DEAD SPACE SUR PS3

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2008, une grande année pour l’horreur avec ce Dead Space, premier du nom. Edité par Electronic Arts et développé par Visceral Games, Dead Space est avant tout la création de Glen Schofield (Akuji The Heartless, Blood Omen 2: Legacy of Kain) et du musicien Jason Graves, ce dernier étant pour beaucoup dans les ambiances traumatisantes du jeu.

Survival horror en forme de TPS, Dead Space suit en 2508 le destin incertain de l’ingénieur Isaac Clarke, confronté à ses semblables transformés en nécromorphes à bord du brise-surface (nom des vaisseaux d’exploitations spatiale) USG Ishimura. Censé rétablir le système de communication de ce dernier, Isaac (hommage à Isaac Asimov et Arthur C. Clarke) va se retrouver entraîné dans un véritable cauchemar éveillé, devant affronter un virus virulent transformant les cadavres en créatures aussi monstrueuses que mortelles.

Vêtu d’une combinaison spatiale (avec de nombreuses variantes upgradables) et d’un arsenal modulable grâce à toutes sortes de matières premières à récolter (et à utiliser-assembler sur des établis dispatchés ici et là), Isaac pourra continuer sa progression périlleuse pour espérer s’échapper du USG Ishimura en vie et retrouver Nicole, la femme qu’il aime. Dans l’intervalle, il finira un nombre incalculable de fois très très mal, décapité, démembré, coupé en deux ou carrément dévoré, selon la grosseur des bébêtes rencontrées en chemin.

Disposant d’un scénario ambitieux (toute la mythologie du Monolithe se découvre comme une oeuvre biblique oubliée sublimée par un génie dément) et parfaitement flippant, empruntant autant aux grands noms de la littérature de science-fiction qu’au cinéma le plus visionnaire, Dead Space époustoufle toujours après toutes ces années par sa prise en main immédiate, sa jouabilité prodigieuse et sa beauté plastique fulgurante.

Difficile de trouver de véritables défauts dans ce jeu, les objectifs sont clairement montrés, tout comme les diverses options qui s’affichent par un menu en hologramme, sans que le jeu ne se mette en pause (ce qui peut être encore plus stressant selon la situation). S’il fallait vraiment pointer du doigt un inconvénient majeur dans Dead Space, ce serait que par sa nature hardcore, il disqualifie passablement de gamers d’entrée de jeu. En effet, si l’on ne réussit pas à survivre nerveusement à sa première heure de jeu, il ne vaut mieux pas poursuivre, car ce ne serait que pour s’enfoncer dans l’horreur la plus viscérale jamais crée par un jeu. D’autant qu’il faudra viser juste lors des attaques pour limiter d’en rajouter dans le gore le plus craspec.

Au cours de Dead Space, Isaac ne sera pas seulement cantonné aux espaces morbides du USG Ishimura, il visitera d’autres vaisseaux et lieux, tel le Valor ou encore la colonie Aegis VII où se trouve l’éventuelle résolution de son périple. Il aura l’occasion de goûter aux joies et désagréments de l’apesanteur à de nombreuses reprises, devant traverser des salles sans gravité ou carrément sortir dans l’espace pour diverses raisons. Niveau immensité de jeu, malgré quelques effets faciles et d’obligatoires allers-retours, Dead Space se pose là.

En cours de route, notre héros malgré lui croisera passablement d’humains, amis et ennemis, ainsi qu’une kyrielle de nécromorphes meurtriers allant du simple gêneur à l’invincible machine à broyer et découper en tranches. Véritable déclaration d’amour aux monstruosités de The Thing de John Carpenter (et plus précisément au travail du génial Rob Bottin), les créatures de Dead Space sont franchement les choses les plus horribles qui soient dans le domaine du jeu vidéo, dépassant de loin tout ce qui a pu sortir de Resident Evil et autres Silent Hill. C’était d’ailleurs l’une des volontés de Glen Schofield que de créer un monument de l’horreur sans précédent. De ce point de vue, on peut décemment décréter que lui et son équipe ont réussi leur pari haut la main.

Je me dois de faire un aparté sur le travail d’atmosphère de Jason Graves (assisté de Rod Abernethy). Dans sa globalité, Dead Space se parcourt comme un véritable film d’angoisse ultime, la progression d’Isaac étant constamment accompagnée par des ambiances à rendre claustrophobe le plus blasé des joueurs. Et même quand la musique se fait plus discrète, à la limite du silence, c’est pour mieux nous balancer des effets sonores encore plus angoissants, des échos, de lointaines complaintes, des hurlements au loin, voir la coque du vaisseau semblant se disloquer comme du bois en train de travailler. S’il fallait investir dans un casque de jeu, Dead Space en serait la principale raison, tant le génial habillage musical de Graves et Abernethy en fait une référence incontournable du genre.

Pour ce qui est de ce premier Dead Space, y ayant joué il y a déjà quelques années, j’en parle de mémoire (ayant terminé le 3 très récemment), m’en souvenant comme du jeu le plus effrayant auquel j’ai pu jouer. Il est d’ailleurs amusant d’apprendre qu’à cause de son jusqu’au-boutisme dans l’horreur, le jeu a été interdit en Allemagne, en Chine et au Japon, rien que ça.

Suite au succès critique et commercial du jeu, une préquelle, nommée Extraction, sera commercialisée sur Wii; il s’agit d’un rail-shooter se passant quelques semaines avant l’aventure d’Isaac et expliquant un peu mieux les révélations du premier Dead Space. Un film d’animation, Downfall, verra également le jour dans la foulée.

http://www.ea.com/deadspace

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