AJIN: DEMI HUMAN, SAISON 1

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Seinen manga (pour garçons) de Gamon Sakurai publié en 2012 par l’éditeur Kodansha, Ajin: Semi-humain a d’abord été adapté en trois films anime, puis en série, via Polygon Pictures (Tron: Uprising, ). Une première saison de 13 épisodes de 24 minutes est depuis sortie (suivie d’une seconde qui est actuellement diffusée au Japon depuis octobre).

Se passant dans le Japon contemporain, l’histoire raconte le destin contrarié du jeune et timide Kei Nagai, ce dernier se faisant violemment (et très salement) écraser par un camion et ressortissant indemne sous les regards terrifiés de ses camarades, de la foule, ainsi que du conducteur du véhicule. Découvrant bien malgré lui sa véritable nature, Kei doit se résigner tant bien que mal au fait qu’il est un Ajin, un être immortel considéré par l’humanité (au fait de leur existence) comme une monstruosité honteuse et terrifiante. Société japonaise oblige, l’Ajin se doit d’être montré du doigt, rejeté, mis à l’écart comme un pestiféré et chassé si besoin est. Encore sous le choc de cette révélation, le pauvre Kei ne peut compter que sur l’amitié indéfectible de Kaito, son meilleur ami. Une amitié qui sera précieuse pour le jeune immortel, son nouveau statut en faisant une cible de choix pour les scientifiques, désireux de le disséquer pour faire avancer la recherche.

Réalisé pratiquement par la même équipe que les films anime, la série, bien que très bien animée et écrite, souffre des mêmes problèmes que le manga original, à savoir une certaine froideur (celle du personnage principal pour commencer) qui peine à nous faire nous sentir concernés par tout ce qui arrive à Kei. Sa représentation, que ce soit avant ou après l’accident le révélant Ajin, n’ayant finalement que peu d’intérêt, tout comme ce qui se passe autour de lui. Que ce soit son entourage proche ou les personnes qui s’intéressent à son statut d’immortel, ce ne sont qu’informations et machinations pratiquement incolores qui nous passent devant les yeux et les oreilles.

Pourtant, le design de l’anime est plutôt réussi, entre cel shading, tonalités ternes et images de synthèse en 3D fort soignées, Polygon Pictures ne démérite pas: Malgré tout, ce qui fonctionnait plutôt bien dans Ghost In The Shell: Innocence (de Mamoru Oshii) ou encore The Sky Crawlers (d’après l’adaptation manga de Kenji Tsuruta ) laisse un peu de marbre ici. Et avec Blame! (de Tsutomu Nihei) qui sort en 2017, on peut sérieusement avoir des doutes sur cette approche quelque peu austère et déshumanisée de la science-fiction, surtout si l’on s’est déjà tapé la série Knights of Sidonia qui souffre du même traitement.

Après, c’est un point de vue qui m’est très personnel et il est très possible que je sois simplement allergique à ce design et cette manière quelque peu monocorde de raconter des histoires. Quelques connaissances aiment beaucoup les titres cités plus haut et se pissent dessus en attendant Blame! l’année prochaine. Chacun son trip au final mais, en ce qui me concerne, je n’ai même pas réussi à arriver à la fin de cette première saison, écrivant cette chronique en tentant encore d’y trouver un tant soit peu d’intérêt.

http://www.ajin.net/

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