CHELSEA WOLFE  »THE GRIME AND THE GLOW »

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Après avoir commencé par la fin de la discographie de Chelsea Wolfe (le foudroyant  »Abyss » de 2015), il semblait logique de poursuivre avec son début. Même si ce n’est pas totalement vrai, l’artiste américaine ayant commit trois albums ultra-confidentiels (le premier jamais sortit, le second en tirage réduit puis une seconde fois en auto production) avant sa première véritable sortie officielle.

Publié fin décembre 2010,  »The Grime and the Glow » marque une certaine rupture avec la musique folk et low-fi de ses jeunes années, sans oublier que l’album bénéficie de la collaboration de plusieurs musiciens et intervenants, tels que Ben Chisholm, toujours avec elle aujourd’hui. C’est également le résultat d’une tournée commune commencée à l’été 2009 et qui sera passée par des cathédrales, des sous-sols, des abris anti-atomiques et autres squats, histoire de voir s’il était possible de faire de la musique autrement.

Si je devais résumer ce disque à un nouveau fan, je dirai qu’il n’y a presque rien mais qu’il y a également déjà presque tout. Faussement minimaliste, l’album, enregistré sur un 8-pistes, s’avère bien plus complexe qu’au premier abord, ses ambiances tranquilles rivalisant avec des sonorités noisy qui deviendront un trademark des enregistrements futurs. Surtout, le chant de Chelsea Wolfe commence à prendre le chemin vers le côté sombre, la demoiselle semblant tout doucement sombrer dans une sorte de rêve éveillé dont elle connait si bien le secret, étant victime de la paralysie du sommeil.

De l’inaugural  »Advice & Vices » à  »Widow » en passant par le très folk ancien »Cousins of the Antichrist » ou encore le narcotique  »Half-Sleeper » et  le rythmé »Bounce House Demons », tout ici semble indiquer la nouvelle et définitive direction de la Californienne. Pour un peu, on rapprocherait presque  »The Grime and the Glow » du  »White Chalk » de P.J. Harvey, les harmonies pop en moins.

L’album demeure, en tout cas au début, un peu difficile d’écoute pour qui ne serait pas au fait de la trajectoire de l’artiste, mais il se révèle progressivement, surtout si on l’écoute de nuit. Un peu une habitude avec elle. L’ayant écouté pratiquement tous les jours depuis plus d’un mois, je dois bien avouer qu’il se révèle encore à mes oreilles aujourd’hui, prenant à chaque fois plus de signification et d’importance que la fois précédente. J’en suis désormais à un cap où il commence même à concurrencer dans mon cœur le récent  »Abyss », ce qui n’est pas rien, vous en conviendrez.

En attendant le nouvel album de Oatbreaker,  »The Grime and The Glow » demeurera la bande-son de mon automne 2016, à n’en point douter.

Chelsea Wolfe – Abyss – Teaser

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