THE GET DOWN, SAISON 1 (première partie)

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Quand un réalisateur du panache de Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Australia, Romeo+ Juliet) se lance dans une série télévisée pour raconter tout un pan de l’histoire musicale et culturelle américaine, l’on peut s’attendre à quelque chose de grandiose et unique. The Get Down est exactement ça et plus encore, surtout avec dix millions de dollar par épisode.

Se passant à New York (plus précisément dans le sud du Bronx) à la fin des années 70, The Get Down raconte cette période trouble entre la fin du disco et la naissance du hip-hop, entre bandes rivales, héros du graffiti et djs légendaires, le tout sur fond de crise du logement et projets immobiliers utopiques.

Il aura fallu plus d’une décennie à Baz Luhrmann pour concevoir The Get Down de a à z, recréant cette mythique ville de New York au bord de la faillite, tandis que le disco lutait contre l’avènement du hip-hop et que le punk-rock pointait le bout de son nez, envahissant les scènes de la grande pomme comme le Studio 54, le CBGB ou encore la scène artistique de SoHo.

Mettant en scène nombre de personnages et d’événements en simultané, The Get Down se focalise principalement sur une bande de jeunes garçons dont le membre le plus emblématique se nomme Ezekiel Figuero (la révélation Justice Smith), que tout le monde appelle Zeke. Adolescent solitaire et taciturne, Zeke déborde également d’ambition et de talent, s’avérant un parolier et un musicien accompli, ainsi qu’un freestiler de premier plan. Avec ses amis, les frères Kipling (Dizzee, Ra-Ra et Boo-Boo), il fait brutalement connaissance avec le légendaire Shaolin Fantastic (Shameik Moore, également prodigieux de coolitude), ce dernier devenant le cinquième membre de leur bande.

Mylene Cruz (incandescente Herizen F. Guardiola), l’amour de Zeke, est quand à elle une chanteuse d’exception qui rêve de devenir une star du disco,  une idée que partage très difficilement son prêcheur de père, incarné par le génial Giancarlo Esposito (Gus Fring dans Breaking Bad).

Impossible de ne pas mentionner l’extraordinaire acteur caméléon Jimmy Smits (Dexter, NYPD Blue, Sons of Anarchy, Star Wars prequel trilogy) qui joue ici un politicien de la rue et promoteur immobilier fantasque dont le rêve fou est de transformer le Bronx en un véritable espace communautaire et social. Totalement déchaîné dans son rôle d’homme du peuple, Smiths est néanmoins surclassé par la performance de Kevin Corrigan, ce dernier crevant l’écran dans le rôle de Jackie Moreno, un producteur de disques has-been et junkie. Une addiction qui va s’avérer des plus problématiques avec l’arrivée de Mylène Cruz dans sa vie, cette dernière représentant peut-être le salut dont il aurait tant besoin.

Je m’arrête avec Mamoudou Athie qui ne joue ni plus ni moins que le légendaire Grandmaster Flash, l’un des pères fondateurs du hip-hop et détenteur de tous les secrets du get down (issu de la science de pouvoir mixer deux disques en simultané pour en extraire des boucles musicales susceptibles de faire danser la foule). Autant vous prévenir tout de suite, son interprétation ne vous donnera qu’une envie: celle de lire la biographie du véritable Grandmaster Flash afin de vérifier si tout ce qui se passe dans la série est réellement arrivé, même de manière détournée! Parce que si, ne serait-ce que la moitié de tout cela était vraie, ce serait déjà génial.

J’en oublie bien sûr quelques-uns, mais ce qui est sensationnel avec The Get Down, c’est que tous ces personnages se croisent, se ratent ou se trouvent dans les rues du Bronx, cherchant la reconnaissance, l’amour ou simplement une solution à leur vie. Tout ces petits drames donnent parfois lieu à des joutes verbales épiques, ainsi qu’à de pur moments de musique (joujou de Baz Luhrmann oblige), le tout dans une respect et une reconstitution de la vérité historique qui font presque peur, justifiant (tant au niveau des décors que des costumes et des coiffures) les sommes folles investies dans la série. New York dans les seventies comme si vous y étiez en somme.

En attendant les six derniers épisodes (on l’espère avant 2017), je ne peux que vous conseiller de vous pencher sur cette fabuleuse fable urbaine racontée, comme il se doit en Amérique, par un étranger, ce dernier venant même de l’autre bout de son hémisphère.

http://www.grandmasterflash.com

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