E.T. THE EXTRA-TERRESTRIAL DE STEVEN SPIELBERG

Résultat de recherche d'images pour "et the extraterrestrial movie poster"

1982, une année qui fait rêver bien des personnes nées après. Pour moi, elle est surtout synonyme des onze mois que j’ai du attendre avant de pouvoir fêter mes dix ans. Et puis, il y a ce film de Steven Spielberg, que j’ai été voir un samedi après-midi dans le cinéma de ma petite ville, avant de reprendre mon BMX (oui, j’étais un de ces gosses) pour aller au stade de foot voir l’équipe locale jouer.

E.T. The Extra-Terrestrial, donc. On a tout dit, tout écrit sur ce film, pierre angulaire des années 80, film emblématique pour toute une génération de gosses. Même le jeu vidéo sortit par Atari (pour la 2600) a réussi à devenir légendaire (par sa médiocrité, des milliers de cartouches invendues ayant été enterrées dans une décharge du Nouveau-Mexique) ! Surtout, je me souviens d’un véritable phénomène de société, autant dans les médias que dans les magasins et les kiosques de mon pays. Entre les couvertures de magazines, les posters et articles scolaires, les peluches et autres jouets douteux, je ne compte plus le nombre d’objets sur lesquels j’ai pu retrouver le gentil extra-terrestre. La notion de copyright étant déjà flou à l’époque (mais pas pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui), on a même vu des chansons et des spectacles inspirés par E.T., souvent très éloignés de l’oeuvre originale et pourtant vendus comme tels. Mais je digresse.

Un bref résumé de l’histoire, même si tout le monde (ou presque) la connait. On suit la vie du jeune Elliott (Henry Thomas), un enfant solitaire vivant avec sa mère, sa petite sœur et son grand frère et devenant ami avec un extra-terrestre abandonné sur Terre par les siens pour s’être aventuré trop loin dans les bois. Se découvrant jour après jour, tout en tentant de communiquer l’un avec l’autre, l’enfant et l’extra-terrestre développent une symbiose aussi étonnante qu’inquiétante. Alors que la fête d’Halloween se profile à l’horizon, et que de mystérieux individus fouillent les environs avec des moyens considérables, l’extra-terrestre, rebaptisé E.T. a réuni tout un bric-à-brac domestique pour confectionner une machine capable de communiquer avec son vaisseau, que l’on suppose en orbite spatial autour de la Terre. Comme on le sait, tout ne va pas se passer aussi facilement, bien au contraire, le film tombant, de manière totalement inattendue et brutale, dans un drame cathartique inédit jusqu’alors au cinéma.

C’est d’ailleurs l’une des grandes forces du film de Spielberg que d’oser aller dans une direction aussi radicale, surtout en 1982. Passablement de jeunes personnes dans le public de l’époque auront été choquées, tout comme je l’ai été, par cette bonne vingtaine de minutes interminables pendant lesquelles tout espoir semblait avoir disparu pour Elliott et son ami extra-terrestre.

D’une certaine manière, Spielberg nous a permit de grandir. Il l’avait déjà fait avec Jaws mais indirectement, les enfants et les ados étant secondaires dans le film. Dans E.T. les enfants sont les héros. Il y a d’abord Elliott (avec une interprétation historique et sans suite de Henry Thomas, même s’il a poursuivit sa carrière), le garçon dans lequel toute une génération s’est projeté. Il y a ensuite Michael, (Robert MacNaughton, carrière également sans suite), un exemple rare de grand frère cool comme il en existe peu. Et puis il y a la petite sœur, Gertie (Drew Barrymore, la seule, l’unique), d’abord effrayée, puis totalement acquise à aider cet étrange visiteur égaré dans sa maison. Et je n’oublie pas le gang des BMX (K.C. Martel, Sean Frye et C. Thomas Howell, ouais, le héros de The Hitcher), parce que sans eux, eh ben, vous auriez jamais eu Stranger Things. Jamais!

Je pourrais parler des adultes du film, de Mary la mère séparée de son connard de mari et superbement interprétée par Dee Wallace (Cujo, The Howling, The Hills Have Eyes et quelques autres classiques de l’époque), de Keys, le mystérieux agent gouvernemental joué par Peter Coyote (une carrière longue comme le bras mais j’avais oublié qu’il jouait dans E.T.!), mais je crois que Spielberg les as mis volontairement en retrait pour privilégier les enfants. Et ça, c’est beau.

Je ne sais plus combien de fois j’ai revu E.T. depuis 1982, pas souvent en tout cas, c’est une certitude. Il y a bien eu les rediffusions télévisées, mais en ce qui concerne E.T., elles ont été tardives et, à un moment de ma vie, j’ai probablement arrêté de les regarder, avant de plomber ma télévision pour utiliser Youtube et Netflix via ma Playstation 3 à la place.

Et puis le dvd du film est arrivé cette année à la maison, un peu par accident d’ailleurs (la mort d’un parent et des tonnes de dvds en héritage). L’édition anniversaire de 2002 en plus, avec les rajouts numériques de Spielberg, visiblement en mode George Lucas. Je n’arrive toujours pas à comprendre cette envie de corriger une oeuvre vingt ans plus tard, ça me dépasse complètement. Le film original était parfait comme il était, le monde entier l’avait accepté ainsi, il n’y avait véritablement aucune raison (si ce n’est égocentrique mais je pense surtout commerciale) à rendre E.T. plus fluide et mobile. Les quelques scènes modifiées sont tellement choquantes de modernité qu’elles détruisent toute la dynamique de l’époque, nuisant énormément à la cohérence de l’ensemble. Heureusement, Spielberg a eu la main moins lourde que ce fou de Lucas.

Il va donc me falloir trouver une version non retouchée de E.T. à l’occasion (j’ai dit la même chose pour Star Wars il y a dix ans et j’ai toujours mes affreuses versions retouchées…), parce que là, c’est vraiment d’un souvenir précieux de mon enfance dont il est question.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s