FULL HOUSE, SAISONS 1-8

Oui, je vous entends déjà vous exclamer, n’en croyant pas vos yeux en arrivant sur mon blog aujourd’hui. Vous devez vous demander, incrédules, mais que lui est-il arrivé pour vouloir écrire un article sur La Fête à la Maison?! Est-il souffrant? As-t-il perdu la tête pour de bon, vient-il de se marier ou d’avoir un bébé?! Et surtout, ne devrait-il pas être en train d’écrire sur The Witch ou un autre de ces sujets toujours un peu glauques qu’il semble privilégier??!!

La réponse, c’est que comme un raisonnable pourcentage de personnes chanceuses, je partage ma vie avec une femme merveilleuse, cultivée, lettrée, fan de musique, de cinéma et de séries télé tout comme moi. Ensemble, nous avons regardé The Monty Python Flying Circus, Sanctuary, The Walking Dead, Rome, Weeds, Dexter, mais aussi des séries que je n’aurai jamais regardé de mon fait, comme Friends, How I Met Your Mother ou encore Absolutely Fabulous, Life on Mars et surtout Doctor Who qu’elle m’a fait redécouvrir. Ce dont je lui serai pour toujours reconnaissant.

Récemment, nous avons terminé ensemble deux cycles pour le moins sombres (Twin Peaks et Penny Dreadful). Si pour ma part, je peux m’enfiler les pires horreurs visuelles à la chaîne sans sourciller, il n’en va pas de même pour ma copine. Un jour, alors qu’elle tentait de trouver une nouvelle série digne de ce nom dans le flot écœurant de propositions Netflix, elle tomba sur Full House, la série de son enfance. Et c’était partit!

Ma première réaction fut de boycoter en bloc la vision de cette sitcom, me rappelant qu’à l’époque (1989 sur Antenne 2, 1990 sur M6), j’étais déjà trop vieux pour regarder ce genre de programme avec des rires enregistrés, préférant mater Tales From The Crypt et Quantum Leap. Mais bon, ma copine étant comme moi anglophone, la VO a rapidement fait son effet, la nostalgie prenant le relais jusqu’à-ce que je baisse ma garde, retombant dans la première saison en cours de route, la plupart du temps avec mon ordinateur portable devant moi, écrivant la plupart des articles de ces trois dernières semaines.

Pour ce qui est de l’histoire, tout le monde s’en souvient vaguement, un papa veuf tente d’élever ses trois filles avec l’aide de son meilleur ami et du frère de sa femme décédée (oui, ça à l’air glauque écrit de la sorte mais ça n’est jamais développé, jamais!). L’action se passe à San Francisco dans une belle maison typique des sitcoms familiales un peu bourgeoises.

Comme pour beaucoup de séries télévisées, c’était le générique d’intro (avec son catchy  »Everywhere You Look » chanté par Jesse Frederick) qui nous vendait à chaque fois les vingt-cinq minutes suivantes, les courts prologues étant invariablement navrants et semblant même limite improvisés.

Niveau scénario et personnages, Full House a toujours été équitablement répartie, les histoires se passant la majorité du temps dans la maison et jouant massivement avec les quiproquos et autres incidents susceptibles d’arriver avec cette famille recomposée.

Constituée d’un papa poule vieux jeu (Danny Tanner), d’un rocker d’opérette (Jesse Katsopolis) et d’un comique raté (Joey Gladstone), ce trio de mâles attachants est rapidement rejoint par le seul personnage adulte véritablement doué de bon sens de la série, à savoir la future femme de Jesse (Rebecca Donaldson).

Pour ce qui est des enfants, on commencera par les deux sœurs (D.J. et Stephanie), séparées de six ans et principales dynamiques de la sitcom, leur petite sœur (Michelle) étant encore trop jeune pour être autre chose qu’un gimmick sentimental. Et je n’oublie pas la meilleure amie de D.J (Kimmy Gibbler), clown de service et poil à gratter, surtout avec les autres adultes de la série qui ne font que la tolérer.

A l’époque, je ne suivais Full House que parce que je considérais John Stamos (Jesse) comme relativement cool (son obsession avec Elvis Presley, son côté Fonzie nineties), son physique me rappelant Rick Springfield, un véritable rocker devenu… star de série télé! Je n’ai jamais pu encadrer Bob Saget et Dave Coulier et je ne peux toujours pas. Ces mecs sont nazes, cheesy et totalement ringards. Le pire, c’est que ça rejaillit sur leurs personnages et que ça fait ressortir les défauts du seul personnage un peu classe, à savoir Jesse, sa copine, tout comme son interprète, Lori Loughlin, étant en tout points parfaite et quelque peu perdue dans ce programme relativement passe-partout.

Heureusement, pour ce qui est des kids, le niveau remonte vingt-cinq ans plus tard. Si Candace Cameron et Jodie Sweetin me tapent toujours autant sur les nerfs, les talents d’actrice de la seconde, la petite peste, se révèlent dans toute leur gloire aujourd’hui. Il y a parfois du génie dans son jeu, les manigances et le tempérament de son personnage lui ayant donné des opportunités de briller bon nombre de fois. Pour ce qui est des jumelles Olsen (Mary-Kate et Ashley), leur emploi de bébé trop mignon a vraiment été un gimmick étiré jusqu’à la corde, mais le temps aidant, on finit par regarder tout ça avec un certain détachement.

Non, la révélation de Full House, c’est Andrea Barber qui est complètement à fond à chacune de ses apparitions. Totalement à la masse, saison après saison, son personnage est véritablement l’élément subversif de la sitcom. Kimmy Gibbler, c’est un peu comme si l’une des filles de Roseanne ou celle de Married With Children s’invitait dans The Cosby Show et ouvrait le frigo pour ensuite aller manger devant la télé en posant ses pieds sur la table! Qui plus est en vous trouvant une sale mine. Voilà ce que j’appelle du divertissement de qualité.

Tout le reste est bon à jeter à la poubelle. Franchement, il n’y a pas un épisode qui mérite d’être raconté, parce que même quand il se passe un truc cool, genre Stephanie qui détruit la cuisine au volant de la voiture de son père, une bonne vieille morale judeo-chrétienne vient tout remettre en ordre. L’épisode sur l’anorexie de D.J. par exemple, est encore plus ridicule car sans véritable conclusion et ce malgré un début prometteur. Ce ne sont que certains moments ici et là qui flirtent avec le génie (Jesse chantant déguisé en Las Vegas Elvis, Michelle se dédoublant) et permettent de garder une certaine attention sur l’ensemble.

Il y a bien eu une tentative de rendre Full House plus sérieux, mais cela n’a duré qu’une poignée d’épisodes, le public de l’époque refusant cette proposition en boycottant le show.

Comme on en est au milieu de la saison 6 (il y en a 8), ce que je regarde en ce moment m’est totalement inconnu (j’étais également absent aux rediffusions) et c’est vraiment grâce aux performances de Jodie Sweetin et Andrea Barber (John Stamos étant quelque peu aux fraises depuis le mariage de son personnage) que Full House continue à vaguement retenir mon attention quand je suis sur mon ordi. On va donc continuer l’expérience encore quelques jours, car vu notre cadence soutenue (il n’y a parfois personne devant la télévision!), on devrait vite arriver à la fin des ces… 192 épisodes!!!

Have Mercy.

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