CHELSEA WOLFE, LIVE A ROCK ALTITUDE, LE LOCLE

Deuxième et dernier concert Rock Altitude de la soirée pour notre fine équipe et retrouvailles scéniques avec l’ange noir de Roseville, Californie, notre trio l’ayant déjà vue l’automne dernier à l’Amalgame d’Yverdon. Toujours en pleine tournée pour assurer la promotion de son album  »Abyss » sortie en 2015, la musicienne était à Goteborg il y a deux jours et sera à Castellina Marittima le lendemain.

Profitant de sa venue au Locle pour rencontrer la tatoueuse genevoise, Caroline Vitelli (la rose avec des épines sur sa main droite, c’est elle), Chelsea Wolfe arrive sur scène peu avant minuit en compagnie de ses fidèles musiciens pour nous asséner de nouvelles leçons de ténèbres.

Démarrant comme de bien entendu avec  »Carrion Flowers », l’américaine nous prend d’entrée à la gorge pour ne plus nous lâcher. Le son étant particulièrement fort, je ne prend pas tout de suite état du fait que l’ingénieur du son est déjà complètement paumé, la voix de la chanteuse semblant noyée dans le mix des instruments.

 »Dragged Out » et  »After The Fall » déboulent malgré tout de plus belle pour nous clouer sur place. Qu’importe si la voix de Chelsea ressemble plus à un lointain écho qu’à une captation franche, sa force et sa conviction suffisent à ne pas gâcher le set, lui donnant même une étrange couleur hantée que ne font qu’accentuer les jeux de lumières et autres spotlights de la scène du festival.

 »Demons » accélère quelque peu la formidable lourdeur du set, avant que le désormais cultissime (merci à Game of Thrones)  »Feral Love » ne vienne enflammer nos cœurs et nos sens, nous plongeant dans une douce extase, quelque part entre dream pop et shoegazing.

Comme si notre bonheur n’était pas encore total, la mélancolique  »House of Metal » se charge de le confirmer, accompagnant un public au bord du chavirement absolu, votre serviteur et la bonne moitié de l’assemblée se balançant comme les feuilles d’un marronnier balayé par le vent à l’arrivée de l’automne.

L’interprétation de  »Iron Moon » vient momentanément me rappeler que depuis le début des hostilités, la voix de Chelsea Wolfe est affreusement en retrait, presque en sourdine, ce qu’a également remarqué l’une de mes amies. Qu’importe, la puissance du groupe est telle que cela ne prête finalement pas trop à conséquence.

Le concert se termine sur un  »Pale on Pale » qui termine de nous achever, nous laissant quelque peu hagards alors que les lumières se rallument, beaucoup trop vite une fois de plus. Décidément, même avec un ingénieur du sons aux fraises, on ne ressort pas indemne d’un concert de Chelsea Wolfe.

En sortant de là, nous sommes quelque peu intrigué(e)s par le post-rock épique et foutrement séduisant des japonais de Mono. On aimerait bien aller y jeter un coup d’œil mais nous avons de la route à faire pour rentrer chez nos foyers. Nous prenons congé de quelques amis rencontrés au festival, puis nous dirigeons en direction des bois non éclairés où se trouve notre voiture. Accompagnés par le rire extraordinaire de l’une des nôtres, nous nous enfonçons rapidement dans les ténèbres; un peu à la manière du concert de Chelsea Wolfe, maintenant que j’y repense.

Chelsea Wolfe – Abyss – Teaser

http://carolinevitelli.tumblr.com/

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