THE STONES IN THE PARK

Résultat de recherche d'images pour

Histoire de boucler la boucle, j’en profite pour chroniquer ici le cadeau de départ offert par Rock & Folk pour ma lettre d’adieux (publiée dans le numéro 589) à leur publication après plus de 25 ans de fidélité absolue. En règle générale, voir sa lettre publiée dans le magazine vaut un cd. Histoire de marquer le coup, Philippe Manoeuvre m’a envoyé un dvd (réservé aux abonnés) des Stones, ayant lu ma lettre et certainement peu goûté mes remarques concernant mon ras-le-bol de subir les Stones chaque six mois en couverture du magazine! C’est de bonne guerre et j’apprécie néanmoins ce cadeau. Merci Philippe.

J’ai donc eu droit à l’édition spéciale France avec ses bonus exclusifs, le dvd contenant trois titres inédits ( »Mercy Mercy »,  »Stray Cat Blues » et  »No expectations » en versions très potables bien que non remastérisées et partiellement complètes), une présentation (et non pas une interview comme indiquée) de Philippe Manoeuvre que je connaissais déjà et qui est comme d’habitude passionnante, l’homme connaissant son sujet sur le bout des doigts. Last but not least, le vieux documentaire  »Rolling with the Stones » qui a le mérite de rappeler quelques faits, à savoir que le groupe a commencé il y a fort longtemps, les images d’archives (en noir et blanc) semblant antédiluviennes. Un document précieux s’il en est, mais que l’on ne regardera qu’une fois.

Attaquons maintenant le vif du sujet avec ce concert, mille fois vu par bribes (pas mal de fois en entier aussi) et dont il manque toujours quelques bouts 45 ans plus tard. Pour le coup, nous avons droit à une nouvelle version entièrement remastérisée avec son mono d’époque et option dolby digitale 5.1.

Hyde Park, 5 juillet 1969. Le cadavre de Brian Jones (récemment viré du groupe) a été retrouvé chez lui il y a deux jours, flottant dans sa piscine. La légende veut que ce soit un meurtre motivé par le ras-le bol, la rockstar ayant poussé le bouchon un peu trop loin avec les ouvriers faisant des travaux dans sa propriété à ce moment; ces derniers, excédés par ses caprices de star et son arrogance, lui ayant maintenu la tête sous l’eau pour le faire taire. Une histoire qui en vaut une autre. En tout cas, la police a refusé de faire une autopsie du corps, ne désirant absolument pas savoir ce qui s’était passé dans cette piscine ou Brian Jones est mort noyé comme un chien.

Deux jours plus tard, 500000 personnes se sont rassemblées dans l’un des plus grands et mythiques parcs de Londres pour accueillir le retour de leur groupe préféré (après deux ans d’absence sur scène, une éternité à l’époque), accompagné d’un nouveau guitariste nommé Mick Taylor.

Monté comme le film sur Woodstock, The Stones in the Park est un mélange fascinant d’images moitié live, moitié documentaire; la performance du groupe étant entrecoupée de courtes interviews (Mick Jagger la majorité du temps) et de moments filmés avant, pendant et après le concert. On y croise des Hell’s Angels, Marianne Faithfull, les Stones en réunion, quelques fanatiques et plein d’autres trucs fascinants qui donnent, au final, un meilleur éclairage sur l’époque que passablement d’autres documentaires officiels.

Pour ce qui est de la performance des Rolling Stones, je retiens surtout le poème de Shelley lu par Jagger avant le concert (avancé au milieu du dvd) et qui semblait être son obsession de la journée. Pour ce qui est du concert, c’est du Stones pur jus, moitié rock’n’roll, moitié blues, avec des classiques ( »(I Can’t Get No) Satisfaction »,  »I’m Free »,  »Jumpin’ Jack Flash »,  »Sympathy for the Devil ») et quelques reprises (Johnny Winter, Don Covay et Robert Johnson).

Considéré comme l’une des plus grandes performances live du groupe, ce concert souffre néanmoins de quelques soucis techniques, à commencer par des guitares mal accordées et un manque de pratique (de deux ans) qui s’entend particulièrement bien sur  »Sympathy for the Devil », littéralement massacré et sauvé par les percussionnistes africains invités sur scène. Ce qui sauve l’ensemble, c’est l’évidente joie du public de retrouver son groupe favori après deux ans d’absence.

Au final, un document historique précieux, ainsi qu’une partie non négligeable de l’histoire du rock (ce qui n’est quand même pas rien), mais on sent bien que l’ensemble a été monté en épingle (par Granada TV) pour en faire quelque chose de plus extraordinaire que cela n’était, les cinq dernières minutes trahissant un peu la grandeur supposée de l’ensemble.

http://www.rollingstones.com/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s