STAR TREK, SAISON 3

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Voilà, c’est fait, moi et ma copine en avons terminé avec la troisième saison des aventures spatiales du capitaine Kirk et de son équipage à bord de l’Enterprise. Quel bilan faire de ces 80 épisodes de la série originale de Star Trek?

Eh bien, comme pour beaucoup de programmes de la fin des années 60 (et même après), Star Trek souffre des mêmes carences, à savoir un manque de cohérence parfois énervant, un budget de production (revu à la baisse malgré des dépenses de promotion) qui cache une misère récurrente, ainsi qu’un manque de vision à long terme (et pour cause, Star Trek étant en train de mourir) qui empêchera la série de s’élever plus haut que son concept de base, s’abaissant de plus en plus souvent à faire du  »monster of the week » que de raconter une véritable histoire.

Même si tout le casting fait bien son job, on a quand même l’impression que des personnages de l’équipage ont été privilégiés au détriment d’autres (souvent à cause de disputes internes liées au tempérament parfois difficile de William Shatner), Sulu (George Takei) étant honteusement sous-utilisé dans cette dernière saison.

Pour ce qui est des lieux de tournage, un œil entraîné aura remarqué que certains environnements reviennent de manière récurrente dans les visites de l’équipage de l’Enterprise sur de nouvelles planètes. Même chose pour les scènes dans le désert qui gravitent inévitablement autour du même rocher gigantesque!

Mais ce qui est le plus agaçant, c’est le manque d’évolution dans les rapports entre l’équipage, le protocole semblant toujours l’emporter sur le côté affectif et la connaissance de l’autre. Ces gens sont ensemble depuis des années à tourner dans l’espace, mais ils n’arrivent toujours pas à sortir de leurs fonctions et s’avèrent incapables de prendre des décisions rapides lorsque la situation l’exige.

Le meilleur exemple de cet échec narratif est sans conteste l’épisode final de la série ( »Turnabout Intruder », lorsque qu’une femme prend possession du corps de Kirk et se fait maladroitement passer pour lui face à tout son équipage. Cet interminable quiproquo (appuyé par le cabotinage de William Shatner qui joue Kirk en mode hystérique, parce que c’est bien comme ça que sont les femmes, n’est-ce pas?!) s’étend sur toute la durée de l’épisode, culminant dans une ridicule tentative de mutinerie et une scène de procès fatigante entre le faux capitaine et une partie de son équipage, chacun étant plus ou moins convaincu qu’il se passe quelques chose d’étrange…

Bordel, après trois foutues saisons à traverser l’espace à ses côtés, même l’équipage secondaire aurait pu voir que ce n’était pas leur capitaine!!!

Je m’emporte un peu, mais cet épisode final, à lui tout seul, aurait justifié que l’on n’entende plus jamais parler de Star Trek et que l’on s’en souvienne simplement comme d’une sympathique série des années 60 avec quelques surprenantes fulgurances.

Parce que des épisodes comme  »Spock’s Brain » (le cerveau de Spock a été volé et il faut le retrouver),  »Spectre of the Gun » (l’équipage se retrouve obligé de revivre les événements de O.K. Corral),  »The Paradise Syndrome » (une scandaleuse appropriation culturelle pour raconter une histoire avec des indiens, même pour l’époque) ou encore  »The Savage Curtains » (Kirk et Spock doivent affronter des ennemis inexistants dans le but d’un test), dignes des comics délirants publiés par DC à la même époque, n’arrivent pas à occulter les moments de génies encore présents dans cette troisième saison.

Que ce soit  »And the Children shall Lead » (des enfants doués de pouvoirs et contrôlés par un monstre, sèment le chaos à bord de l’Enterprise),  »Is there in Truth no Beauty? » (un mystérieux ambassadeur ne peut être vu sans provoquer la folie de celui ou celle qui l’observe),  »The Tholian Web » (Kirk se retrouve prisonnier entre deux dimensions alors que le vaisseau est en difficultés suite à une attaque) ou encore le formidable  »That which Survives » (sur une planète abandonnée, un ordinateur, trop parfait, accueille à sa façon toute nouvelle trace de vie), ce ne sont pas les sursauts de bravoure qui manquent, faisant de Star Trek, dans ces moments-là, une série unique en son genre.

Se terminant au début du mois de septembre 1969, Star Trek, malgré une fan-base jamais vue auparavant dans l’histoire de la télévision, fut victime de la politique interne de NBC qui changea défavorablement son horaire de diffusion et limita sa réception sur ses canaux. Ce traitement absurde poussa progressivement son créateur, Gene Roddenberry à s’éloigner de la série, la voyant doucement s’enfoncer dans l’indifférence générale.

Malgré son nombre insuffisant d’épisodes pour l’époque, Star Trek commença gentiment sa longue rediffusion, devenant l’une des séries les plus programmées après son arrêt, son audience ne cessant jamais d’augmenter au fil des années. Et tandis que les fans de la série (appelés trekkies) se multipliaient, que des conventions Star Trek commençaient à fleurir ici et là, les rumeurs d’un retour commencèrent à se faire de plus en plus fortes.

Ce retour, comme vous le savez, se fit au cinéma en 1979, mais cela est une autre histoire; que je vous raconterai très prochainement.

http://www.startrek.com/

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