AMERICAN GODS DE NEIL GAIMAN

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Quand j’ai acheté cette édition française (la première) de American Gods de Neil Gaiman, j’étais libraire (la plus belle période de ma vie), ce qui n’a duré que trois années. Vieux fan de comic-books, je connaissais Neil Gaiman principalement par The Sandman ou Death, ses créations pour Vertigo, le label fantastique de DC Comics. J’avais quand même lu deux de ses romans, Stardust, ainsi que Good Omens (écrit avec son ami Terry Pratchett). American Gods était donc la suite logique pour moi. Sortit en 2002 chez nous,l’édition française d’American Gods fut le fait d’Au Diable Vauvert et se présentait sous une très moche couverture d’une agence de brand journalisme, agrémentée d’un dessin de Stan et Vince (?!) J’ai dû acheter ce pavé de près de 700 pages en 2003, pensant le lire assez rapidement. Et puis ma vie a prit un tournant inattendu.

Ce n’est qu’en août 2016 que je me suis décidé à enfin lire American Gods, pressé par les premiers teasers d’une série télé à venir en 2017, ainsi que par le fait que l’une de mes meilleures amies, qui a découvert The Sandman un peu grâce à moi (il me semble), était en train de le terminer de son côté. Il aura fallu une série d’aller-retours en train pour me donner une bonne excuse de m’y mettre enfin.

Bon sang, Neil Gaiman a eu le temps d’écrire une bonne demi-douzaine de romans depuis! Sans compter ses fabuleux comics, des nouvelles en pagaille, plein de livres pour les enfants, des audio-books, des articles par centaines pour la presse et internet, ainsi que sa participation à différents films et le fait qu’il s’est marié à Amanda Palmer des Dresden Dolls!

American Gods donc. Je vais essayer d’en révéler un minimum (et ce sera de toute façon moins explicite que sur le quatrième de couverture du présent bouquin!) pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte au cas où vous ne l’auriez pas encore lu. Malgré tout: SPOILER ALERT!

Le personnage principal se nomme Ombre et se trouve en prison au début du récit. Il n’y reste pas longtemps, devant être libéré prochainement, sa peine arrivant à son terme. Il pense retrouver sa femme qui l’attend dehors et recommencer sa vie là où il l’avait laissée une poignée d’années avant. Evidemment, les choses vont se passer différemment. Je ne dirai pas comment.

Acceptant de travailler pour un mystérieux homme se faisant appeler Voyageur (pas mal d’individus se nommant par des adjectifs vont se succéder dans le récit), Ombre se retrouve garde du corps. Croisant passablement de personnages étranges qui semblent le connaître mieux que lui, Ombre va finir par accepter l’impossible, comprenant également que quelque chose de terrible est sur le point d’arriver et qu’il semble avoir lui-même un rôle à jouer là-dedans.

Alors je sais bien que le livre s’appelle American Gods, mais ce serait vraiment très bête de prétendre qu’il désamorce toutes les révélations de l’histoire. Neil Gaiman étant Neil Gaiman, il y a plus d’un élément narratif que le(a) lect(rice)eur ne verra pas arriver et il est vraiment dommage que l’accroche au dos du livre révèle autant de détails sur son contenu, comme une bande-annonce qui résumerait tout le film.

Avec American Gods, Neil Gaiman a vraiment écrit un roman à l’américaine, façon Stephen King, très peu de choses dans son écriture laissant apparaître ce style so english que l’on retrouve dans Stardust et surtout Neverwhere. Fortement documenté et assisté, l’auteur semble avoir totalement assimilé son concept de base, ce qui fait d’American Gods l’un de ses romans les plus sombres et sérieux.

Son héros, Ombre, semble tout droit sortit d’un roman noir, l’anti-héros par excellence, la fausse brute avec un cerveau et un code d’honneur, le criminel qui ne ferait pas de mal à une mouche mais qu’il ne vaut mieux pas trop tester, sous peine de le sentir passer. Si Idris Elba ne jouait pas déjà dans The Dark Tower (La Tour Sombre d’après Stephen King), on pourrait croire que c’est lui (ou en tout cas son personnage de la série Luther) et non pas Ricky Whittle (le héros de la série à venir en 2017) que nous suivons le long de ces presque 700 pages d’aventures.

Un des challenges de l’adaptation télé de 2017 sera de respecter sans dénaturer la relative sobriété du bouquin de Neil Gaiman, ce dernier ayant été assez loin dans l’anti-spectaculaire, présentant sa galeries de personnages de la manière la plus terre-à-terre possible, American Gods étant une sorte de road movie au ralenti avec un fond policier, un peu de paranormal et beaucoup de mythologie, cette dernière étant le plus souvent décrite que mise en scène. Gaiman n’a jamais été dans l’épate, espérons que les producteurs de Starz ne feront pas n’importe quoi avec ce magnifique bouquin, qui m’aura rappelé, par moments, la lecture du sublime Dead Zone de Stephen King.

 

 

http://neilgaiman.com/

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