GHINZU, LIVE AU FOR NOISE, PULLY

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Il est minuit passé quand les belges de Ghinzu arrivent sur la scène principale du For Noise Festival (ils étaient venus en 2009), clôturant sa vingtième et finale édition.

Arrivant à la suite de ses acolytes, John Stargasm débarque tout tranquille , une bière à la main(la première d’une longue liste), avant de s’installer devant son piano pour démarrer avec le dramatique  »Face », donnant d’entrée le ton de ce qui va suivre. C’est qu’il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis l’époque où Ghinzu n’était qu’un énième outsider du rock européen. Aujourd’hui, ces gars sont pratiquement devenus les patrons s’il n’y avait pas toujours dEUS au sommet.

Ne laissant pas la pression retomber, le groupe nous assène un  »Cold Love » assassin dont certaines parties sont reprises en chœur par le public déjà bien chaud. Autre single bien connu,  »Take it Easy » aurait pu faire retomber l’ambiance, mais l’interprétation bien rock’n’roll des belges évite l’écueil de la ballade sympa, le final s’avérant des plus explosifs.  »Barbe Bleu » enfonce encore le clou un peu plus profondément, signifiant bien que ce soir, Ghinzu ne s’est pas déplacé pour faire de la figuration mais bien pour réduire nos tympans en miettes.

Cette impression sera mise en pratique par la prise de parole de son charismatique frontman, ce dernier, toujours une bière à la main (la troisième depuis le début du set), s’avançant au bord de la scène pour parler au public, lui disant plus ou moins ceci: – Il parait que c’est la dernière édition du For Noise… Dommage. Autant finir par un bon concert! Bon, on commence?!

Assénant des titres mortels comme  »Dragon » ou le cataclysmique  »The Dragster Wave », le groupe carbure comme jamais. Que ce soit leur génie de guitariste Greg Remy, leur très impliqué guitariste rythmique Jean Montevideo, leur bassiste stoïque Mika  »Nagazaki » Hasson ou encore leur foudroyant batteur Antoine Michel, il se dégage de l’ensemble une cohésion parfaite, tout comme leur puissance de feu. En atteste un titre comme  »21st Century Crooners ».

Je me dois ici de faire un aparté sur John Stargasm car ce mec me sidère sur bien des points. Déjà, sa fascinante capacité à stocker l’alcool (j’ai arrêté de compter les bouteilles à un moment) qui ne semble avoir aucune incidence sur sa capacité à jouer du piano comme le virtuose qu’il est. Et ensuite le véritable enfer qu’ai a fait subir au pauvre gars qui était en charge des micros. Entre les deux morceaux précédents et  »Mirror Mirror », il ne s’est pas passé trente secondes sans que le malheureux ne doive intervenir autour de Stargasm pour, soit lui remettre son pied de micro (et ce dernier) en place, soit relever son tabouret de piano. Le tout sous le regard incrédule et finalement hilare d’une partie du premier rang dont je faisais partie. On se serait cru dans un vieux Charlie Chaplin! Stargasm, caché derrière ses lunettes noires, ne semblait rien préméditer, se contentant de balancer son matos au loin sous le coup de l’ambiance du morceau. La poignée de morceaux jouée à ce moment étant particulièrement puissante (à l’image de  »Dream Maker »), on peut imaginer l’enfer que ça à été pour le roadie. Le climax de ce très divertissant et innatendu spectacle aura été le moment où Stargasm se sera levé avec son micro avec fil, se baladant sur scène en accrochant, dans l’ordre, son piano, le pied de micro et Greg Remy, ce dernier s’en sortant magistralement en exécutant une cascade de son cru. J’ai cru un moment à un bizutage sadique, mais le câlin spontané donné par Stargasm à son homme à tout faire m’aura juste persuadé que le chanteur est juste à fond, comme le prouvera son pétage de plomb un peu plus tard quand il n’aura plus de retours dans ses écouteurs, l’obligeant à chanter sans filet.

Après autant d’awesomness, le tube européen  »Do You Read Me » sembla à peine plus impressionnant que ce à quoi nous avions déjà assisté, nous confortant dans l’idée que Ghinzu était vraiment un excellent choix pour mettre un terme à ce festival.

Terminant leur set avec le noisy  »Mine », la ballade  »Jet Sex » et, last but not least, le technoïde et apocalyptique  »Cockpit Inferno », les bruxellois finissent de nous enterrer avec le festival. Les lumières se rallument sous les vivas du public en délire. Le For Noise est mort, vive Ghinzu!

http://www.ghinzu.com/

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