OATHBREAKER  »RHEIA »

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Sortit le 30 septembre, le nouvel album des belges de Oathbreaker n’en finit plus de devenir l’album de l’année des magazines spécialisés et d’un public black metal qui commençait sérieusement à devenir blasé après toutes ces années.

C’est que  »Rheia » n’est pas un album comme les autres. A l’image de sa charismatique chanteuse Caro Tanghe (qui alterne entre voix gutturale et voix claire), Oathbreaker n’a pas attendu 2016 pour proposer une alternative musicale empreinte de post-rock-hardcore, le tout saupoudré d’un peu de punk et de new wave. Cela s’entendait déjà un peu avec ses deux précédents albums ( »Maelstrom » en 2011 et  »Eros/Anteros » en 2013), mais ce qui se passe sur  »Rheia » est pour le moins inattendu.

Démarrant a cappella par le titre  »10:56 » (couplé au second titre et premier single de l’album) pour enchaîner sur le furieux  »Second Son of R », l’album scie les jambes de l’audit(rice)eur direct, la puissance de feu du groupe de Ghent ne laissant le champ libre qu’au chant le plus romantique et épique qui soit, magnifié par un clip vidéo de toute beauté qui devrait rester longtemps dans les mémoires. Certain(e)s y trouveront probablement l’influence vocale de Björk, mais ce serait minimiser grandement la proposition musicale de la jeune chanteuse des Flandres (ainsi qu’oublier bien vite ses hurlements de folie). Ce que vient prouver avec brio le titre  »Stay Here/Accroche-moi », qui ne démériterait pas sur un album des Cocteau Twins ou de Chelsea Wolfe.

Comme si cela ne suffisait pas à notre bonheur,  »Rheia » propose un autre classique en puissance nommé  »Immortals » en faisant près de 9 minutes par la grâce d’un break étonnant (tout comme ce second clip dévastateur) qui part dans une démesure dramatique que seule l’expérience live pourra reproduire à sa juste valeur. Bonheur total, il ne me reste que trois petites semaines afin de pouvoir assister à ce prodigue sonore dans ma propre ville! Dommage que leur prodigieux batteur, Ivo Debrabandere, vienne de quitter l’aventure il y a peu. Mais qu’importe, il reste la guitare assassine de Lennart Bossu et la basse d’outre-tombe de Gilles Demolder.

Je pourrai encore disserter en long et en large de ce disque de folie, de son côté avant-garde et expérimental, de ses influences cinématographiques et de ses allures de soundtrack qui ne dit pas son nom, mais au final, rien ne servira autant à la cause du black metal que l’acquisition de cet album unique qui, à lui tout seul (ou presque), réussit à repousser les limites mêmes du genre. Un exploit en soit et un groupe qu’il va falloir rapidement réévaluer dans les mois qui viennent.

http://theoathbreakerreigns.com/

https://deathwishinc.com/

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