (Michael Ealy), un tueur tellement efficace et sans émotion qu’il en est au final chiant comme la mort! Même les révélations sur sa vie privée et les différents flashbacks n’arriveront pas à nous le rendre passionnant. Evidemment, on va se le taper jusqu’à la fin.

Encore heureux que la série décide de se rappeler qu’elle a James Purefoy sous la main, l’utilisant enfin pour donner un peu de relief à tout ce bordel sans nom. Mais cela ne dure pas, les règles débiles de la série semblant stipuler que tout bon personnage doive disparaître avant d’atteindre pleinement son potentiel de nuisance.

Saison de trop, cette troisième fournée est également celle qui accumule le nombre le plus invraisemblable de serial killers au mètre carré, terminant de rendre l’ensemble indigeste et hautement improbable.

Alors on s’accroche à la performance de Kevin Bacon dans le rôle de Ryan Hardy, on le suit dans ses enquêtes sordides et l’on compte les morts, ses morts surtout, toutes ces vies volées qui le tuent à petit feu, le rapprochant de sa propre fin, si ce n’est physique, du moins mentale, son existence semblant n’apporter que malheur autour de lui. Et c’est la grande force du jeu de Bacon que de nous faire partager toutes ces émotions à travers son jeu remarquable. A la fois sensible et dur comme la pierre, passant de la douceur à une froideur totale, cet éternel adolescent triste de bientôt 60 ans est véritablement le moteur de cette série au combien discutable, autant sur la forme que le fond.

Lui brodant une storyline digne des pires épisodes de 24, la dizaine de scénaristes (responsables de ce chaos narratif) le transforme en une sorte de Jack Bauer alcoolique, tortureur et voyant des fantômes, pensant probablement rendre la série plus intéressante. C’est perdu.

Etant en train de terminer cette ultime saison, je ne vois pas grand chose d’autre à ajouter pour la défendre, chaque épisode étant de plus en plus mauvais et le casting principal semblant complètement pédaler dans le cirage, comme si le scénario était écrit au fur et à mesure et sans plus la moindre notion de cohérence.

Observer ces trois monstrueux tueurs en séries se comporter soudainement comme des ados paniqués restera comme l’un de plus grands échecs de cette série.

En l’état, The Following restera une sorte d’abomination télévisuelle ultra-violente qui aurait mieux fait de rester focalisée sur son admirable duo de frères ennemis de la première saison. Dommage qu’elle se soit perdue dans l’accumulation de personnages inutiles et manquant cruellement d’âme, perdant son temps à taillader celle de son personnage principal à chaque putain d’épisode.

http://www.fox.com/the-following/

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