SAMURAI CHAMPLOO DE SHIN’ICHIRO WATANABE

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A l’époque où j’ai vu pour la première fois la série de Shin’Ichiro Watanabe, je ne chroniquais pas encore de fictions de quelque sorte que ce soit, n’écrivant que sur ce qui avait trait à la musique en général. M’étant refait les 26 épisodes récemment, j’en profite donc pour écrire ce petit article afin de témoigner enfin de tout l’amour que j’ai pour elle et ses trois protagonistes principaux.

Diffusé sur Fuji TV en 2004, Samurai Champloo fait suite, en terme de filmographie, à Cowboy Bepop, première série de Watanabe et succès planétaire, autant commercialement qu’artistiquement.

Se passant dans une version alternative de l’ère Edo (1600-1868), Samurai Champloo raconte les tribulation en mode Chanbara d’une fille et deux garçons à la recherche d’un mystérieux samouraï sentant le tournesol. Se prénommant Fuu, la demoiselle était serveuse dans une taverne ou se sont affrontés ses futurs camarades, Mugen et Jin, deux individus dont le destructeur conflit dans la dite taverne lui aura fait perdre son emploi. Désireux de s’amender (mais ayant surtout perdus un pari face à Fuu), les deux ennemis l’aident à échapper au magistrat local et acceptent de la suivre dans sa quête farfelue, ne se doutant pas que cette dernière va leur valoir d’être poursuivis à travers tout le pays par de dangereux individus obéissant à une autorité toute puissance, celle de l’état (après 12 ans, si vous ne le savez pas encore, c’est que vous n’aviez pas vraiment envie de regarder cette série).

Si l’histoire générale n’est pas forcément des plus originales (en gros, c’est un road-movie en épisodes), Samurai Champloo est surtout inoubliable pour ses personnages principaux et pour les nombreux anachronismes volontaires qui l’émaillent.

D’abord, il y a Fuu, une ravissante jeune femme qui a gardé passablement de traits de l’enfance et dont la relation entre ses deux nouveaux amis semble toujours un peu floue, semblant autant attirée par eux-deux que par l’utilité qu’ils représentent pour sa mission.

Ensuite, il y a Mugen, un ancien pirate de la pire espèce en quête d’expiation pour ses crimes passés, devenu vagabond presque par obligation morale, sa culpabilité semblant aussi grande que sa vie est devenue misérable, ce qui ne n’empêche pas d’avoir la langue bien pendue et de se comporter comme un véritable connard avec Fuu et Jin, les deux personnes auxquelles il tient le plus au monde.

Quand à Jin, c’est un samouraï devenu ronin (sans maître) cachant une sensibilité à fleur de peau, ainsi qu’un sens extrême de l’honneur, derrière ses lunettes et son air impassible. Il est un peu le grand frère protecteur de la bande, même si Mugen s’avère également un combattant redoutable.

Ensemble, ils vont vivre des aventures mémorables, remplies d’humour et de larmes, comme c’est souvent le  cas dans l’animation japonaise, donnant lieu à quelques épisodes de très haut niveau entre d’autres plus secondaires.

Après le jazz et le blues de Cowboy Bepop, c’est ici le hip-hop et la culture rap (human beatbox, battles, etc.) qui agrémentent les tribulations de nos trois héros, ces derniers se retrouvant dans des situations complètement surréalistes (des manches de sabres servant de micros!), contrebalançant radicalement avec d’autres moments plus sérieux, quand ils ne sont pas complètement glauques.

Car c’est l’une des forces de Shin’Ichiro Watanabe (créateur, réalisateur et co-scénariste de la série), savoir mélanger la comédie la plus légère au drame le plus noir. En cela, quelques-unes de ses histoires valent toutes les louanges, que ce soit l’histoire d’amour impossible entre Jin et une prostituée payant les dettes de son ignoble mari ou les sombres révélations sur le passé de Mugen, il n’y a pratiquement rien qui ne nous est épargné de la psychologie de ces trois-là.

Les derniers épisodes avec la résolution du mystère du samouraï sentant le tournesol sont d’ailleurs assez rudes par rapport à la tonalité générale de la série, même si cette dernière nous préparait gentiment à un final épique et sanglant.

Bénéficiant d’une animation soignée et d’idées visuelles innovantes (encore aujourd’hui), Samurai Champloo demeure une série fabuleuse, pratiquement au même niveau que Cowboy Bebop, sa patine historique souffrant plus d’anachronismes volontaires et du fait que tout le monde n’aime pas le hip-hop.

http://www.samuraichamploo.com/

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