DEAD SPACE 3 SUR PS3

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Véritable raison d’être de mes précédentes chroniques de la franchise de Visceral Games, Dead Space 3 s’avère une conclusion fabuleuse de l’aventure dramatique de Isaac Clarke. Y ayant joué récemment, ce troisième opus est encore très présent dans mon esprit, ce qui va me permettre d’en parler plus personnellement que les deux précédents.

Se passant une nouvelle fois trois ans après les événements précédents (toujours au XXVIème siècle), cette ultime mésaventure voit notre héros (bien malgré lui) sortir de sa cachette pour mener le combat le plus important qui soit. Opposé au gouvernement (qui recherche les secrets du Monolithe original qui a donné lieu à toutes ces horreurs), ainsi qu’aux unitologues (des fanatiques religieux qui veulent le buter), Isaac embarque avec un équipage pour retrouver Ellie Langford (survivante de Dead Space 2) sur une colonie humaine nommée Tau Volantis. Bien évidemment, son vaisseau se crashe salement et Isaac se retrouve seul au milieu d’une planète glaciaire infestée de Nécromorphes avec pour première mission de retrouver les survivants du crash.

Ce changement de climat radical rappellera quelques bons souvenirs aux fans de la franchise Lost Planet, le côté mecha en moins. Niveau ennemis, Dead Space 3 s’avère toujours aussi agressif, rajoutant à la menace Necromorphe des escouades de mercenaires armés jusqu’aux dents. Cette orientation  »Call of Duty » n’est pas véritablement problématique au gameplay, donnant quelques interactions avec les monstres relativement bien gérées par le moteur du jeu (même si hautement stressantes).

Autre interaction nettement plus intéressante, celle avec John Carver, un mercenaire en quête de rédemption qui va prêter mains fortes à Isaac durant une grande partie du jeu, devenant véritablement son bras droit dans sa quête pour empêcher la destruction totale de l’univers.

Je n’en ai pas beaucoup parlé lors de mes deux précédentes chroniques, mais tout ce qui à trait à l’exploitation du Monolithe original est proprement fascinant. Ce qui commence comme une sempiternelle parabole de l’humanité colonisant l’espace pour aller y piller de nouvelles richesses naturelles, se transforme rapidement en croisade religieuse une fois le Monolithe découvert, ses innombrables et terrifiants secrets créant la plus dangereuse des religions.

Instrumentalisée par des hommes d’influences contrôlant tout, de la science aux lois, cette volonté folle de restaurer la grandeur de l’humanité (sans se soucier de l’horreur incontrôlable que cela amène) sans véritable raisonnement éthique, peut facilement être mis en parallèle avec l’actuelle campagne électorale de Donald Trump, le personnage ignoble et dégoûtant de Jacob Arthur Danik lui ressemblant en bien des points.

Niveau gameplay, les quelques améliorations du jeu ne sont pas visibles d’entrée, le menu étant pour ma part bien moins pratique que par le passé, même si plus interactif que jamais (surtout pour les constructions d’armes et la gestion de l’inventaire). C’est juste que l’utilité de construire sans cesse de nouvelles armes finit par annuler de précédentes créations qui s’avéraient autrement plus utiles. Le côté RPG du jeu est en soi l’une des grandes faiblesses de Dead Space 3, car l’on perd beaucoup trop de temps à chercher à créer la meilleure arme alors que parfois, la combinaison la plus simple s’avère la plus pratique et efficace à utiliser. En résumé, ce ne sont pas les armes les plus puissantes qui sont les plus utiles, c’est leur utilisation en situation, leur rapidité à recharger et à s’alterner. Une fois que l’on trouve la bonne combinaison, il vaut mieux s’y tenir par la suite, à quelques exceptions près.

Pour ce qui est des ennemis, il serait vain d’énumérer ici toutes les horreurs qui vont se dresser sur la route d’Isaac. On notera simplement la présence nombreuse de véritables boss dignes de ce nom (des crabes gigantesques et autres léviathans cauchemardesques répartis ici et là de l’aventure), ainsi que le retour du Necromorphe (ils sont plusieurs cette fois) se régénérant continuellement et ne pouvant donc pas mourir. A l’image du Nemesis de Resident Evil, ces horribles créatures immortelles causeront bien des sueurs froides à chacune de leurs apparitions. Ne pouvant qu’être momentanément repoussées, on finira par adopter la technique de l’esquive afin d’économiser de précieuses munitions, se contenant d’utiliser le système de stase pour les freezer quelques précieuses secondes.

Comme toujours, mille saloperies (ferraille, bouteilles et conneries en tout genres) à récupérer aux quatre coins des tableaux qui vous feront perdre des heures au final, tout ça pour upgrader les armures d’Isaac ou simplement acheter des munitions, ces dernières grandement utiles tout le long du jeu, surtout quand on en sera réduit à les économiser pour espérer avancer.

On remarquera également que Dead Space 3 nous fait jouer un peu plus avec les pouvoirs d’Isaac, certains passages (principalement en mode escalade ou descente en rappel) demandant une certaine dextérité et une maîtrise de l’espace, ainsi que de la stase qui permet de stopper et de ralentir momentanément ennemis, chutes de rochers et éléments du décor divers.

A la différence des précédents opus, Dead Space 3 nous gratifie ici d’une véritable progression finale, Isaac se retrouvant dans un environnement extra-terrestre absolument fascinant, en apprenant beaucoup en peu de temps sur cette civilisation millénaire à l’origine du Monolithe qui a causé sa perte, tout en explorant une architecture grandiose qui ne cesse de se décliner jusqu’à la fin de sa progression digne des plus grandes aventures archéléologistes.

Quand au final (le Mythe de Cthulhu de Howard Phillips Lovecraft revisité par un Mike Mignola sous acide) avec le monde qui disparaît littéralement derrière les pas de Isaac (et ce dernier avec quand on ne fait pas gaffe à ses arrières), son climax épique atteint des sommets inégalés d’émotions, entre rédemption et fatalité d’une aventure épique qui ne pouvait de toute façon pas terminer en happy end. On peut d’ailleurs affirmer que jamais aucun film live n’arrivera à égaler la puissance émotionnelle de la saga Dead Space.

Niveau contenu additionnel, Awakened (en plus de chambouler l’histoire finale du jeu principal) nous vaut quelques belles missions dans l’espace à explorer quelques vaisseaux qui rappelleront des souvenirs aux fans de Doom 3. Surtout, Awakened se pose en véritable épilogue de Dead Space 3, en rajoutant une couche avec son cliffhanger final.

En conclusion, si ce chapitre final (pour l’instant du moins) s’avère au final plus orienté action que horreur (de par toutes les actions à exécuter en cours de jeu), il n’en demeure pas moins un nouveau voyage aux enfers pour Isaac Clarke, probablement le plus dantesque de tous.

Et au risque de me répéter, à l’heure du online et du multi-joueurs, la franchise Dead Space est une franchise qui se vit seule de bout en bout (du moins la première fois). Y jouer à plusieurs pour espérer en tirer de la joie, ainsi qu’une forme de divertissement ludique, relève presque du manque de respect par rapport aux efforts effectués par Visceral Games afin de nous terroriser.

Pour ma part, j’ai entendu bien trop de hardcore-gamers hilares citer Dead Space avec enthousiasme alors qu’ils auraient dû en parler avec effroi et respect. Dead Space 3 n’est pas un jeu qui se joue en une semaine avant d’enchaîner sur un GTA ou un Fifa. Dead Space 3 est un jeu qui se vit sur plusieurs semaines et qui, une fois terminé, vous empêche de penser à autre chose. Inégalable à ce jour.

http://www2.ea.com/dead-space-3

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